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Culture chinoise [n]

Chine : entre regard critique et image d’Epinal

12/12/2012 — by Cédric BEAU

Chacun jette sur la Chine un regard qui lui est propre. Est-ce pour autant que cette vision a valeur universelle ?

Les plus ardents défenseurs de la Chine, ou ses pires détracteurs, sont, le plus souvent, des gens qui n’y sont même jamais allés.

Il me semble donc de bon ton de rappeler certaines choses élémentaires concernant ce pays qui constitue à nous tous notre passion.

Oui, la Chine est un dictature, qui pratique la peine de mort, les expropriations forcées, la mise en résidence surveillée ou l’emprisonnement de ses dissidents, l’Internet est censuré, et bien d’autres choses encore.

Est-ce pour autant que c’est l’enfer sur Terre, selon l’image qu’essaient d’en donner certains intellectuels d’aujourd’hui ? Les Chinois s’en accommodent très bien.

Même si ils ont eux aussi des envies de réformes, ces dernières sont mises en place par le gouvernement, bien que plus calmement que chez nous.

Pourquoi vouloir essayer de calquer des modèles occidentaux absolument pas adaptés à la culture chinoise ?

Si un jour les Chinois sont lassés du mode de gouvernance actuel, ils n’auront besoin de personne pour en changer. Quand on voit ce que donne la tentative d’exportation de la démocratie occidentale dans les pays arabes, on en droit de se demander le pourquoi du comment.

De même que le niveau de vie général en Chine : en tant qu’expatrié, tout le monde aime à dire qu’on peut vivre comme un prince pour moins que le SMIC. Ce à quoi je rétorque c’est absolument faux.

Si on a pas soit un bon job (payé au niveau français) ou papa/maman derrière qui alignent les billets, et bien c’est comme partout : on apprend à gérer et à ne pas faire de folies.

Bien sûr que la plupart des produits sont moins cher qu’en Europe, vu le salaire moyen, mais ces prix ne cessent de grimper (alors que les salaires chinois augmentent certes, mais pas en proportion).

A contrario, il faut aussi cesser d’idéaliser la Chine : j’entends souvent dire que les Chinois sont plus calmes, plus réservés, plus polis. Faux ! Ils sont comme tout le monde : il y a des gens très sympas, toujours prêts à rendre service, et de l’autre il y a des c***, comme partout, qui sont racistes, extravertis, prétentieux, sales, malpolis.

J’ai moi-même deux ou trois fois cette année fait l’expérience du “racisme” (bon je n’ai pas été victime d’un pogrom non plus) comme j’ai été quelques fois aidé par des Chinois sans que j’ai eu à en faire la demande.

La Chine est un pays magnifique, avec de superbes monuments à voir. Mais la Chine est aussi un pays sale, où les gens crachent partout avec force de bruits et de gestuelles (malgré les campagnes successives du gouvernement), où les ordures s’entassent dans la rue.

C’est aussi un pays où le klaxon doit être le plus utilisé au monde, et le code de la route (que je cherche toujours) bafoué à chaque seconde.

Ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d’autres. Je pourrais encore écrire des pages et des pages sur le sujet.

Mais la vraie question : pourquoi écrire tout ça ?

Tout simplement pour inciter les gens à faire la part des choses : oui c’est dépaysant de vivre en Chine, dans une culture différente, mais ce n’est ni un goulag, ni un paradis mystique.

C’est tout simplement un pays moderne, futur leader mondial certes, mais avec ses vices et ses vertus. Comme n’importe quel autre pays.

À vous de vous faire votre propre vision, loin des clichés des médias et des idées reçues.

Je vous invite … à vivre la Chine telle qu’elle est 🙂

Culture chinoise [n]Insolite en Chine !Les chinois aiment...oldSexy Chine

Groupe de musique chinois, elle est juste trop forte…

19/11/2012 — by Cédric BEAU

Vidéo sur Youtube (abonnez vous au channel!), musique chinoise :

J’ai découvert il y a déjà un moment ce groupe : 玖月奇迹 (Jiuyue Qiji). Je peux vous dire que je suis vraiment fan. Avant j’étais vraiment pas très fort pour faire de la vidéo, et je n’avais pas de Channel YouTube. Désormais ce n’est plus le cas, et je peux donc vous montrer ce qu’est une vraie pianiste chinoise.

Elle arrive à gérer trois claviers en même temps, un fond sonore étant géré par le synthé en lui-même, et à chanter en même temps que tout cela.

Une vidéo à ne pas rater.

Musicienne chinoise sexy

Culture chinoise [n]old

Apprendre le kung-fu en Chine

18/11/2012 — by Cédric BEAU

Après cette petite anecdote plaisante sur les célibataires en Chine, je vais vous parler de quelque chose qui me tient fort à cœur, les arts martiaux…

La première fois que je suis allé à Shanghai, j’ai eu occasion de mettre en pratique mes connaissances acquises en France au sujet des arts martiaux. En effet, lorsque j’étais en France, j’ai eu l’occasion de pratiquer les arts martiaux pendant des années. J’ai appris le Tai-do et l’Aikido dans une moindre mesure.

J’étais encore jeune à l’époque, mais j’ai passé petit à petit mes différentes ceintures, et mes différents dan. J’ai commencé par apprendre des choses toutes simples, comme comment se défendre, comment me déplacer, comment m’entraîner et amortir les chocs, comment faire une roulade après une chute,… J’ai aussi appris des trucs très cool, des choses qui permettent de briser un genou en un coup de pied, ou d’enfoncer la mâchoire d’une personne dans sa tête, le genre de choses qui m’ont jamais été vraiment utiles dans la vie, mais qu’il est toujours gratifiant de connaître :)…

Je n’ai jamais été un grand sportif, mais j’ai toujours eu cet attrait pour les cultures asiatiques. Alors très naturellement, lorsque je suis allé à Shanghai pour la deuxième fois, je me suis inscrit dans un club de kung-fu (梅花拳). Et là, tout a été différent. Alors qu’auparavant je faisais une heure ou deux par semaine, en France, les entraînements de kung-fu en Chine étaient quotidiens, il me fallait tous les jours pousser mon corps à ses limites. L’entraînement était constitué de beaucoup de cardio, de renforcement musculaire, et du renforcement à la douleur.

Le renforcement à la douleur et ce qui faisait plus peur d’ailleurs, car l’exercice consiste seulement à recevoir des coups. Ou en donner. Le principe étant que à force de donner des coups et d’en recevoir, les os et les muscles subissent des petites fractures, qui se renforcent ensuite, rendant les os plus gros, et plus solides. C’est d’ailleurs comme cela que j’ai découvert que les joueurs de tennis avaient les os du bras avec lequel ils jouent fréquemment plus gros que ceux du bras avec lequel il ne jouent pas.

J’ai ainsi pu pousser mon corps a ses limites, mieux me découvrir, et je peux vous dire que dans ce genre de situation on se lie beaucoup aux membres de son groupe. Ce fut au final une formidable expérience.

