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Culture chinoiseVoyager en Chine

Visite au Yuanmingyuan (圆明园, Jardin de la Clarté Parfaite), août 2013

02/09/2013 — by Cédric BEAU

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Je suis allé visiter enfin ce fameux parc à Pékin, cet été. En fait, ce n’était pas la première fois, parce que la première fois, j’étais encore bébé : ma mère m’a montré une photo où elle me donnait du lait de noix de coco à la paille parce qu’elle n’avait pas emporté de biberon et que j’avais soif ! Cette fois-ci aussi, c’était l’été, avec une chaleur assommante, plus de 40°C et un soleil de plomb. Ma mère avait emporté un parapluie à dentelles et un éventail, comme les Chinoises, et moi, bien Occidental, je souffrais sans casquette ou ventilateur. On recherchait l’ombre. Malgré ce cagnard, il y avait des foules de visiteurs, y compris des groupes avec des guides hurlant dans les mégaphones. Cependant, le parc est vaste, alors on peut aussi y trouver des coins tranquilles.

Il y a plusieurs entrées. Celle du nord-ouest permet de visiter le plus rapidement les fameuses ruines de l’ancien palais d’été. On achète un billet à plusieurs souches à l’entrée, ça coûte 25 rmb et on peut voir le parc et la section spéciale de l’ancien palais. Il y a d’abord une longue allée qui longe un petit étang rectangulaire avec des nénuphars de diverses origines (même des petits lilypads comme en Amazonie) , et on arrive à une grille où il faut passer la seconde souche du ticket pour visiter le parc des ruines des « bâtiments occidentaux » (西洋楼 Xi Yang Lou). Ensuite, l’allée longe une butte artificielle avec des arbres et des grands blocs de pierre, restes de constructions détruites. C’est agréable, mais du haut de la butte on ne voit pas grand-chose, il faut encore continuer un peu pour arriver au grand champ de ruines. En arrivant, on tombe sur le buste de Victor Hugo et un livre sculpté avec la version en anglais et en chinois du texte de sa célèbre lettre de 1861 adressée à l’Anglais Butler. Celle-ci explique tout :

Hauteville-House, 25 novembre 1861.

Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l’expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l’expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l’empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l’Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d’approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.

Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici :

Il y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s’appelait le Palais d’été. L’art a deux principes, l’Idée, qui produit l’art européen, et la Chimère, qui produit l’art oriental. Le Palais d’été était à l’art chimérique ce que le Parthénon est à l’art idéal. Tout ce que peut enfanter l’imagination d’un peuple presque extra-humain était là. Ce n’était pas, comme le Parthénon, une œuvre rare et unique ; c’était une sorte d’énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle. Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d’été. Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poëtes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d’eau et d’écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d’éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c’était là ce monument. Il avait fallu, pour le créer, le long travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l’énormité d’une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l’homme. Les artistes, les poëtes, les philosophes, connaissaient le Palais d’été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Égypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d’été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C’était une sorte d’effrayant chef-d’œuvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule comme une silhouette de la civilisation d’Asie sur l’horizon de la civilisation d’Europe.

Cette merveille a disparu.

Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d’été. L’un a pillé, l’autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu’il paraît. Une dévastation en grand du Palais d’été s’est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d’Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu’on avait fait au Parthénon, on l’a fait au Palais d’été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n’égaleraient pas ce formidable et splendide musée de l’orient. Il n’y avait pas seulement là des chefs-d’œuvre d’art, il y avait un entassement d’orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l’autre a empli ses coffres ; et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l’histoire des deux bandits.

Nous européens, nous sommes les civilisés, et pour nous les chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie.

Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.

L’empire français a empoché la moitié de cette victoire, et il étale aujourd’hui, avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été. J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.

En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate.

Telle est, monsieur, la quantité d’approbation que je donne à l’expédition de Chine.

VICTOR HUGO.

