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Voyager en Chine

Tribulations d’un chinois en Chine

03/06/2018 — by Cédric BEAU

Article publié le 11/05/2008
Dernière mise à jour le 03/06/2018

Tribulations d’un chinois en Chine ?

Ou plutôt les aventures quotidiennes d’un français à Shanghai en fait. Mais j’aimais bien ce titre, parce que j’aimais bien ce livre.

Si vous ne connaissez pas, regardez ici : https://amzn.to/2LVI8mX

D’ailleurs mon actuel livre de chevet, pour la Nième fois déjà.

Aujourd’hui je voulais vous faire partager une petite innovation que j’ai pu apercevoir en allant profiter des réductions spéciales fête des mères (deuxième dimanche de Mai pour les chinois) à Carrefour près de ChiFeng Lu Zhan, et proche de Lu Xun Gong yuan pour les amateurs de parcs plus que de stations de métro.

Revenons à nos innovations, il s’agit en fait d’un panneau lumineux qui montre à tous les passants, au niveau du carrefour au Nord de Carrefour (admirez le jeu de mots pourri), le nombre de décibels en temps réél ! En moyenne 60 (en vert messieurs dames), jusqu’à 85 quand un bus et un camion démarrent en même temps (en rouge ce coup ci).

Cependant, malgré l’aspect ludico-amusant de ce fameux panneau, il y a quelque chose que je n’ai pas totalement saisis. En effet, à en voir les bâtiments alentours, on ne pourrait envisager la construction d’un éventuel mur anti-bruit. Peut être un tunnel ?

Néanmoins, ca attire pas mal de curieux, et c’est toujours mieux d’informer les gens qu’ils sont trop bruyants que d’éteindre simplement le panneau lorsqu’il n’y a rien de mieux à afficher, ne pensez-vous pas?

A bientôt sur le blog pour de nouvelles aventures, ou dans la méthode Crampe pour aprendre le chinois :

www.methodecrampe.com

Cédric Beau

Voyager en Chine

Comment chopper le décalage horaire (rephasez-vous!) ?

01/09/2014 — by Cédric BEAU

Voici ma méthode, certains concepts sont logiques, mais je vais un peu plus loin avec des astuces pour “aider” notre cerveau à se préparer à se “décaler”

Il m’arrive souvent de faire des “allers-retours” de seulement quelques jours, rien de pire pour la santé. Par exemple : lorsque je vivais en Chine je peux me souvenir de deux allers retours en France d’une semaine sur place seulement. Et quand je vivais en France, je me souviens avoir même fait un aller-retour avec seulement 24h sur place (arf!) en Chine.

Aujourd’hui, je suis arrivé à Bruxelles depuis 3 jours, et je vous écris alors que je viens de terminer mon petit déjeuner, je suis frais et dispo, il est 8h05.

La méthode :

L’idée est de se caller sur le décalage horaire TOUT DE SUITE, dès que vous arrivez sur place. Pas de sieste, oui vous venez de faire 20h de voyage et ici il n’est que 6h du matin (du moins c’était mon cas le 27 août). Mais en Chine ou en France, on a tous des longues journées, et ce n’est pas pour ça que l’on se permet de dormir toute la journée.

Laissez la fatigue s’accumuler, et attendez le soir. Et :

– Si habituellement vous dormez beaucoup (si l’on ne vous réveillait pas, vous vous lèveriez tous les jours à 12h) alors allez vous coucher à 20h.

– Si habituellement vous ne dormez que 7 à 8h par nuit, alors allez vous coucher à 23h.

Les astuces :

Avec la fatigue accumulée, vous n’aurez aucun souci à vous endormir, et c’est la première astuce.

Si le soleil n’est pas encore couché, hackez votre cerveau : une demi heure avant votre heure définie pour le coucher, éteignez les lumières, fermez les fenêtres (volets, rideaux), faites du noir. Votre cerveau va comprendre que c’est la nuit (même si ce n’est pas le cas, il est con ce cerveau ^^) et va commencer à sécréter de la mélatonine.