Cette expérience je peux vous le dire, n’a rien à voir avec ce que l’on découvre en France. Les cours de code faut que j’ai pu vivre en France duraient une heure à deux par semaine. L’échauffement consistait simplement à faire des tours de tapis, et à sauter deux trois fois, et on apprenait qu’un seul mouvement à chaque séance. Faire du kung-fu en France, c’est comme faire du sport sans transpirer. Faire du golf en Chine, c’est transpirer de toute l’écoute de son corps, des courbatures, et cette poussée d’hormones que l’on peut ressentir jusqu’au bout des doigts…

Depuis le temps, je suis rentré en France, devenu cadre, puis professeur, puis créé mon entreprise, acheté une maison et fait un enfant. J’ai mis un petit peu toutes les choses martiales, et le sport, de côté. Mais il y a quelques mois, j’ai rencontré une personne qui m’a donné envie de m’y remettre, ceux qui me suivent de près le connaissent déjà, il s’agit de Yoni.

Il est fort peu probable que je me remette aux arts martiaux d’ici peu, mais il est certain que je vais reprendre l’entraînement, de la cardio, de la musculation. Et si les arts martiaux vous intéressent, je vous reparlerai très bientôt de Yoni, et vous présenterai comment et pourquoi vous pouvez aller apprendre le kung-fu en Chine et de manière encore plus intensive que ce que j’ai pu faire…

Kung fu en Chine

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La Chine, ça vous intéresse? (le bilan)

17/11/2012 — by Cédric BEAU

Me voilà donc bien au chaud, pour vous proposer un nouvel article : je n’avais pas vraiment d’idée sur le sujet, alors j’ai décidé de regarder un petit peu qu’elles étaient les articles qui étaient les plus lus sur mon blog. Et c’est comme ça que j’ai eu l’idée de faire un article sur les articles de mon blog (original non?)

Quels sont les sujets qui vous intéressent le plus, quelles sont les articles les plus lus, qu’est-ce que vous recherchez en venant sur ce site, et de fait qu’est-ce que je vais vous proposer pour les mois à venir… ?

Torture chinoiseAu sujet des articles qui sont les plus lus sur ce blog, pas de surprise, ce qui intéresse les visiteurs c’est généralement le drôle, le glauque, ou le sexy. Je n’ai pas trop porté mon blog sur le sexy, même si je sais que ça m’aurait fait beaucoup de visiteurs (n’est-ce pas Olivier?), donc on ne retrouvera pas ce genre d’article dans le top. Par contre, j’ai déjà parlé de choses un peu plus glauques… Même si c’est d’un point de vue culturel, l’exemple des 10 tortures sauvages sous la dynastie Qing est le plus parlant, car c’est l’article qui est le plus lu sur ce blog. Je vous invite donc à le redécouvrir.

Le deuxième article est aussi un article qui est plutôt culturel, informatif, et il a d’ailleurs connu un boost depuis que Sylvain l’a rédigé de nouveau en le rendant beaucoup plus complet il y a peu de temps : il s’agit de l’article intitulé « quelle est la capitale de la Chine ». Je suis plutôt fier du travail de Sylvain sur cet article, soit dit en passant, bien plus doué que moi lorsqu’il s’agit de parler d’histoire et de géographie

L’article suivant revient dans le glauque, car il s’agit d’un très court article dans lequel il n’y a que quelques photos présentant un accident qui a eu lieu près de chez moi, à Guiyang, entre une moto et une voiture. Ame sensible s’abstenir.

Comme vous pouvez le voir, si de ces trois premiers articles deux sont dans le glauque, les deux premiers restent des article relativement qualitatifs sur leur sujet. Et le plus amusant dans tout ça, c’est que l’article sur la torture a été écrit par ma femme, et que l’article sur Pékin a été écrit par Sylvain… Il serait peut-être temps que j’arrête de bloguer…

 

Je n’ai jamais vraiment été un “écrivain” (ceci explique cela), et j’ai toujours aimé les chiffres, peut-être que quelques statistiques vous intéresseront :

la page Facebook de chine chinois atteint désormais 2500 abonnés

le compte twitter, que je ne gère pas du tout, a dépassé les 1300 inscrits

la newsletter, à ma grande satisfaction, a dépassé les trois milles inscrits. Je suis particulièrement content de ce chiffre, parce que non seulement cela prouve que mon travail plait un minimum, et que les gens apprécient les formations au Chinois, mais aussi parce que cela permet d’échanger avec mes membres qui répondent régulièrement à mes newsletter ou qui laissent des commentaires suite à un mail que je leur envoie

le Chanel YouTube, bien qu’il n’ait que deux semaines d’existence, atteindra bientôt les 2000 vues. Et je compte bien continuer à produire des vidéos très fréquemment dans les mois à venir.

 

Tout cela pour dire que, toi, visiteur, je te remercie de ton passage sur mon blog. Que c’est grâce à toi que tout cela peut continuer, même si tu aimes le glauque, et que tu es un pervers (en général) …

Ca faisait longtemps que j’avais pas fait un bilan tiens 🙂

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Jeune femme chinoise célibataire, 33 ans, 1m58, cherche…

17/11/2012 — by Cédric BEAU

Hier, j’ai reçu un e-mail de ma tante, qui est passé à Shanghai ces derniers jours… Et elle m’envoyait un e-mail, contenant une photo, en me demandant ce qu’il se passait : mais que font donc ces chinois, dans la rue, assis avec devant eux des parapluies mis au sol sur lesquels des affiches sont scotchées

S’agit-il d’une manifestation ? Voici le message que j’ai reçu, et la photo qui va avec :

Quand j’étais à Shanghai, je me suis promenée le long de la Nan Jing road (la rue piétonne perpendiculaire au Bund), je suis entrée dans un jardin public (le parc du Shanghai museum) et il y avait une sorte de manifestation très étrange: plein de gens assis par terre, avec des parapluies ouverts posés au sol, sur lesquels étaient fixés des papiers avec des inscriptions. Un grand nombre d’autres personnes déambulaient, lisaient leurs papiers et leur parlaient. Je n’ai pas compris de quoi il s’agissait. As-tu déjà vu cela ? Ca m’a beaucoup intriguée. Je t’en envoie une photo.

xiangqin, petites annonces en Chine

Il s’agit en fait de petites annonces : sur celle que l’on voit, le parapluie rose, il s’agit d’une annonce pour une fille née en 1979. Son Hukou (sorte de livret de famille chinois, qui indique de quelle région on est, et donne droit à certains privilèges) est de Shanghai, c’est un point très important, pour les célibataires de Shanghai. Elle est célibataire, et mesure 1,58 m. Ses études universitaires sont dans le domaine des télécommunications… Pour le moment elle vit seule, dans un appartement avec un salon et une chambre. Elle recherche un homme célibataire, et un numéro de téléphone est donné pour les personnes qui seraient intéressées : 138 16 54 720 4