Alors, que reste-t-il en fait, maintenant ? Un vaste champ de ruines dont les pierres éparses rappellent le modèle occidental dont s’était inspiré les architectes. Car ce qui a été détruit n’est pas seulement un « songe oriental » quelconque, une n-ième reproduction des cités interdites en forme de cour carrée ou de fort retranché derrière ses murailles rouges, comme on en trouve dans d’autres cités, pas seulement une reproduction des trésors de la Chine comme le mini Potala tibétain qu’on trouve à Chengde au nord de Pékin, pas seulement une évocation des lieux magnifiques de la Chine du Sud comme le Yiheyuan (le ‘nouveau’ palais d’été) avec sa stupéfiante longue galerie couverte inspirée des jardins modèles, au bord du lac artificiel dont le nom rappelle celui de Kunming , au Yunnan, et sa petite « rue de Suzhou » derrière la butte où se dresse le temple qui surplomb le lac. Non, ce palais était un trait d’union entre l’Occident et l’Empire chinois, par la conception de ses jardins et l’architecture de son palais principal. Il avait été bâti avec l’aide des missionnaires et envoyés de France, entre autre. Et c’est ce symbole que les perfides Anglais, accompagnés d’ignorants Français, ont mis à sac, pillé et détruit.

Ironiquement, le petit labyrinthe (迷宫Mi gong) qui se trouvait près du palais a été le moins endommagé. Est-ce un signe de la difficulté qu’il y a à réconcilier les deux extrêmes de l’Eurasie ? Aujourd’hui, restauré, c’est le principal point d’attraction après la photo près des arches partiellement démolies de l’entrée du palais, qui était bordée comme à Fontainebleau d’un double escalier enserrant une fontaine où douze têtes pas très jolies d’ailleurs, en bronze, plus des gargouilles que des chefs d’œuvres, apportaient leur jet d’eau au bassin. Ces gargouilles, emportées par les pillards, font surface de temps en temps sur le marché des antiquités mondiales : elles sont devenues le symbole principal du Yuanmingyuan aujourd’hui et les Chinois s’attachent à les repérer et les récupérer. Non pas pour reconstruire le palais. C’est trop tard. Moins comme symbole de la méfiance à conserver vis-à-vis des perfides étrangers que comme symbole de la bêtise des combats qui détruit ce qui a été construit ensemble : symboles d’amitié aussi, qui si elles sont toutes récupérées un jour permettrait de mieux tirer un trait sur l’offense faite par des soudards sans éducation. La Chine n’a plus de haine vis-à-vis des Occidentaux : à quoi bon, quand les échanges montrent que cela ne sert à rien de productif ? Les Chinois vont voir les ruines, s’étonnent de leur style, s’amusent à grimper par-dessus les murets du labyrinthe pour court-circuiter la difficulté à chercher le passage en aveugle : encore un symbole.

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Le labyrinthe ; la maquette 

Il faut chercher un peu pour trouver le pavillon abritant la grande maquette du Yuanmingyuan ; il y a aussi un film qui passe en boucle, et bien entendu une boutique à souvenirs. L’entrée du pavillon est encore 10 rmb ; il y a un tarif adulte et un tarif enfant à moins de 1,20m ou étudiant sur présentation de carte (mais si on parle chinois, la déclaration suffit parfois pour annoncer un scolaire). La maquette est impressionnante : le parc faisait des centaines d’hectares (350 je crois), avec des centaines de palais petits ou grands, nichés dans la verdure parmi les lacs artificiels. Aujourd’hui c’est encore l’un des plus vastes parcs publics avec une superficie de 3,5 km2. Il est traversé du nord au sud par une grande allée qui permet d’aller de l’entrée sud jusqu’aux abords du palais en ruine : cette allée est rectiligne entre deux murs rouges, et on peut prendre un mini car électrique pour faire la distance (je n’ai pas essayé). Il y a des petites boutiques de souvenirs et des buvettes où on peut s’asseoir le long de l’allée. Mais en cette saison, mieux vaux éviter les brochettes d’agneau (problèmes de contrôles alimentaires, chaleur… la viande, plutôt non donc, là). Donc, je me suis rabattu sur les glaces, certes deux fois le tarif de mon quartier à Chaoyang, mais bien rafraîchissantes, et de qualité correcte – pas de souci d’estomac ensuite.