La mélatonine, c’est l’hormone du sommeil. Vous êtes en train de “régler” votre horloge interne. Vous pouvez aussi trouver de la mélatonine en gélules à votre pharmacie, c’est pas cher et je connais pas mal de voyageurs qui en ont toujours une boite dans leur sac (j’ai pour ma part oublié les miennes en Chine).

Mélatonine en boîte, et autres vitamines.
Mélatonine en boîte, et autres vitamines.

Le premier matin, même principe : à 6h30 ouvrez les volets. Si il fait encore “noir”, allumez une petite lumière, et progressivement “illuminez” votre appartement.

Votre cerveau va comprendre qu’il fait jour, et va continuer ses réglages. Prenez un bon café bien fort, et vous serez paré pour le boulot! (n’attendez pas d’être au boulot pour prendre votre café, la caféine atteint son niveau maximum sous 30 à 60 minutes et garde un niveau “raisonnable” (pour l’effet recherché aujourd’hui) environ 2 à 4 heures. Et comme vous le savez, la première impression est bien plus importante que celle que vous donnerez à 11h. Parce qu’à 11h30 et d’ailleurs jusque 16h, vos collègues aussi auront une baisse de productivité (le saviez vous?)

Autre astuce : les premiers jours, ne mangez pas “trop lourd”, ni “trop gras”. Je commence pour ma part à faire attention la veille du départ. Manger trop lourd ou trop gras perturbe le sommeil, et serait une résistance à tout cette procédure.

Et vous voila “à peu près” frais et dispos!

Je lutte ensuite contre les petits coups de barre ponctuels en prenant un complexe multi-vitaminé pendant une petite semaine, et beaucoup de jus de fruits. Mais je pense que là c’est plus la fatigue du voyage et le stress, que le décalage horaire.

High Tech en ChineInternet ChineVoyager en Chine

Bonne nouvelle pour les travailleurs nomades : Dropbox multiplie par 10 sa capacité de stockage

30/08/2014 — by Cédric BEAU

Je vous parlais avant de partir pour un (peut être très long) voyage de l’importance de dématerialiser au maximum vos documents. J’utilise notamment Dropbox, Evernote et Backblaze.

A vous de choisir la solution qui vous intéresse. Pour ma part, j'utilise... les trois!
A vous de choisir la solution qui vous intéresse. Pour ma part, j’utilise… les trois!

Dropbox

Dropbox permet d’avoir un dossier synchronisé avec “le Cloud” mais aussi avec d’autres ordinateurs physiques / smartphones et compagnie. Par exemple, avant de partir j’ai synchronisé mon Dropbox avec mon PC en Chine, mon PC portable, et mon téléphone. Si, par exemple, je perds mon passeport aujourd’hui, je peux :

– En sortir une copie depuis mon téléphone portable
– En sortir une copie depuis mon ordinateur
– En sortir une copie depuis n’importe quel ordinateur lié à Internet
– En faire sortir une copie / l’envoyée par mail par mes beaux parents depuis l’ordi de mon bureau en Chine

Autant dire que je pars l’esprit serein!

Par ailleurs, je me suis déjà fait cambriolé en 2009, et ai perdu des milliers de photos. Le matériel, ça se remplace, ça se rembourse (merci l’assurance). Mais les souvenirs, il sont perdus. Et ça, ça fait très mal.

C’est pourquoi j’ai souscrit à un compte Pro chez Dropbox, qui me permet d’avoir 200Go d’espace disque pour mes photos, et depuis peu, mes fichiers de boulot (je fais pas mal de vidéos en plus, ça prend de la place). Et en plus, hier j’ai eu un mail m’annonçant que Dropbox passait gratuitement TOUS les comptes Pro à 2000 Go (2To) d’espace!