La pratique de l’entremise est très courante en Chine, et ce depuis des années mais ce genre de pratique dans la rue est typique des plus grandes villes, là où le boom économique a lieu, là où les Chinois sont absorbés par le travail et n’ont même plus le temps de sortir rechercher l’âme sœur… Ils font donc appel à des personnes tierces, bien souvent des membres de leurs familles, leurs propres parents…

Culture chinoise [n]Etudier en ChineLe chinoisoldVoyager en Chine

Apprendre le chinois en Chine : interview de Sylvain

13/11/2012 — by Cédric BEAU

Sylvain Ducarne en ChineJe vous ai parlé plusieurs fois de Sylvain, qui intervient régulièrement (et de plus en plus) sur Chine Chinois. Je vous invite aujourd’hui à le découvrir de manière plus approfondie, par le biais d’un interview que nous avons réalisé en Chine, tout en étant à 2000 km l’un de l’autre :

Sur Youtube, Youku, en podcast et avec la retranscription :

Youtube, apprendre le chinois en Chine :

Youku, étudier le chinois en Chine :

En podcast, blogueur et étudiant en chinois en Chine :

Et la retranscription en texte :

C – Bonjour Sylvain, merci de m’accorder cette petite interview sur Youtube et que je vais reproduire sur mon site et divers médias que j’ai ici à ma disposition pour mes visiteurs. Alors t’es à Shanghai actuellement, moi je te connais depuis un peu plus d’une dizaine d’années,

S – Un peu plus, oui !

C – J’ai parlé un petit peu de toi ces derniers temps sur mon site et je voudrais que les visiteurs puissent te connaître un petit peu mieux et découvrir ton site et ce que tu fais dans la vie, et ce que tu fais à Shanghai. Est-ce que tu pourrais te présenter, en quelques mots ?

S – Donc je m’appelle Sylvain, j’ai 25 ans. Actuellement je suis à Shanghai, où j’étudie le chinois à l’université de Fudan. Auparavant j’ai étudié l’histoire et la communication à Lille-3, l’université deVilleneuve d’Ascq. J’ai aussi travaillé une année dans l’import avec toi, j’ai donné quelques cours d’histoire dans des lycées à Dunkerque. Et là, je suis parti en Chine pendant un an pour apprendre, on va dire de manière très, très approfondie le chinois parce que ça me semble plus intéressant d’apprendre en Chine qu’en France.

C- Sur quel point ça te semble plus intéressant d’apprendre en Chine qu’en France ?

S – Disons que j’ai fait l’expérience de quelques cours de chinois à l’université et ça m’a semblé très confus et absolument pas pédagogique. C’est à dire qu’on t’assénait des concepts, des mots de vocabulaire, etc. et il fallait que tu apprennes ça par cœur de manière très abrutissante. Et donc, sachant que tu étais toi parti en Chine et que tu m’as fortement cette expérience je me suis dit après tout pourquoi pas et je dois avouer que pour l’instant après plus de neuf mois je regrette pas du tout d’être parti.

C- Tu dis que tu as donné des cours d’histoire, mais là je pense qu’il faudrait un petit peu préciser, des cours d’histoire qui …

S – Des cours d’histoire chinoise comme tu t’en doutes bien. J’en ai fait sur la Cité Interdite, sur Zheng He, le célèbre explorateur chinois. De manière générale c’était des cours surtout branchés sur l’époque impériale chinoise et sur des concepts assez larges, dans le sens où c’était destiné à un public de lycéens, qu’il fallait pas être trop spécifique, trop technique, sachant que l’histoire chinoise est quand même assez différente de l’histoire européenne qu’on nous apprend dans les écoles en France. Il faut savoir rester, je pense, intéressant, c’est la chose la plus importante, mais aussi susciter l’intérêt de l’interlocuteur. Toujours, d’après ce que j’en ai appris, donner des petites anecdotes. C’est ce que j’essaye de faire quand j’écris des articles, par exemple sur des sujets spécifiques, en ce moment là tout de suite je suis en train d’en écrire un sur Confucius et la philosophie chinoise et j’essaie en fait, sachant que c’est un sujet qui parle pas à tout le monde au premier abord, de susciter l’intérêt du lecteur en donnant toujours des petites anecdotes qui vont faire rire, qui vont faire réfléchir, essayer de faire le rapport avec ce que lui peut connaître.

C- Alors, tu dis que tu es en Chine depuis 9 mois, maintenant…

S- Depuis février.

C- Quel élément déclencheur pour que tu ailles t’installer en Chine pour une année à l’université de Fudan à Shanghai ?

S- Pour être honnête, je pense que d’un point de vue professionnel j’étais dans une impasse en France. C’est à dire que j’ai fait des études d’histoire, et aussi de communication internet, mais que les débouchés sont, on va dire, pas énormes. Du coup j’avais le choix entre aller au Pôle Emploi comme un malheureux et qu’on me donne un emploi qui me permettrait pas du tout de m’épanouir et de faire ce que je veux ou alors de prendre sur moi, parce qu’il a fallu faire un prêt à la banque, faire énormément de démarches administratives, mais partir à l’autre bout du monde, pour me donner justement les clés et les moyens de réussir à faire ce que je veux en rentrant en France.

C- Voilà donc tu penses qu’au niveau professionnel la Chine, l’expatriation et la maîtrise du chinois, ça va t’être utile ?

S- Exactement, oui. Je pense aussi que plus, enfin pas plus que la maîtrise du chinois mais rien que le fait de partir dans un pays, quel qu’il soit, te donne des clés, t’apporte des expériences qui pourront te servir dans la vie de tous les jours. Par exemple je vois ici, j’ai eu énormément de tracas administratifs. Aussi bien au niveau du permis de résidence, que de la prolongation du permis de séjour, que quand ma copine est venue cet été, […] on a eu énormément de soucis avec le commissariat sachant qu’en fait j’ai choisi de pas loger à la résidence universitaire et j’habite dans le quartier de Hong Kou, à coté du stade de foot, qui est vraiment un quartier où je croise aucun étranger. Je suis 24 heures sur 24 on va dire au cœur de la Chine, et ce qui est intéressant c’est que c’est pas un de ces quartiers huppés de Shanghai, parce qu’on a toujours une image de Shanghai qui est assez, on va dire … Les gens disent tu vas à Shanghai, tu vas pas en Chine. Je suis pas d’accord. Il y a bien sûr possibilité, si on est expatrié et qu’on travaille pour une grosse boite, qu’on gagne des milliers d’euros par mois, de vivre dans un quartier très huppé façon Wisteria Lane, où il y a des grilles, des gardiens, et où on est totalement coupés du monde. Mais je pense que c’est absolument pas quelque chose à faire. Si on veut partir dans un pays, découvrir sa culture, je pense qu’il est beaucoup plus intéressant de se mettre au contact des gens, des locaux, et on apprend beaucoup plus aussi bien d’un point de vue culturel que d’un point linguistique puisque pour pratiquer le chinois quand on est dans un endroit où personne parle anglais, on est obligé, donc ça aide énormément. Et je pense que c’est aussi beaucoup plus instructif.