Pendant cette halte, je repensais à l’affaire des têtes, dont on avait beaucoup parlé au moment de la vente des biens d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé en 2009. Le rat et le lapin sont revenus à la Chine grâce au PDG du groupe français PPR ; elles ont rejoint celles qui sont visibles au petit musée Poly (en étage dans un immeuble de bureaux), près de la station de métro Dongsishitiao. Une reproduction de la fontaine avec ses ornements a été installée dans le parc près des ruines, dont l’accès est désormais protégé par des barrières pour décourager les amateurs de souvenirs, car pas mal de visiteurs continuaient à empocher jusqu’à la fin du XXe siècle des bouts de tuiles ou de pierres d’origine.

Poursuivant la promenade à l’ouest et au sud, il y a le parc, tranquille avec ses lacs, certains devenus champs de lotus dans cette saison estivale. Des bateaux permettent de naviguer, au moteur ou à la rame comme à Venise, entre ces lacs. A pied, on peut se promener dans des allées quasi désertes, derrière des murs, le long de petits canaux. Là aussi, les lotus sont présents, irradiant une lumière étrange, comme venant de l’intérieur de la corolle. Les bouddhistes l’ont mise en avant comme fleur sacrée : on comprend pourquoi en les contemplant.

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L’allée tranquille, les bateaux ; le lotus ; la libellule noire

Plus loin, au bord du lac, on trouve des cygnes noirs à bec rouge, et aussi toutes sortes d’insectes comme ces étranges libellules noires, courtes, qui alors que le soleil descend à l’horizon, s’accrochent aux longues herbes et aux roseaux du bord des étangs. C’était le signal du départ… Les groupes de visiteurs se hâtaient vers les sorties. La préposée au parking avait déjà quitté les lieux pour dîner ; les derniers automobilistes sont sortis sans payer ! Quant aux visiteurs à pied, il y avait le métro pas loin et puis comme partout à Pékin, un taxi facile à héler en « caressant l’air, paume vers le bas ».

Pierre-Emmanuel W.

Culture chinoise

Bonne année du Serpent !

10/02/2013 — by Cédric BEAU

2013 Année du Serpent

Un rapide message pour vous souhaiter une bonne année du Serpent 2013 ! Une nouvelle année démarre dans le calendrier chinois, qui je l’espère pour vous sera meilleure que 2012. Car même si l’année du Dragon fut excellente pour vous ou pour moi, il faut toujours souhaiter le meilleur, en toute circonstance ! Et si le Serpent est synonyme pour vous d’apprentissage du chinois, que cela soit perfectionnement ou initiation, que la lecture de ce blog vous soit profitable.

蛇年快乐 !

 

Culture chinoise

Profitez du Nouvel An chinois pour perfectionner votre chinois

27/01/2013 — by Cédric BEAU

Nouvel an chinoisJe vous parlais hier de la difficulté de mettre en pratique son apprentissage du chinois en France. Et j’ai complètement omis de vous parler du nouvel an chinois, qui est une magnifique occasion !

Même si, personnellement, je trouve que c’est commercial et purement artificiel, les célébrations du nouvel an chinois en France devraient vous permettre de mettre en pratique votre chinois, d’autant plus que la date (10/02) approche à grands pas. Alors, comment utiliser ces célébrations à votre avantage ?

Tout d’abord, n’hésitez pas à aller participer aux festivités qui seront surement organisées près de chez vous. Pas besoin d’habiter dans le 13e arrondissement de Paris pour fêter le nouvel an chinois avec des chinois : chaque communauté implantée en France proposera surement au minimum une petite animation. Cela devrait être pour vous l’occasion de rencontres, et de pratiquer la langue chinoise. D’expérience, les Chinois ne rechignent pas à expliquer leurs traditions liées au nouvel an. Vous devriez donc pouvoir en apprendre beaucoup. Une seule chose à faire : sortir de chez vous et aller vers l’autre. Facile non ?