Le compte 1To (LARGEMENT suffisant pour n’importe qui) est à 9,99 dollars américains par mois. Ca fait 7,50 euros pour un produit qui change vraiment la vie. Je vous le recommande.

Evernote

Comme son nom l’indique : c’est mon logiciel de prise de note et d’enregistrage d’idées de référence. Note texte, note vocale, capture d’écran, adresse d’article de blog… Je l’utilise pour :

– Enregistrer une seconde copie de mes documents importants (complètement parano le gars)
– Enregistrer toutes mes idées, par exemple dès qu’une idée d’article de blog ou de vidéo me passe par la tête, hop, dans Evernote (des idées tout le monde en a, ne laissez pas les vôtres se perdre ou s’oublier!)
– Listes de courses, trucs en vrac… Que je trierai plus tard

Evernote est synchronisé avec mon ordi et mon téléphone portable. J’utilise la version gratuite.

Backblaze

Plus récent, je m’y suis mis il y a quelques mois quand j’ai reçu une promo via AppSumo. Backblaze sauvegarde TOUT sur votre ordinateur. Je l’utilise au cas où je me fais voler mon PC ou en cas de pépin pour les fichiers que je n’aurais pas mis dans Dropbox (je remplis souvent mon “bureau” de fichiers et dossiers avant de les mettre dans Dropbox)

Je paye 25 dollars américains par an, mais je crois que l’abonnement “normal” doit être à 5 dollars par mois. Vous pouvez l’utiliser à la place de Dropbox si votre but est uniquement de sauvegarder vos fichiers et non de les partager / synchroniser entre plusieurs personnes / matériels.

A l’heure du numérique, à vous de choisir la solution la plus adaptée pour partir en voyage serein

Voyager en Chine

Arrivée dans un pays étranger, quelques astuces en plus

29/08/2014 — by Cédric BEAU

Je vous écris depuis un hôtel à Bruxelles, il est 4h32 du matin, vive le décalage horaire…

Je suis arrivé hier sur place, et tout se passe plutôt bien. Heureusement que j’avais appliqué quelques conseils que je vous partage aujourd’hui, sinon j’aurais passé une très très mauvaise journée

Installer un GPS qui ne consomme pas de données 3G

OSMand+
OSMand+

Avant d’arriver dans une ville inconnue, et de retrouver l’hôtel, je repère toujours les lieux sur une carte (en utilisant Google Maps). Mais une fois sur place, la réalité peut être plus difficile à comprendre qu’un plan (ou l’inverse pour les filles peut être ^^).

Si en Chine j’utilise un GPS qui consomme un peu (parfois beaucoup) de la 3G (高德地图), je ne peux pas me le permettre ici en Belgique, où les télécoms sont très chers (3 fois plus chers qu’en France, qui est elle-même déjà pas donné).

Je vous recommande donc d’utiliser OsmAnd+, et de télécharger les cartes des pays dans lesquels vous vous rendrez avant de partir, en utilisant la connexion wifi de chez vous. J’ai pour ma part téléchargé Allemagne, Belgique, Pays Bas et France (comme je ne sais pas où je serai dans une semaine, j’ai tout prévu!)

Prérequis : une carte SD ayant suffisamment d’espace disponible, et un téléphone ayant la fonction GPS. Pensez aussi à activer le Wifi afin d’aider le GPS à identifier plus rapidement votre position.

Ca m’a aidé : effectivement, car j’avais oublié à quel point l’Europe était “calme” à 6h du matin. Personne dans les rues à qui demander son chemin, aucun commerce d’ouvert. J’ai pu avoir “une idée de la direction” grâce au patron d’un tabac qui ouvrait tôt, et ensuite merci le GPS!