C- Alors tu dis que tu as rencontré des difficultés avec le commissariat. Est-ce que tu pourrais détailler un petit peu ça ?

S- Alors, à la base, j’ai trouvé mon appartement sur SmartShanghai, j’ai eu la chance que ma colocataire parle français, et puis en plus elle a habité à Villeneuve-d’Ascq à 300 mètres de chez moi, donc ça aide encore plus. Mais en fait à la base elle n’a pas signé de contrat avec le propriétaire. Donc premier point, pour avoir le titre de, l’attestation qui prouve qu’on habite bien à cet endroit-là de Shanghai, il faut un contrat avec le propriétaire. Il a fallu contacter le propriétaire qui était, la semaine où je suis arrivé, en vacances, ce qui a impliqué une semaine de retard, ce qui a impliqué que tous les jours le policier de référence de la résidence venait, pour dire « gnagnagna ». ensuite il a fallu aller au commissariat avec ce contrat et remplir pendant une heure des papiers, des formulaires, etc. Bien entendu personne au commissariat ne parlait anglais, je venais d’arriver, à part bonjour au revoir, je parlais pas grand chose, donc du coup encore une fois ma coloc est venue m’aider. Mais je pense que pour quelqu’un qui tomberait dans un quartier comme celui-là sans aucun contact ça doit être encore plus difficile. Moi je me suis vraiment reposé sur Qing, ma colocataire, et je l’en remercie beaucoup parce que sinon j’aurais eu encore plus de problèmes.

C- Et qu’est-ce qu’il y aurait d’autre comme difficultés qu’un étranger peut rencontrer dans la Chine comme ça, qui arrive pour apprendre le chinois ou pour s’installer en expatriation en Chine ?

S- Des problèmes, des problèmes … Des problèmes il y en a toujours en fait, ça peut être de l’administratif de base, ça peut juste être des problèmes pour se faire comprendre par ses interlocuteurs, par exemple imaginons quelque chose de tout bête, malade. La première semaine on arrive, imaginons qu’il y a une trop grande différence de température entre notre pays et la Chine, on tombe malade. Comment est-ce que tu veux être capable d’expliquer à la pharmacienne que tu as la gorge irritée et que tes yeux te piquent. C’est pas une expérience vécue, mais c’est vraiment une des choses qui me faisaient peur au début, c’était de tomber malade, par exemple de devoir aller chez le dentiste ou à l’hôpital, en ne parlant pas un mot de chinois et en sachant pertinemment que très peu de gens parlent anglais. Aussi il faut, en tout cas pour la Chine, partir du principe que c’est absolument pas pareil qu’en France.

C- Sur quel point ?

S- Tout. Le climat, la culture, il y a des comportements que les chinois ont et qui pour eux sont tout à fait normaux, et qui pour un français semblent impossibles à imaginer. Par exemple, quelque chose d’ultra-classique, les chinois crachent, partout tout le temps, ils reniflent, alors que un français de base lui, va avoir tendance à se moucher. Mais quand on discute avec un chinois il en ressort que pour lui, le fait de se moucher et de mettre ça dans sa poche, c’est tout aussi peu hygiénique. Est-ce que l’un a raison, l’autre tort, je ne m’avancerai pas là, mais …

C- Il faut aller rechercher sur pourquoi est-ce qu’on a inventé le mouchoir. C’est intéressant.

S- Ah, ben, c’est un bon article ça.

C- Voilà. Alors, le chinois, c’est comment d’étudier le chinois en Chine ?

S- C’est bien. Comment dire, c’est intéressant, et surtout on a l’impression de progresser. La première chose en fait, ce qui est bien c’est qu’on va en cours le matin, on apprend du vocabulaire, on apprend des phrases, de la grammaire, et tout de suite, dès qu’on sort de la fac, on peut le mettre en pratique. Bon, à côté de Fudan il y a une grande zone commerciale, Wujiaochang, où il y a énormément de restaurants de centres commerciaux etc., donc les étudiants vont souvent là-bas. Et hop on rentre dans un restaurant, on peut commander en chinois, alors qu’on a fait la leçon le matin même. C’est très gratifiant de pouvoir mettre en pratique ce qu’on a appris, et pas végéter avec, sachant que par exemple si on apprend en France, il faudra attendre un an ou deux avant de pouvoir le mettre en pratique. Petite chose : je déconseille fortement aux gens qui apprennent le chinois d’essayer de parler chinois dans les restaurant s chinois à Lille, les gens sont cantonnais.

C- Il y a beaucoup de hongkongais et de vietnamiens dans les restaurants chinois en France, c’est vrai.

S- Et ils parlent cantonnais, et pas mandarin. Et surtout ils ne s’attendent pas à ce que vous leur parliez en chinois.

C- Déjà si il ne s’y attendent pas de toutes façon il ne vont pas comprendre ce que tu baragouines, c’est certain.

S- Même en Chine, il y a beaucoup de chinois qui ne s’attendent pas à ce que quelqu’un vienne leur poser une question en chinois.

C- J’avais déjà eu cette expérience. Une fois j’étais à Wallmart, à Wujiaochang justement, et je pose une question à l’étage à une vendeuse, en chinois, et elle me répond en chinois, attends, je vais te chercher quelqu’un qui comprendra ce que tu dis, qui parle anglais. Parce qu’elle s’attendait à ce que je lui parle en anglais et elle essayait de comprendre de l’anglais. Effectivement, ça peut être une barrière. Là tu as évoqué pas mal de points positifs. Est-ce qu’il y a des difficultés ou des points négatifs, qu’un étranger peut rencontrer ou un français peut rencontrer dans l’enseignement du chinois aux étrangers en université chinoise ?

S- Un français oui, l’enseignement est en anglais.

C- Ah, effectivement, c’est vrai.

S- Oui, c’est bête, mais tous les cours sont en anglais. Il faut faire attention à avoir quand même des bases en anglais. On demande pas d’être bilingue mais pouvoir lire, ne serait-ce que lire parce que tous les livres sont en anglais. C’est très intéressant parce que ça permet en fait, en même temps qu’on apprend le chinois, de progresser en anglais, sachant que quand on veut communiquer avec ses camarades de classe et les professeurs, ça va être en anglais, au début. Parce que là j’ai changé de niveau, depuis la rentrée, et on utilise quasiment plus l’anglais en cours, ça reste vraiment pour un mot de vocabulaire spécifique, ou seulement l’écrit. L’écrit dans le seul où c’est écrit dans les livres. On pose une question, c’est en chinois, le prof nous répond en chinois, les explications de vocabulaire sont en chinois et même quand on parle avec les gens de notre classe, surtout avec les japonais et les coréens, c’est en chinois. Il faut savoir que les japonais et les coréens ne parlent pas très bien anglais et ont tendance à dès le début, communiquer en chinois avec nous, ce qui est pas mal, parce que du coup ça nous force à pratiquer. Mais oui je pense que la grosse chose à savoir c’est que tout se fera en anglais, il faut pas se dire j’ai fait de l’anglais au lycée, c’est bon je peux partir. Non, il faut vraiment, je veux dire , il faut quand même des bases solides.