De plus, les supermarchés ne manqueront pas l’occasion de proposer à leurs clients des “produits chinois”, nems en tête. Si bien souvent, un connaisseur de la Chine trouvera cela peu intéressant, un profane pourra y découvrir quelques produits intéressants et typiques de la Chine. Et encore une fois, ce conseil que je donne à chaque fois : dès que vous découvrez un produit chinois, un plat ou quelque chose qui s’y rapporte, notez son nom dans un carnet, les caractères qui le composent, et apprenez les. Vous les retiendrez d’autant plus facilement qu’ils passeront souvent sous vos yeux.

Enfin, les festivités du nouvel an chinois sont aussi l’occasion de s’initier aux arcanes de la culture chinoise. 2013 sera l’année du Serpent d’Eau. Pourquoi dès lors ne pas en profiter pour regarder de plus près l’astrologie chinoise, les différents symboles, ou encore pourquoi un calendrier lunaire toujours en vigueur en Chine ?

Même si vous n’avez pas la chance d’avoir près de chez vous une communauté chinoise dynamique et une maire ou des associations actives, il y a toujours possibilité d’apprendre quelque chose d’utile, en chinois ou sur la culture chinoise, en s’intéressant au nouvel an chinois. Soyez curieux, tout simplement !

Culture chinoise

Que font les écoliers chinois le matin ?

17/01/2013 — by Cédric BEAU

Quiconque a un jour eu l’occasion de passer de bonne heure devant une école chinoise a certainement déjà assisté au cérémoniel journalier auquel sont soumis les écoliers chinois. Étirements, gymnastique, la levée du drapeau avec l’hymne national, tout cela contribue, selon le PCC, a renforcer l’esprit de corps, de groupe et le patriotisme inhérent au communisme chinois. Cédric se propose donc de vous faire découvrir tout cela dans une nouvelle vidéo. N’hésitez pas à réagir, que cela soit ici ou sur Youtube. Bon visionnage !

 

Culture chinoise

Quelques conseils de lecture

17/12/2012 — by Cédric BEAU

Littérature chinoiseJe n’ai de cesse d’exhorter les gens à s’intéresser à la culture chinoise. Et à mon avis, le plus court moyen de s’initier à ses arcanes, c’est de lire. Aux vues de la multitude d’ouvrages ayant de près ou de loin un rapport avec la Chine, difficile de ne pas trouver chaussure à son pied. Pour vous aider dans votre recherche, voici une sélection d’ouvrages, parmi ceux qui m’ont le plus marqué dans mon parcours d’étudiant en chinois, et surtout en histoire chinoise (on ne se refait pas).

Pour commencer, je ne saurais trop vous conseiller la lecture des quatre Livres Extraordinaires (四大奇书 /  Sì dà qíshū), classiques des classiques de la littérature chinoise : Au bord de l’eau (水浒传 / Shuǐhǔ Zhuàn) ; Histoire des Trois Royaumes (三国演义 / Sānguó Yǎnyì) ; Le Voyage en Occident (西游记 / Xī Yóu Jì) ; et Le Rêve dans le Pavillon Rouge (红楼梦 / Hóng Lóu Mèng). Ces quatre ouvrages constituent l’apogée de la littérature chinoise classique, et influencent encore aujourd’hui la culture et la littérature chinoise. Mon favori reste l’Histoire des Trois Royaumes, qui est pour l’équivalent de l’Illiade pour la Chine. C’est un texte long et dense, mais qui vaut largement le temps et l’énergie déployés à sa lecture. Pour les moins courageux, une intégrale en bande-dessinée vient justement de sortir, et les retours sont plus que positifs.

Si vous souhaitez avoir une vision plus européenne de la Chine, le Devisement du Monde (le Livre des Merveilles) de Marco Polo est fait pour vous. Le récit du marchand vénitien à travers l’Empire Yuan vous offrira un dépaysement assuré. De plus, c’est un excellent moyen de découvrir au quotidien une dynastie encore trop méconnue, et souvent peu considérée.

