JD Vance, un soutien politique qui sonne juste
La journée a commencé très tôt, vers 7 heures du matin, avec une foule impressionnante. JD Vance a ouvert le bal devant une salle pleine. Son discours sur la régulation des stablecoins, avec la volonté de faire passer le Genius Act rapidement, montre une vraie compréhension des enjeux. Il a expliqué que l'incertitude réglementaire avait poussé trop d'activité stablecoin à l'étranger et que son gouvernement voulait offrir des vents favorables à l'une des industries qui croît le plus vite aux États-Unis.
Ce qui m'a frappé, c'est la sincérité du personnage. Quand on l'écoute sur place, on sent qu'il a lu le livre blanc de Bitcoin, qu'il n'est pas là seulement pour sa carrière. Il est détenteur, et il l'assume. La veille, j'avais croisé le sénateur Justice, dont le discours ressemblait davantage à une campagne électorale. Avec JD Vance, c'est différent : il parle de liberté de choix, de valeurs américaines, et il encourage les citoyens à s'organiser et à s'impliquer en politique. Il a aussi annoncé que bientôt 100 millions d'Américains posséderaient du Bitcoin. C'est une déclaration forte pour le marché.
Il a enfin abordé un point que je trouve crucial : la friction entre Bitcoin et l'intelligence artificielle. Pour lui, les acteurs de la crypto et de l'IA doivent collaborer. J'y reviendrai peut-être dans une prochaine vidéo, mais c'est un signal important.
Payer son Red Bull en Bitcoin et entrer dans le Guinness
Après le discours, je me suis prêté à une expérience concrète : participer au record mondial du plus grand nombre de transactions Bitcoin en une seule journée. L'objectif était de battre un record Guinness, et j'ai voulu faire partie de l'histoire. J'ai acheté un Red Bull et j'ai payé en Bitcoin via Wallet of Satoshi. Le vendeur m'a confirmé que beaucoup de personnes payaient en Bitcoin, ce qui fait plaisir à voir.
En participant, on recevait une carte collector. J'en ai déjà trois. Plus tard dans la journée, j'ai appris que le record avait été battu avec déjà plusieurs milliers de transactions en quelques heures, et le compteur continuait de grimper. C'est une preuve que l'usage réel du Bitcoin progresse, même si je préfère conserver mes bitcoins plutôt que les dépenser.
Eric Trump et la critique acerbe des banques traditionnelles
Eric Trump a ensuite pris la parole. Il a raconté son histoire personnelle, mais le moment le plus percutant restait sa description du système bancaire. Pour lui, obtenir un prêt immobilier prend 120 jours pour finir par un refus, même quand on est client depuis toujours. Déposer un million de dollars à la banque ne garantit rien : la banque n'en garde qu'une fraction et utilise le reste. Retirer plus de 5 000 dollars peut vous placer sur une liste de surveillance. Le système est cassé, selon lui.
Face à cela, il a opposé la crypto, qui résout ces problèmes en rendant tout moins cher, plus rapide, plus sûr et plus transparent. Il a insisté sur un point que je partage totalement : l'expérience utilisateur. Si nous voulons une adoption de masse et une mondialisation, il faut simplifier les interfaces et les parcours. C'est un vrai chantier.
Peter Schiff, l'or et la bibliothèque des fictions
Peter Schiff était présent avec son stand. Je le connais depuis longtemps, notamment via son travail avec Simon Black de Sovereign Man. À l'époque où j'investissais dans l'or et l'argent, je le suivais. Aujourd'hui, il fait la promotion de l'or et critique le Bitcoin, mais je voulais le saluer.
Je lui ai posé une question simple : le Bitcoin et l'or peuvent-ils coexister ? Sa réponse m'a fait sourire : dans une bibliothèque, il y a un rayon fiction et un rayon non-fiction, et ils coexistent très bien. Il a ajouté qu'il y avait du faux or et du vrai or. Sous-entendu, pour lui, le Bitcoin est une fiction. C'est sa méthode, et elle fonctionne : il a lui-même admis qu'il était probablement responsable de plus d'achats de Bitcoin que quiconque, car à chaque fois qu'il dit de ne pas en acheter, les gens en achètent davantage.
Je l'aime bien, ce personnage. Mais entre nous, je suis convaincu qu'il détient secrètement des bitcoins. C'est une technique marketing redoutable.
Adam Back et Dan Morehead : cap sur un million de dollars
Ensuite, direction la scène Nakamoto pour écouter Adam Back. C'est l'un des OG, l'inventeur du hashcash, surnommé le parrain de Bitcoin. Sa vision compte. Il a expliqué que le Bitcoin devient le taux de référence, le hurdle rate : il est très difficile de faire mieux que lui. Beaucoup d'investisseurs pensent qu'ils auraient dû placer leur argent en Bitcoin plutôt qu'ailleurs. Pour ceux qui ont adopté cette logique, un Bitcoin égale un Bitcoin, et ils cherchent simplement à en accumuler un peu plus chaque année.
Dan Morehead, fondateur de Pantera Capital, a complété en parlant de l'adoption par les institutions et les grands fonds. Pour lui, la clarté réglementaire que nous venons d'obtenir aux États-Unis est le grand déblocage : pendant des années, les investisseurs disaient ne pas pouvoir investir à cause de l'incertitude. D'ici 18 mois, cela devrait être réglé.
Sur les prix, Dan Morehead a avancé 750 000 dollars par Bitcoin dans 5 ans. Adam Back a été plus audacieux : un million de dollars par Bitcoin dans 5 ans. Quand on voit l'évolution de l'écosystème, ces chiffres ne semblent pas absurdes. Nous sommes encore tôt.
Martin : l'adoption institutionnelle se renforce
J'ai retrouvé Martin, que j'avais rencontré à Dallas au North American Blockchain Summit. Basé au Royaume-Uni, il travaille sur le côté financier de l'écosystème Bitcoin et s'intéresse au minage.
Il a confirmé que la tendance des institutions à détenir du Bitcoin se renforce, car de plus en plus de trésoreries diversifient leurs stratégies. Si une majorité des bitcoins en circulation finit par être détenue par des institutions, cela pourrait poser des questions de centralisation, mais dans l'ensemble, il voit cela comme un signe positif : cela légitime le Bitcoin comme classe d'actifs.
Ce que je retiens de cette deuxième journée
Cette journée a montré un momentum incroyable. Le discours de JD Vance, l'enthousiasme du record de transactions, la clarté d'Adam Back sur l'avenir du Bitcoin et le regard de Martin sur l'adoption institutionnelle convergent vers la même direction : le Bitcoin s'installe durablement.
Peter Schiff continuera de critiquer, mais même lui admet que l'or et le Bitcoin peuvent coexister, chacun dans son rayon. Quant à moi, je repars avec la conviction que le chemin vers un million de dollars par Bitcoin est plus crédible que jamais.