C- Sinon c’est vrai que ça fait beaucoup plus de travail à abattre pour un francophone qu’un anglophone quoi va apprendre le chinois en Chine du coup.

S- Ah oui, parce que je vois, j’avais quelqu’un dans mon groupe au précédent semestre, qui à chaque fois retraduisait tous les mots de vocabulaire du chinois à l’anglais et de l’anglais au français. Donc ça donne déjà deux fois plus de travail, et en plus ça peut donner lieu à des contre-sens, parce qu’il y a certains termes qui sont traduits en anglais mais qui peuvent être des faux amis en français, et quand on les traduit à la volée, ça peut impliquer que finalement, on apprend un mot en chinois, on pense que ça veut dire quelque chose, et ben non.

C- Effectivement, et alors à l’avenir, comment est-ce que tu vas mettre à profit ton expérience quand tu vas retourner en France, ou dans un autre pays ?

S- L’expérience de l’expatriation déjà, je pense qu’elle va être utile dans la vie de tous les jours, c’est à dire qu’on acquiert beaucoup d’autonomie, on apprend à se débrouiller par soi-même, vraiment faire preuve d’initiative, ce genre de choses, et surtout d’adaptabilité. C’est à dire que je pense que maintenant, en rentrant en France, il n’y a plus grand chose qui va pouvoir me prendre au dépourvu. Et pour le chinois en lui-même, j’avoue que j’aimerais bien pouvoir l’enseigner, à des débutants. Je vais aussi me servir de tout ce que j’ai appris au niveau de la culture pour continuer à écrire sur mon blog, sur d’autres sites comme chine-chinois et me faire un petit peu le promoteur de l’histoire chinoise qui est à mon trop peu étudiée en France et je trouve que c’est fort dommage car c’est très très intéressant.

C- Ok, donc tu vas continuer à blogger, faire de l’histoire, et j’espère que tu me rejoindras de temps en temps sur mon canal youtube ou sur ton canal youtube si tu le crée pour montrer tout ça aussi en vidéo, faire un truc un peu plus sympathique, plus moderne.

S- Oui, j’ai fait l’acquisition d’une tablette graphique, il y a deux jours, exprès pour justement on va dire accompagner les articles d’histoire que je pose sur mon blog, pour leur donner un côté plus interactif.

C- Bon ben super, je te remercie beaucoup pour ce moment qu’on a passé ensemble et puis on se revoit très bientôt pour d’autres articles et d’autres vidéos alors.

S- Merci à toi.

C- À bientôt.

S- Salut.

Culture chinoise [n]Le chinoisold

Vous ne comprendrez jamais les chinois si vous ne faites pas ceci. . .

18/07/2012 — by Cédric BEAU

Et je dis bien « les chinois ». Parce que les chinois, c’est pas un gars de Shanghai ni même un chinois du boulot, non. Les chinois, c’est une énorme population qui n’attend que d’être découverte. Et pour cela, il faut donc connaître et discuter avec des chinois de partout en Chine ou dans le Monde.

En France, un Ch’ti n’est pas un Marseillais, et encore moins un Parisien ! Et pensez vous parler des « français » lorsque vous parlez de votre village natal ? (oui ? Bon… enfin…)

Eh bien en Chine, c’est pareil. On a tendance à trop réduire à la région côtière en la généralisant pour toute la Chine. Alors que le reste de la Chine est à 5 minutes de vous grâce aux moyens modernes de communication. Allez vous vous en priver ?

Vous avez soif de connaissance, vous voulez en savoir plus que les autres ?

Alors pas la peine de chercher plus loin, je vais vous donner quelques astuces pour communiquer avec des chinois de partout dans le monde, de chez vous, et dès aujourd’hui.

 

Quels outils utilisent les chinois pour communiquer ?

 

Avant de vous indiquer où trouver les millions de chinois qui vous attendent, voici quelques outils qui vont vous être bien pratiques

1. Quelques chinois utilisent MSN messenger (windows live messenger), que vous pouvez vous procurer ici : http://www.microsoft.com/france/messenger/

2. La plupart des chinois utilisent QQ messenger, et il existe une version « internationale » de ce logiciel, avec le programme… en français ! Là, ce sont des millions de chinois que vous pourrez trouver dessus : http://download.imqq.com/download.shtml (j’avais vu sur le site de David, chine-informations.com, que parfois 30 millions d’utilisateurs étaient connectés simultanément, et c’était en 2007 !)

3. Si vous avez une bonne vielle adresse email (par exemple, celle avec laquelle vous êtes inscrits à la newsletter de ce site… Comment ça pas encore inscrit?!) , vous pourrez aussi vous accorder des heures de discutions avec les chinois !

4. Et en dernier outil, votre français (oui, il y a des apprenants chinois:) ) ou votre anglais, voir même votre chinois si vous l’apprenez, ce sera l’occasion de booster votre vocabulaire.

 

Vous êtes donc équipés, où trouver des sites de rencontres pour les chinois ?

 

Trouver un site de rencontre gratuit est chose aisée, surtout lorsque vous n’avez pas à chercher. Voici ceux que je considère comme les meilleurs :

1. Mylanguageexchange (http://www.mylanguageexchange.com/default_fr.asp). Site au design un peu viellot, mais toujours aussi efficace. Vous entrez vos langues et les langues que vous apprenez, et vous attendez d’être contacté. Pour 6 euros, vous débloquez le droit de contacter (je préfère cela plutôt que d’attendre d’être contacté). Je met cette méthode en premier car c’est celle qui m’a amené là où je suis aujourd’hui.

2. Le club Chine Nouvelle (http://www.chine-nouvelle.com/club). Son avantage principal : c’est récent, il est destiné aux chinois et aux sinophiles/sinisants. Sur la base de forum / messagerie privée, facile à prendre en main, et facile de trouver des correspondants partout en Chine, selon vos critères.

3. QQ. Le logiciel de messagerie permet de trouver des contacts de la même manière que Skype : renseignez ce qui vous intéresse (région, age, sexe…) et sélectionnez vos nouveaux contacts dans la liste.

4. Les amis de vos amis sont vos amis. Avec les trois méthodes ci-dessus, vous allez pouvoir vous faire un cercle d’amis. Demandez à vos nouveaux contacts si dans leurs relations il y a des personnes qui souhaiteraient échanger avec vous / vous deux. Plus on est de fous, plus c’est sympa. Cette dernière méthode, je la recommande chaudement, car vous verrez qu’avec certains contacts, ça « accroche » plus qu’avec d’autres !

5. Et si vous avez quelques bases de chinois, allez les chercher là où ils sont : sur les sites chinois tels que yuanfr, myfrfr ou mimifr… Ces trois là sont des références.