Plus proche de nous, et d’une lecture plus aisée, je vous conseille aussi Au coeur de la Cité Interdite, de Reginald F. Johnston. Sir Johnston fut le précepteur du dernier empereur de Chine, Puyi, et il décrit dans ce livre la vie quotidienne de l’empereur, coupé du monde et des réalités de son pays, ainsi que son parcours dans les tumultes qui ont secoué la Chine dans le premier quart du XXe siècle. Un excellent pendant à ce livre est l’ouvrage autobiographique de Puyi lui-même (J’étais empereur de Chine), dans lequel celui qui fut trois fois empereur raconte sa vie, du faste de la Cité Interdite aux jardins de Pékin dont il a la garde, après un passage en camp de redressement communiste.

Si vous êtes plus intéressé par les romans, je encourage à lire les aventures du juge Ti, de Robert van Gulik, qui vous emmèneront dans la Chine des Tang vivre des aventures qu’Agatha Christie n’aurait pas renié.

Si vous avez d’autres ouvrages à conseiller à nos lecteurs, n’hésitez pas à les poster en commentaire (je reconnais volontiers mes lacunes en littérature chinoise contemporaine !).

Culture chinoiseInsolite en Chine !Les chinois aiment...Sexy Chine

Groupe de musique chinois, elle est juste trop forte…

19/11/2012 — by Cédric BEAU

Vidéo sur Youtube (abonnez vous au channel!), musique chinoise :

J’ai découvert il y a déjà un moment ce groupe : 玖月奇迹 (Jiuyue Qiji). Je peux vous dire que je suis vraiment fan. Avant j’étais vraiment pas très fort pour faire de la vidéo, et je n’avais pas de Channel YouTube. Désormais ce n’est plus le cas, et je peux donc vous montrer ce qu’est une vraie pianiste chinoise.

Elle arrive à gérer trois claviers en même temps, un fond sonore étant géré par le synthé en lui-même, et à chanter en même temps que tout cela.

Une vidéo à ne pas rater.

Musicienne chinoise sexy

Culture chinoise

Apprendre le kung-fu en Chine

18/11/2012 — by Cédric BEAU

Après cette petite anecdote plaisante sur les célibataires en Chine, je vais vous parler de quelque chose qui me tient fort à cœur, les arts martiaux…

La première fois que je suis allé à Shanghai, j’ai eu occasion de mettre en pratique mes connaissances acquises en France au sujet des arts martiaux. En effet, lorsque j’étais en France, j’ai eu l’occasion de pratiquer les arts martiaux pendant des années. J’ai appris le Tai-do et l’Aikido dans une moindre mesure.

J’étais encore jeune à l’époque, mais j’ai passé petit à petit mes différentes ceintures, et mes différents dan. J’ai commencé par apprendre des choses toutes simples, comme comment se défendre, comment me déplacer, comment m’entraîner et amortir les chocs, comment faire une roulade après une chute,… J’ai aussi appris des trucs très cool, des choses qui permettent de briser un genou en un coup de pied, ou d’enfoncer la mâchoire d’une personne dans sa tête, le genre de choses qui m’ont jamais été vraiment utiles dans la vie, mais qu’il est toujours gratifiant de connaître :)…

Je n’ai jamais été un grand sportif, mais j’ai toujours eu cet attrait pour les cultures asiatiques. Alors très naturellement, lorsque je suis allé à Shanghai pour la deuxième fois, je me suis inscrit dans un club de kung-fu (梅花拳). Et là, tout a été différent. Alors qu’auparavant je faisais une heure ou deux par semaine, en France, les entraînements de kung-fu en Chine étaient quotidiens, il me fallait tous les jours pousser mon corps à ses limites. L’entraînement était constitué de beaucoup de cardio, de renforcement musculaire, et du renforcement à la douleur.