Avoir 2 cartes SIM / l’option international

Téléphone Samsung avec deux emplacements carte SIM
Téléphone Samsung avec deux emplacements carte SIM

J’ai changé de numéro juste avant de partir de Chine, afin de me mettre sur mon contrat de la maison (on peut avoir jusqu’à 5 numéros de portable + 1 numéro de fixe + Internet sur un seul et unique contrat China Mobile). Mais j’ai oublié d’activer l’option international avant de partir (procédure simple : mettre 500yuans de crédit et dire “je veux activer l’option internationale” fait l’affaire)

Heureusement, je n’avais pas jeté mon ancienne carte SIM. Je l’ai donc laissée dans mon téléphone. C’est ça qui est pratique en Chine : la plupart des téléphones ont deux slots pour carte SIM. J’ai donc toujours de quoi téléphoner en cas d’urgence ou de nécessité.

Autre astuce : acheter sur place une carte SIM locale, de 10€ par exemple, dès votre arrivée.

Prérequis : si vous êtes comme moi, un téléphone avec deux slots carte SIM et les deux cartes SIM qui vont avec. Sinon, un téléphone avec soit une carte SIM option internationale, ou une carte SIM locale.

Ca m’a aidé : ça ne m’a pas encore aidé, j’ai passé un seul coup de fil jusqu’ici, en utilisant du crédit Skype, le reste des communications s’est fait via WeChat et du Wifi (dont je vous parle juste après)

Acheter une carte / un plan dès que possible

Quelques points touristiques à ... Bruxelles bien sûr :)
Quelques points touristiques à … Bruxelles bien sûr 🙂

Pour se repérer plus facilement, identifier les stations de transports en commun (métro, tram, train…). J’en ai acheté une pour 3€ et elle m’aide surtout pour demander mon chemin, ou simplement demander “où je suis” et orienter sur une autre discussion.

C’est aussi rassurant au cas où le téléphone n’a plus de batterie (parce qu’un téléphone qui recherche les nouveaux réseaux suite au changement de pays, puis est utilisé pour le GPS à tout va, eh bien sa batterie elle se vide super vite).

Bien sûr pour ce problème de batterie je vous avais probablement déjà évoqué les deux powerbank que j’ai toujours sur moi. C’est aussi un outil très pratique!

Prérequis : avoir 3€ (au moins)

Ca m’a aidé : bien utile pour repérer les grandes voies, et m’orienter “grossomodo” en fonction des points cardinaux. J’aime “errer” dans les villes sans savoir vraiment où je vais, mais sans toutefois m’éloigner de trop d’un point d’intérêt final.

Avoir des options pour aller sur Internet (aller dans un café ^^)

Mon cappuccino, un régal! (photo non contractuelle ^^)
Mon cappuccino, un régal! (photo non contractuelle ^^)

Ne recherchez pas le “cybercafé”, que ce soit en Chine ou ailleurs, recherchez le “café”! D’ailleurs, le café, il est bien moins cher par chez nous, et bien plus goutû. Cependant rien ne vous empêche de consommer pas cher en Chine aussi!

Et une conso pour quelques heures de wifi gratuit (que je renouvelle tout de même ensuite si je reste sur place), c’est bien mieux que de ne payer “que” pour de l’Internet.

Prérequis : avoir votre propre ordinateur portable, ou votre tablette, ou téléphone.

Ca m’a aidé : dès les premières heures après l’arrivée, j’étais dans un café pour checker les mails, je me suis rendu compte que mon dernier livre avait frôlé le top 100 de la boutique Kindle d’Amazon (n°134 des ventes!!) et j’ai envoyé quelques WeChats pour signifier à ceux que ça intéresse que tout allait bien

Avoir plusieurs cartes bleues, prévenir votre banque, avoir une réserve en liquide.

Un petit peu de chaque, si vous voyagez fréquemment dans plusieurs pays définis...
Un petit peu de chaque, si vous voyagez fréquemment dans plusieurs pays définis…

Là j’ai rencontré de la difficulté. J’avais prévu deux cartes bancaires, une UnionPay avec laquelle je peux retirer dans une partie des distributeurs en Europe, et une autre MasterCard avec laquelle je peux retirer dans quasi tous les distributeurs en Europe.