 

Deux erreurs à éviter

 

Vous mourrez d’envie de vous jeter dans la recherche de contacts, et vous risquez donc de faire les erreurs suivantes :

1. Ne remplissez pas votre carnet d’adresse d’un coup ! 5 ou 6 contacts sélectionnés avec soin permettra d’établir de meilleurs relations que 200 contacts ajoutés par jour. Sur 5 ou 6 contacts, généralement un seul se révélera être de qualité, durable. Une fois qu’il est identifié et que vous avez créé une relation, poursuivez cette relation dans le temps et choisissez 5 ou 6 autres d’une autre région par exemple. (Jouer sur les tranches d’âges est aussi intéressant)

2. Réfléchissez avant de parler, ou gardez l’esprit ouvert. La contradiction, le choc des cultures, ce genre de situations ne doit pas vous énerver, vous choquer ou vous faire perdre vos moyens. Si votre interlocuteur ne pense pas comme vous, c’est justement là que la discussion devient intéressante. Si vous vous bloquez sur votre manière de penser, c’est que vous avez oublié le but initial de la manœuvre : comprendre les chinois.

 

Et vous, qu’utilisez vous ?

 

Cet article est une présentation sommaire de ce que je faisais à mes débuts, il y a déjà une paire d’année.

C’est pourquoi je pense qu’il peut être complété par vos conseils. Qu’utilisez vous ? Que conseillez vous en complément de ce que je recommande ? Répondez moi directement sur l’email de la newsletter si vous êtes abonné, ou par mail à cedric[at]chine-chinois.com, et je referrai un article complémentaire avec vos avis sur la question !

Culture chinoise [n]old

Cette semaine, lisez 100 mots pour comprendre les chinois, de Cyrille Javary

10/05/2012 — by Cédric BEAU

J’aime beaucoup ce livre, parce qu’il est accessible à tous. Donc à vous. Pas besoin d’apprendre à parler le chinois pour le lire. Et c’est une excellente approche pour comprendre comment pensent les chinois…

Dessins créés il y a 35 siècles, je vous invite à découvrir les caractères et les idées utilisées pour traduire des mots, qu’ils soient anciens ou modernes :

Découvrons ensemble “100 mots pour comprendre les chinois

J’offre un exemplaire de ce livre à Alain, abonné à la newsletter, mais aussi à ma méthode CRAMPE pour apprendre le chinois en ligne, pour toutes ses participations constructives me permettant d’améliorer ma méthode jour après jour.

Cyrille Javary
Cyrille Javary

Que vous aimiez le chinois, la Chine ou sa culture, peu importe. Car ce livre s’adresse à vous dans tous les cas :

Voici 100 mots chinois pour briser la Muraille de Chine interculturelle :

Sommaire

Première partie : Nature et temps

Arbre, Racine, Branche, Honorer, Fruits, Nid, Récolter, Rassembler, Est, Forêt, Futur, Ciel, Soleil, Jour, Lune, Lumineux, Pluie, Neige, Terre, Champ, Kilomètre, Fleuve, Yangzi, Fleuve Jaune, Jade, Fleur, Bambou, Panda, Tube, Nature

Deuxième partie : Corps et sentiments

Vivre, Nourrir le vivre, Etre humain, Ginseng, Humanité, Grand, Psychologie, Points d’acupuncture, Corps humain, Carte d’identité, Soi-même, Femme, Nom de famile, Mâle, Bien, Sexualité, Aimer, Sida, Mélancolie, Endurance, Arts martiaux, Longévité, Cinabre, Tai ji quan, Mouvement, Jeux Olympiques, Beijng 2008

Cliquez ici et procurez vous un exemplaire de 100 mots pour comprendre les chinois

Troisième partie : Famille et société

Famille, Frère aîné, Changer, Monsieur, Etudiant, Docteur, Merci, Excusez-moi, Rire, Bon anniversaire, Coolie, Rickshaw, Boussole, Porte, Qui est là?, Informer, Société, Travail, Livret de famille, Travailleurs migrants, Relations, Joie, Musique, Richesse, Esprit de l’enrichissement, Félicitations, Trésor, Abondance, Bonheur, Chauve souris

Quatrième partie : Manger et boire

Manger, Repas, Restaurant, Hôtel, Douche, Baguettes, Riz, Mickey, Perdre, Huile, Beurre, Blé, McDonald’s, Possibilité, Carrefour, Auchan, Sucre, Sauce “aigre douce”, Soja, “Lait” de soja, “Pâte” de soja, Tofu, Potage pékinois, Alcool, Bar, Cyber café, Blog, Apéritif, Tchin’ tchin’, Ivresse, Manche, Minijupe, Pantalon, Blue-jeans, Marchandises, Commerce

Cinquième partie : Culture et technologie

Culture, Pinyin, Plaque, Pinceau, Musée, Pagode, Tour Eiffel, Droit, Electricité, Cinéma, Epouses et concubines, Radar, CD, Téléphone, Téléphone portable, Bicyclette, Véhicule, Pétrole, Allez-y

Sixième partie : Histoire et politique

En commun, Révolution Révolution culturelle, Qin Shi Huangdi, Prolétaires, Parti communiste, Camarade, Pékin, Hutong, Gouvernement, Loi, Empereur, Pays, Amérique, France, Chine, République, République populaire de Chine, Grande muraille, Passes, Tian An Men

Septième partie : Sagesses et spiritualités

Tao, Immortel taoïste, Dessin du Tao, Ca marche?, Cinq éléments, Souffle énerfie Chance, Riaon naturelle, Mâitre, Idée-Maître, Affaires religieuses, Dieu, Kamikaze, Sage, Jésus, Harmonie, Liberté, Rite, Fin

Cliquez ici et procurez vous un exemplaire de 100 mots pour comprendre les chinois

Pourquoi vous devez lire ce livre

Comprendre les chinois, c’est bien, mais les comprendre pour quoi?

Dans son livre, Cyrille Javary propose 100 mots aussi divers que variés, donnant une belle idée de ce qui compose l’esprit des chinois modernes.

Si le format fait peur d’un premier coup d’oeil (environ 350 pages), c’est écrit assez gros, le discours et fluide et c’est plein d’illustrations (photos, dessins, caractères…)

C’est comme un recueil d’anecdotes illustrées, vous aurez de quoi raconter à vos amis!

Et sans être un fait exprès, vous y retrouverez page 48 le poème de Li Bai qui est en incrustation sur la couverture du guide “Pourquoi vous serez (ou resterez) nul en chinois” que j’offre aux abonnés de la newsletter.

Un point négatif : parfois l’auteur part un peu trop dans “les rites et les offrandes”, surement influencé par sa passion de l’étymologie des caractères, sans pour autant justifier les contradictions qu’il a avec d’autres sinologues.