Le renforcement à la douleur et ce qui faisait plus peur d’ailleurs, car l’exercice consiste seulement à recevoir des coups. Ou en donner. Le principe étant que à force de donner des coups et d’en recevoir, les os et les muscles subissent des petites fractures, qui se renforcent ensuite, rendant les os plus gros, et plus solides. C’est d’ailleurs comme cela que j’ai découvert que les joueurs de tennis avaient les os du bras avec lequel ils jouent fréquemment plus gros que ceux du bras avec lequel il ne jouent pas.

J’ai ainsi pu pousser mon corps a ses limites, mieux me découvrir, et je peux vous dire que dans ce genre de situation on se lie beaucoup aux membres de son groupe. Ce fut au final une formidable expérience.

Cette expérience je peux vous le dire, n’a rien à voir avec ce que l’on découvre en France. Les cours de code faut que j’ai pu vivre en France duraient une heure à deux par semaine. L’échauffement consistait simplement à faire des tours de tapis, et à sauter deux trois fois, et on apprenait qu’un seul mouvement à chaque séance. Faire du kung-fu en France, c’est comme faire du sport sans transpirer. Faire du golf en Chine, c’est transpirer de toute l’écoute de son corps, des courbatures, et cette poussée d’hormones que l’on peut ressentir jusqu’au bout des doigts…

Depuis le temps, je suis rentré en France, devenu cadre, puis professeur, puis créé mon entreprise, acheté une maison et fait un enfant. J’ai mis un petit peu toutes les choses martiales, et le sport, de côté. Mais il y a quelques mois, j’ai rencontré une personne qui m’a donné envie de m’y remettre, ceux qui me suivent de près le connaissent déjà, il s’agit de Yoni.

Il est fort peu probable que je me remette aux arts martiaux d’ici peu, mais il est certain que je vais reprendre l’entraînement, de la cardio, de la musculation. Et si les arts martiaux vous intéressent, je vous reparlerai très bientôt de Yoni, et vous présenterai comment et pourquoi vous pouvez aller apprendre le kung-fu en Chine et de manière encore plus intensive que ce que j’ai pu faire…

Kung fu en Chine

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La Chine, ça vous intéresse? (le bilan)

17/11/2012 — by Cédric BEAU

Me voilà donc bien au chaud, pour vous proposer un nouvel article : je n’avais pas vraiment d’idée sur le sujet, alors j’ai décidé de regarder un petit peu qu’elles étaient les articles qui étaient les plus lus sur mon blog. Et c’est comme ça que j’ai eu l’idée de faire un article sur les articles de mon blog (original non?)

Quels sont les sujets qui vous intéressent le plus, quelles sont les articles les plus lus, qu’est-ce que vous recherchez en venant sur ce site, et de fait qu’est-ce que je vais vous proposer pour les mois à venir… ?

Torture chinoiseAu sujet des articles qui sont les plus lus sur ce blog, pas de surprise, ce qui intéresse les visiteurs c’est généralement le drôle, le glauque, ou le sexy. Je n’ai pas trop porté mon blog sur le sexy, même si je sais que ça m’aurait fait beaucoup de visiteurs (n’est-ce pas Olivier?), donc on ne retrouvera pas ce genre d’article dans le top. Par contre, j’ai déjà parlé de choses un peu plus glauques… Même si c’est d’un point de vue culturel, l’exemple des 10 tortures sauvages sous la dynastie Qing est le plus parlant, car c’est l’article qui est le plus lu sur ce blog. Je vous invite donc à le redécouvrir.

Le deuxième article est aussi un article qui est plutôt culturel, informatif, et il a d’ailleurs connu un boost depuis que Sylvain l’a rédigé de nouveau en le rendant beaucoup plus complet il y a peu de temps : il s’agit de l’article intitulé « quelle est la capitale de la Chine ». Je suis plutôt fier du travail de Sylvain sur cet article, soit dit en passant, bien plus doué que moi lorsqu’il s’agit de parler d’histoire et de géographie

L’article suivant revient dans le glauque, car il s’agit d’un très court article dans lequel il n’y a que quelques photos présentant un accident qui a eu lieu près de chez moi, à Guiyang, entre une moto et une voiture. Ame sensible s’abstenir.

