Une maison hantée en Chine : 81, rue intérieure porte Chaoyang

Aujourd’hui, on commence une série d’articles intitulée « quatre demeures hantées à Pékin ».

Quatre lieux insolites qui ont marqué les esprits dans la capitale de l’empire du milieu, grâce à leurs histoires qui donnent… des frissons dans le dos.

Préparez votre doudou, mettez-vous bien à l’abri sous les couvertures, on commence tout de suite avec :

Le 81 rue intérieure porte Chaoyang (朝阳门内大街81号)

maison hantée pékin Beijing

L’habitation à ce numéro est devenue légendaire suite à une longue histoire de fantômes, renforcée par les témoignages au fil des ans, et plus récemment des films et émissions de télévision y faisant références.

Cette bâtisse, d’inspiration française, était à l’origine la résidence de Mme Zhu Derong, une catholique franco-chinoise. À l’époque d’ailleurs, le numéro de porte était le 69.

Elle était mariée à un français de 20 ans son ainé, ingénieur dans la société de chemins de fer de Ping-Han.

C’est à l’occasion de leur dixième anniversaire de mariage qu’ils construisirent la propriété.

De tout cela, c’est le côté catholique qu’il faudra retenir. Car si les récits varient, tous s’accordent à dire qu’elle resta ensuite propriété de différentes églises catholiques chinoise au fil des années.

Église et fantômes, on est sur une bonne base…

La légende raconte ensuite qu’un officier de l’armée républicaine vécu là avec sa concubine.

Il faut savoir que la propriété compte 58 pièces sur plusieurs bâtiments, le principal étant sur trois étages (en photo ci-dessus) :

Si une section servait parfois d’église, un étage était parfois utilisé en tant qu’hôpital, des bâtiments et notamment la cour étaient souvent sous-loués.

Revenons-donc à notre officier :

Arriva un jour où il quitta sa concubine. L’histoire ne dit pas si il était parti en guerre ou si il l’avait simplement délaissée.

Mais ce que l’on raconte, c’est que chaque nuit, on pouvait entendre sa concubine pleurer.

Nuit après nuit, les cris et les pleurs se répétaient, inlassablement.

L’officier en fut informé, et marqué par la nouvelle, il décida d’aller jeter un oeil et de se rendre compte de la situation par lui même.

Il arriva donc sur place un soir, et effectivement, il entendit -ce qu’il pensait être sa concubine- pleurer.

Il décida donc d’aller lui parler, et entra dans la maison…

Et c’est là que se produisit l’inattendu :

Il découvrit sa concubine morte, pendue, décédée depuis au moins trois jours…

Mais alors, quels étaient ces cris et pleurs que l’on pouvait entendre chaque soir ?

Avaient-ils été les siens, ou était-ce quelque chose d’autre qui venait hurler chaque soir dans cette maison ? Et qui aurait poussé sa concubine au suicide ?

Maison hantée à Beijing film

Ainsi naquit la légende.

En 2014 est paru le film « n.81, intérieur porte Chao » , renommé ensuite « n.81 dans la capitale » (京城81号), qui a été adapté de cette histoire. Un second opus fut ensuite publié en 2017 (n.81 dans la capitale II)

De nos jours, la bâtisse est désormais devenu une attraction où les jeunes chinois aiment se rendre pour faire des vlogs, tik-toks et autres photos.

Cette histoire, tout comme le film, sont totalement inconnus en occident.

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