Alors cette semaine, lisez 100 mots pour comprendre les chinois

Culture chinoise [n]old

Allez apprendre le kung fu en Chine avec Yoni. Interview

07/05/2012 — by Cédric BEAU

J’ai reçu il y a quelques jours un mail de Yoni. Yoni est actuellement à Hong Kong, et il gère un blog sur le Kung Fu. Il m’a interviewé au sujet de ma formation au chinois, et j’ai souhaité l’interviewer en retour…

Car il y a une facette que vous ne connaissez pas encore de moi : j’adore les arts martiaux. J’ai eu l’occasion de pratiquer le Tai Do quand j’étais petit, pui un peu d’Aikido, pour m’initier au Kung Fu une leçon en France (Sylvain s’en souvient surement!), et un an en Chine. Découvrez son point de vue sur la question :

Yoni, de Kung Fu Tradition...
Yoni, de Kung Fu Tradition…

Bonjour Yoni, tu propose un blog spécialisé sur le Kung Fu, pourrais tu nous en dire plus sur toi : comment en es-tu arrivé à t’installer à Hong Kong, comment ça t’as pris, cette passion pour les arts martiaux?

En réalité, je n’avais aucune prédisposition pour les arts martiaux. J’étais footeux jusqu’à l’âge de 16 ans. Mais l’état d’esprit qui anime ce sport me déplaisait de plus en plus. Quand un éducateur sportif te suggère avant chaque match de te laisser tomber aux abords de la surface de réparation, tu te demandes quelles valeurs tu es réellement en train d’apprendre…

J’ai donc tenté quelque chose de radicalement différent et nouveau pour moi sur l’invitation d’un ami. J’ai débuté par les arts martiaux vietnamiens à Nantes pendant 4 ans avant de découvrir le style Shaolin en Chine.

Entre-temps, j’ai entamé l’étude de la langue chinoise en autodidacte avec la méthode BELLASSEN. Puis j’ai enchaîné avec des cours de mandarin en auditeur libre à la fac de Nantes et également avec des amis chinois (qu’on “forçait” à parler chinois pour progresser plus rapidement). 6 mois après, j’effectuais mon premier voyage en Chine à Shaolin. J’ai alors découvert lors de ce premier séjour une véritable passion pour cette culture.

Le mandarin m’a permis de lancer un premier business en lien avec la Chine en 2009. En outre, je suis désormais capable de demander à peu près n’importe quoi ici sans avoir recours à une aide extérieure. Mon niveau de langue m’a rendu parfaitement autonome !

Je réside actuellement à Hong-Kong avec ma femme et pour des raisons professionnelles. Ce qui m’a permis de commencer l’apprentissage du cantonais. On envisage d’ici quelques années de s’installer à Taiwan dont je suis également amoureux !

Et alors, Kung Fu ou Wushu?

Question importante car tu es bien placé pour savoir que la distinction des 2 termes existe en chinois. Dans le langage courant, on utilise “Kung fu” pour classifier ce qui ressemble de près ou de loin à des arts martiaux chinois (voire vietnamiens).

Pourtant, ce terme en chinois est bien plus subtil. “Kung fu” désigne en fait un accomplissement ou une certaine maîtrise obtenu par le travail. Il n’est donc pas nécessairement lié aux arts martiaux. On peut tout à fait dire également d’un excellent musicien ou d’un excellent pâtissier qu’ils possèdent un bon Kung fu. Les chinois étendent donc ce processus à une gamme beaucoup plus large d’activités.

Le Wushu signifie littéralement “Arts de la Guerre” ou “Art Martial” en mandarin. Ce “Wu”, dans son sens ancien, désigne également la capacité de stopper ou d’empêcher quelque chose de néfaste de se produire. Le Wushu serait alors “l’art de stopper quelque chose de néfaste”. J’aime beaucoup cette seconde définition.

Aujourd’hui, les pratiquants d’arts martiaux font référence au Wushu moderne, c’est-à-dire les formes martiales présentées dans les compétitions réglementées (à grands renforts de sauts et d’acrobaties notamment). Ces compétitions englobent le Taijiquan, le Changquan et la Nanquan. Les formes de chacun de ces 3 styles sont présentées mains nues et avec armes.

Tu propose aux visiteurs de ton site de découvrir le Kung Fu, mais aussi d’aller s’entraîner en Chine. Selon toi, qu’est-ce qui amène les gens à aller en Chine plutôt que de se perfectionner de par chez nous? Quels problèmes rencontrent-ils en occident qui sont solutionnés sur place?

Avant de répondre à cette question, j’aimerais attirer ton attention sur une chose: la distinction entre s’entraîner en France (ou dans son pays d’origine) et s’entraîner en Chine. On a tendance à opposer les 2 concepts. Et je reçois parfois des mails de personnes qui ne comprennent pas que l’on puisse avoir l’idée de partir s’entraîner en Chine parce que les cours dispensés en France sont déjà de bonne facture et largement suffisants.

Je suis entièrement d’accord mais je sais aussi qu’une formation en Chine est complémentaire à la pratique en France. On peut parfaitement cumuler les 2 approches et même en retirer de plus grands bénéfices.

Au rayon des avantages, se former aux arts martiaux en Chine présente des spécificités difficile à appliquer en France:

  • Une pratique plus intensive – En Chine, on peut s’entraîner plusieurs fois par jour et tous les jours si on le souhaite. Aucune contrainte liée aux créneaux horaires ou à la disponibilité. Vous êtes littéralement plongé dans une marmite de Kung fu.
  • Une découverte culturelle – Pratiquer dans un gymnase en France et pratiquer dans un Temple en Chine est radicalement différent. De plus, les cours se font en mandarin: tout est en version originale sans sous-titres ! Et puis chaque détail de la vie courante est sujet à découverte culturelle. Vous ne vous ennuyiez jamais !
  • Une expérience humaine – Se retrouver dans un pays dont la culture est tellement différente permet de porter un regard différent sur vous-même: votre capacité à supporter une épreuve physique intense, votre capacité à appréhender une nouvelle culture dont vous ignoriez presque tout, votre ouverture d’esprit, la connaissance de vous-même…

Le kung fu est de plus en plus prisé, notamment avec le développement du cinéma chinois (et particulièrement Hong Kongais), et beaucoup de touristes vont visiter les centres en Chine. Mais comment aller s’entrainer en Chine dans un centre qui ne soit pas un attrape-touristes?

Difficile de déterminer des règles précises à ce sujet. La première chose à retenir est d’éviter la période d’été car c’est le moment où la grande majorité des étrangers se rendent en Chine. Ensuite, il faut s’assurer de “l’authenticité” de l’école choisie. Par exemple, j’évite les écoles dont le seul but est d’avoir toujours plus d’élèves sans souci de qualité. J’apprécie également les endroits géographiquement “isolés” des villes car cela permet de se concentrer sur l’entraînement et rien d’autre. Je demande également toujours si les étrangers sont nombreux à venir ou pas. S’il y a autant voire plus d’étrangers que de chinois, j’ai tendance à me méfier. Les conseils sont nombreux, j’en ai énuméré quelques-uns ici.

Trouver ce type d’école se fait principalement par recommandation car mener seul les recherches est fastidieux et souvent cause de grosses désillusions (sans compter l’argent et le temps perdu). Et c’est justement pour épargner votre temps que je propose des formations authentiques sur Kung fu Tradition. Toutes les écoles proposées viennent de recommandations que j’ai pris la peine de vérifier.