Comme vous pouvez le voir, si de ces trois premiers articles deux sont dans le glauque, les deux premiers restent des article relativement qualitatifs sur leur sujet. Et le plus amusant dans tout ça, c’est que l’article sur la torture a été écrit par ma femme, et que l’article sur Pékin a été écrit par Sylvain… Il serait peut-être temps que j’arrête de bloguer…

 

Je n’ai jamais vraiment été un “écrivain” (ceci explique cela), et j’ai toujours aimé les chiffres, peut-être que quelques statistiques vous intéresseront :

la page Facebook de chine chinois atteint désormais 2500 abonnés

le compte twitter, que je ne gère pas du tout, a dépassé les 1300 inscrits

la newsletter, à ma grande satisfaction, a dépassé les trois milles inscrits. Je suis particulièrement content de ce chiffre, parce que non seulement cela prouve que mon travail plait un minimum, et que les gens apprécient les formations au Chinois, mais aussi parce que cela permet d’échanger avec mes membres qui répondent régulièrement à mes newsletter ou qui laissent des commentaires suite à un mail que je leur envoie

le Chanel YouTube, bien qu’il n’ait que deux semaines d’existence, atteindra bientôt les 2000 vues. Et je compte bien continuer à produire des vidéos très fréquemment dans les mois à venir.

 

Tout cela pour dire que, toi, visiteur, je te remercie de ton passage sur mon blog. Que c’est grâce à toi que tout cela peut continuer, même si tu aimes le glauque, et que tu es un pervers (en général) …

Ca faisait longtemps que j’avais pas fait un bilan tiens :)

Culture chinoiseInsolite en Chine !

Jeune femme chinoise célibataire, 33 ans, 1m58, cherche…

17/11/2012 — by Cédric BEAU

Hier, j’ai reçu un e-mail de ma tante, qui est passé à Shanghai ces derniers jours… Et elle m’envoyait un e-mail, contenant une photo, en me demandant ce qu’il se passait : mais que font donc ces chinois, dans la rue, assis avec devant eux des parapluies mis au sol sur lesquels des affiches sont scotchées

S’agit-il d’une manifestation ? Voici le message que j’ai reçu, et la photo qui va avec :

Quand j’étais à Shanghai, je me suis promenée le long de la Nan Jing road (la rue piétonne perpendiculaire au Bund), je suis entrée dans un jardin public (le parc du Shanghai museum) et il y avait une sorte de manifestation très étrange: plein de gens assis par terre, avec des parapluies ouverts posés au sol, sur lesquels étaient fixés des papiers avec des inscriptions. Un grand nombre d’autres personnes déambulaient, lisaient leurs papiers et leur parlaient. Je n’ai pas compris de quoi il s’agissait. As-tu déjà vu cela ? Ca m’a beaucoup intriguée. Je t’en envoie une photo.

xiangqin, petites annonces en Chine

Il s’agit en fait de petites annonces : sur celle que l’on voit, le parapluie rose, il s’agit d’une annonce pour une fille née en 1979. Son Hukou (sorte de livret de famille chinois, qui indique de quelle région on est, et donne droit à certains privilèges) est de Shanghai, c’est un point très important, pour les célibataires de Shanghai. Elle est célibataire, et mesure 1,58 m. Ses études universitaires sont dans le domaine des télécommunications… Pour le moment elle vit seule, dans un appartement avec un salon et une chambre. Elle recherche un homme célibataire, et un numéro de téléphone est donné pour les personnes qui seraient intéressées : 138 16 54 720 4

La pratique de l’entremise est très courante en Chine, et ce depuis des années mais ce genre de pratique dans la rue est typique des plus grandes villes, là où le boom économique a lieu, là où les Chinois sont absorbés par le travail et n’ont même plus le temps de sortir rechercher l’âme sœur… Ils font donc appel à des personnes tierces, bien souvent des membres de leurs familles, leurs propres parents…