Malheureusement la banque choisie pour retirer avec l’UnionPay était en train de re-remplir les distributeurs, et il n’y en avait pas d’autre à proximité.

Et ma carte “MasterCard Platinium qui déchire tout” (selon les dires de la HSBC) semble bloquée pour les retraits. Elle est toute neuve et je ne sais pas ce qui leur a pris. Heureusement il me restait une carte de crédit VISA. Il y a des frais mais bon. Ca dépanne.

Je recommande aussi de toujours avoir une (petite) réserve d’argent avec vous. J’en ai toujours sur moi (enfin, avec les valises), dans laquelle j’ai plusieurs devises : Yuans chinois, Hong Kong dollars, et Euros. Ca dépanne pour les urgences, et en cas de “gros” souci, il suffit d’aller au bureau de change pour changer les devises qui ne sont pas celles du pays en question.

Prérequis : avoir plusieurs cartes bleues (vous pouvez aussi acheter des cartes bleues prépayées sur place, parfois les cartes sont bloquées pour les retraits, mais pas pour les payements, comme c’est mon cas pour la MasterCard), et une petite réserve d’argent (par exemple : 1 jour d’hôtel, de transports et de repas. Le montant variera donc en fonction de votre niveau de vie, nombre de personnes dans la famille, etc…)

Ca m’a aidé : la carte bleue de secours, c’est certain. Cela m’a permis de m’acheter à manger pour la journée et rentrer serein à l’hôtel, et checker sur Internet/téléphone avec ma banque via Skype que j’appellerai juste après avoir écrit cet article

Un adaptateur universel + une multiprise

Il vous en faudra une comme ça
Il vous en faudra une comme ça

J’aime mon nouvel ordi pour sa batterie qui dure 5 à 10 heures, mais au bout d’un moment, il faut bien le recharger. Lorsque l’on se rend en Chine je trouve qu’il n’y a pas de souci, car on peut utiliser presque tous les types de prises possibles. Mais dans d’autres pays, mieux vaut s’équiper d’un adaptateur universel.

Je ne recommande pas d’emmener avec vous plusieurs adaptateurs universels, parce que ça coûte cher, et que ce n’est pas plus lourd qu’une… multiprise. J’ai donc emmené avec moi une multiprise chinoise, et vous pouvez faire la même chose avec une multiprise française (ou autre selon votre pays) lorsque vous voyagez.

Prérequis : acheter un adaptateur universel, et une multiprise (généralement, ça on en a déjà qui traîne dans la maison)

Ca m’a aidé : c’est certain, je suis branché dessus actuellement, ordi et téléphone en train de charger

A très vite pour de nouvelles aventures!

Voyager en Chine

Il fallait y penser : 4 astuces pour réduire votre budget voyage à l’étranger

21/08/2014 — by Cédric BEAU

Comme vous le savez certainement, je vais quitter la Chine pour 6 mois à 1 an voire un petit plus d’un an, à partir de fin août.

Et alors, c’est toute une organisation : l’avion, les bagages, réserver un hôtel ou bien alors un logement qui ne coûtera pas trop cher. Parce que sur 6 mois, 1 an, et bien il n’est pas facile de trouver quelque chose qui soit abordable. Et si en plus on voyage et que l’on veut louer sur du court ou du moyen terme, on ne peut pas se permettre de louer un appartement comme on ferait une location classique…

Il y a aussi les déplacements, est-ce qu’on va prendre le train, le taxi ?