De plus, j’appelle par téléphone chaque futur stagiaire pour bien comprendre leur projet et j’accompagne les groupes personnellement les 2 premiers jours de formations. Je m’efforce ainsi de leur présenter au mieux ce que j’ai pu apprendre ici et de les mettre dans les meilleurs dispositions pour que leur aventure soit inoubliable.

Quel est la plus grosse idée reçue sur l’apprentissage du kung fu en Chine?

Sans hésiter, la question du niveau. Plus de 75% des gens qui me contactent par mail ou sur facebook me demandent si leur faible expérience ou leur inexpérience martiale posera problème pour ce type de stage. A cette question, je réponds ce que je leur réponds toujours: il n’existe pas de niveau nécessaire pour vivre un entraînement en Chine, cela n’a aucune importance en réalité ! La seule chose utile est une réelle passion (motivation) et l’envie d’apprendre (au sens large). Personne ne vous jugera sur vos prouesses physiques !

J’essaie sur mon site de présenter la culture chinoise. Est-il indispensable de connaître le(s) kung fu pour comprendre pleinement la Chine?

Je ne crois pas que la connaissance du Kung fu soit indispensable pour comprendre pleinement la Chine. Le plus souvent, les gens accède à la culture chinoise à travers une passion, un intérêt ou une liaison sentimentale. Ca peut-être la calligraphie, le business, le sport, la gastronomie, un mariage… Dans tous les cas, cet élément qui nous rallie à la Chine nous offre l’accès à cette vaste culture dont chacun est libre d’en apprendre et d’en retirer ce qui l’intéresse.

Dans mon cas, ce sont les arts martiaux et la langue chinoise qui m’ont donné accès à la culture chinoise. Par la suite, j’ai étudié leur façon de traiter en affaires. Je suis marié depuis quelques mois avec une hong-kongaise et je me suis mis naturellement au cantonais.

Je considère avoir encore beaucoup de choses à apprendre et à découvrir pour commencer à appréhender cette culture. Mais c’est sur ce chemin que je me sens vraiment épanoui !

Selon toi, à partir de quel moment peut on considérer que l’on est “bon” en Kung Fu?

A mon avis, on peut atteindre un bon niveau martial dans la mesure où ce niveau est mesurable. Seulement, ces mesures ne représentent que le côté sportif des arts martiaux chinois, c’est à dire pas grand chose finalement. Je vais ici paraphraser Bruce Lee: “si tu te retournes [pour voir le chemin accompli], tu cesses déjà de progresser”.

En tant que pratiquant de Wushu, je considère avoir toujours quelques chose à apprendre. Les autres peuvent dire de moi que je suis bon ou mauvais ou puissant ou lent… Ils peuvent me catégoriser. Mais cela ne me fera pas perdre de vue la direction à suivre: “se fixer aucune limite comme seule limite” (encore une citation de Bruce Lee !).

Peux-tu nous donner une anecdote de ton apprentissage des arts martiaux en Chine, ou de l’un de tes élèves?

J’aime citer le cas de Thomas: un adolescent de 17 ans qui, avec l’accord de ses parents, a pris 1 année sabbatique pour explorer le monde. Après avoir fait de l’humanitaire en Afrique, il souhaitait partir s’entraîner au Shaolin au Temple Fawang pendant 3 mois. Lorsque je l’ai accueilli à l’aéroport de Pékin, j’ai rencontré un jeune homme passionné mais timide et plutôt introverti. 2 mois plus tard, je suis revenu au Temple avec un autre groupe et j’ai revu Thomas… Métamorphosé ! Il tenait pas en place plus de 5 minutes, s’amusait et riait avec les élèves chinois du Temple, parlait fort (sa voix était grave et inaudible à notre première rencontre)…

Je me suis alors dit que l’aventure pour lui avait été incroyablement bénéfique et qu’il rentrerait en France “décomplexé” et beaucoup plus sûr de lui. Pari réussi !

Un mot pour la fin?

Je ne sais plus où j’ai lu cette expression mais je terminerai là-dessus: “Mieux vaut avoir des souvenirs que des regrets. Donc voyagez !”

Continuez à découvrir Yoni et sa passion sur son blog : Kung Fu tradition.

Culture chinoise [n]old

Une vie chinoise : le temps du père, par P.Ôtié et Li Kunwu :

03/05/2012 — by Cédric BEAU

Vous aimez la Chine et sa culture? Vous allez aimer le livre de cette semaine. Mais avant :

J’offre un exemplaire de ce livre à Danielle, abonnée à la newsletter. Tout simplement parce qu’elle est abonnée à la newsletter. Elle le vaut donc bien!

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Une vie chinoise...

 

Vous allez découvrir dans cet article Une vie chinoise, je vous présente le sommaire. Et je vous explique pourquoi vous DEVEZ vous procurer ce livre.

Allons y…

Dans un premier temps, il faut savoir que ce livre est le premier d’une trilogie. L’ouvrage se sous-titre “Le temps du père”…

Préface, de Pierre Haski

 

Chapitre 1 : Rouge, pur

Présentation de la Chine des années 1950 : 600 millions de chinois

La famine de 1960 : une catastrophe, un désastre, et des millions de morts

L’occidentalisation et les loisirs des chinois…

L’échec du communisme, les erreurs de Mao

Les pieds bandés : torture pour la beauté des femmes…

La vénération de Mao au détriment des traditions et des parents…

Qui est Lei Feng? Naissance d’un héros créé de toutes pièces

A bas l’impérialisme américain!

Cliquez ici pour vous procurer un exemplaire de Une vie chinoise

 

Chapitre 2 : Le petit livre rouge

La révolution culturelle prolétarienne

La réponse à tout : le petit livre rouge de Mao Zedong

Comment rues et bâtiments ont été renommés par le communisme

Pourquoi interdire les mini-jupes et les belles coiffures

L’arrivée des gardes rouges à Beijing

Autodafé et destruction d’oeuvres, un acte sans possibilité de retour…

Folie des plus jeunes, brigades révolutionnaires

La politique aux commandes de l’éducation des masses

Dénonciations familiales et ruptures tragiques d’amitiés

Faire son autocritique : honte et punition

Prise de conscience : 17000 tués, 69000 blessés, par erreur (dans une seule province)…

Rééduquer les campagnes

Résister au tigre de papier (Etats Unis)

Cliquez ici pour vous procurer un exemplaire de Une vie chinoise

 

Chapitre 3 : armée rouge

Le grand timonier est mort : pire qu’un tremblement de terre…

 

Pourquoi vous DEVEZ lire ce livre :

La Chine vous intéresse, et vous pensez que l’Histoire de la Chine permet de comprendre la culture actuelle d’un peuple de 1,3 milliards de personnes.

Vous n’avez pas le courage de lire une encyclopédie, mais vous aimeriez savoir concrètement ce qu’il s’est passé et que l’on ne vous dit pas forcément dans les livres d’Histoire ou à la télévision?

Alors cette semaine, lisez Une vie chinoise