Je vais évoquer avec vous chaque point, un à un, afin de vous donner mes meilleures astuces. Parce que ça fait déjà un paquet d’années que je voyage entre la France, la Chine, l’Allemagne, l’Angleterre , la Belgique… Et j’ai pu accumuler beaucoup beaucoup de petites astuces :

Trouver un vol “pas cher” (ou plutôt : un super compromis) :

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La première astuce ça sera donc pour les vols. Parce que c’est souvent le plus gros du budget voyage. Et si vous voyagez, que ce soit sur le long terme ou sur le court terme, et bien cette astuce vous intéressera.

Je fais toujours mes comparatifs des prix via Jetcost. Jetcost me redirige ensuite vers un autre site, un autre comparateur ou un autre site de réservation de vols qui sera bien souvent le moins cher. Par exemple, Expedia ou bien E-dreams. Pour mon voyage de la semaine prochaine, c’est par Expedia que j’ai réservé.

Ce genre de services est parfois un petit peu en décalé et ils ne savent pas forcément s’il reste des places disponibles sur les vols. Ils proposent donc le prix de la dernière réservation effectuée. Ce qui veut dire que parfois, on a un bon prix sur Jetcost, et par contre quand on arrive sur le site de la compagnie aérienne ou alors sur Expédia ou E-dreams, et bien le prix est augmenté et ce n’est plus le même.

Ca vous est peut être déjà arrivé.

Mais ça permet au moins d’avoir une bonne base et de savoir à peu près quelles sont les compagnies les plus intéressantes sur la période qui nous intéresse. Il faut savoir aussi que quand je réserve un vol, je réserve souvent sur une période d’une semaine ou de 2 semaines. Je regarde tous les prix sur cette période là et je vous le recommande aussi :

Ne vous fixez pas de date précise de départ en vacances avant d’avoir fixé le prix de votre billet d’avion. Ca vous permet de faire de sacrées économies. Du jour au lendemain, le prix peut varier de 200€, 500€, 600€ parfois 1000€. Donc vérifiez bien (avec Jetcost on peut faire ça en un clic) les jours précédents, les jours suivants de la date estimée de vos vacances. Par exemple, là j’ai eu un vol avec 2 escales (parce que là je suis au centre de la Chine) vraiment pas cher du tout parce qu’on est à peu près de 300 à 400€ par personne de la Chine vers l’Europe.

Autre astuce pour les vols que j’utilise de plus en plus c’est le service Flightfox. Il s’agit d’un service d’experts qui recherche en échange d’un petit frais (mais pas de commissions, ça c’est important de le noter, ils n’ont pas de commissions de la part des compagnies aériennes ou des sites) les meilleurs prix pour votre voyage.

Et là c’est pareil, vous indiquez soit la date précise de départ et de retour, soit une approximation (c’est souvent plus intéressant et c’est d’ailleurs ENCORE PLUS intéressant si vous préparez votre voyage que ce soit sur au moins 7 semaines avant votre départ) et ils vous recherchent les meilleures routes possibles avec les meilleures astuces. Ce sont des experts ! C’est à dire que parfois ils vont vous trouver des trucs un petit peu tordu comme par exemple vous réserver un vol que vous ne prendrez pas tout simplement parce que ça rendra le billet moins cher!

Par exemple, moi je vais de Guiyang à Bruxelles, parfois le fait de réserver un vol de Bruxelles à Londres après tout le parcours de Guiyang jusque Bruxelles va rendre l’ensemble du billet, l’ensemble du parcours moins cher. Et ce genre d’astuce et bien ils y sont très habitués. Ca permet aussi d’avoir des réductions de 100€, 200€ sur un trajet, voire plus si vous avez pas l’habitude déjà d’utiliser les autres services (comme Jetcost que j’évoquais à l’instant).

Flightfox coûte 50$, donc à peu près 40€, pour qu’un expert vous propose 2 ou 3 itinéraires possibles. Et là aussi, ils se plient à vos souhaits, par exemple si vous êtes vraiment très très flexible et très aventurier et que ça ne vous gène pas de rester 12h bloqué dans un aéroport à Moscou en attendant un autre vol, et bien ils vous trouveront le moins cher.

Si vous cherchez un bon compromis et que vous ne voulez pas attendre trop longtemps aux escales et que vous voulez pas trop d’escales non plus et bien ils vous trouveront le moins cher pour ce compromis.

Et si vous êtes vraiment très strict, par exemple que vous voulez trouvez le moins cher pour une classe affaire ou une première classe, là aussi, ils vous trouveront le moins cher possible pour la classe affaire ou la première classe. Dans tous les cas, c’est un service très très utile. Parfois, les prix que Flightfox me propose sont les mêmes que ceux que j’ai cherchés et que j’ai trouvés sur Jetcost après parfois des semaines, dépensé des heures de recherche et d’étude de prix. Eux ils y arrivent en général en quelques heures. Ca peut vous épargner aussi du temps et le temps ça coûte cher aussi comme vous le savez, je suppose, comme le dit le très célèbre proverbe.

Je pense arrêter Jetcost à l’avenir (et tout le temps passé à comparer et calculer) pour ne passer que par Flightfox (et passer le temps gagné à jour avec mon gamin).

Pour conclure, cette fois ci j’ai pris un vol avec Hainan Airlines. Cette compagnie est vraiment très très intéressante pour les départs et arrivées à Bruxelles (je l’avais prise aussi début juillet pour me rendre aussi à Bruxelles). Si vous êtes en Belgique, ça peut être intéressant de regarder les prix de Hainan Airlines dans un premier temps. Bonne qualité à la fois pour la qualité des pilotes mais aussi pour le confort et les repas… Très bon compromis, très bon rapport qualité-prix.

La question des bagages (encombrants ces trucs là!)

flickr/monochromeloco
flickr/monochromeloco

Alors ensuite, et c’est logique avec l’avion, on a la question des bagages.

Les bagages ça coûte cher, et le surplus de bagages ça coûte (très) cher aussi. En plus c’est vraiment pas pratique et surtout si on prévoit de voyager pour une grande période : qu’est ce qu’il faut prendre ? Qu’est ce qu’il ne faut pas prendre ? Comment s’organiser ?

Alors je vais vous donner quelques astuces, mais il faut savoir que je travaille un petit peu sur le principe de Léo Babota : être très minimaliste. Depuis que je voyage beaucoup c’est encore plus d’actualité, parce que sinon c’est vraiment pas pratique. Et j’essaie donc de me débarrasser des choses inutiles, de ne pas acheter des choses inutiles et quand j’ai des choses qui par exemple sont passées de goût ou ne sont plus vraiment en très bon état, et bien je les donne ou bien alors je les jette.

On se rend compte qu’on a vraiment énormément de choses qui ne servent à rien et qui parfois d’ailleurs restent dans des cartons pendant 15 ans.

Alors je me pose la question, à chaque fois que je vois un objet : quelle est la place de cet objet dans la maison ? Quelle est la place de cet objet dans ma vie ?

Et c’est souvent très révélateur.

Parfois, on vois un objet qui a l’air pas mal et qu’on aime bien ou alors qui a simplement “l’air cool”, qu’on achète comme la plupart des petits gadgets d’ailleurs. Mais lorsqu’on se pose ces 2 questions, on se rend compte qu’au final on n’a (n’avait) pas besoin de l’acheter.

Avec ces principes, j’arrive à faire tenir mes bagages, mes vêtements pour les 6 mois à venir plus toutes mes affaires pour le boulot (parce que vous savez que je travaille de manière dématérialisée que ce soit dans l’import, dans la formation soit dans tous les business que je fais). J’ai juste besoin de tout ce qui sera informatique et ensuite de tout ce qui me permettra d’accéder à internet.

Et donc, j’arrive à faire tenir tout mon travail (et celui de mon épouse) dans UN sac à dos, et toutes mes affaires (vêtements, quotidien) dans UNE valise de 20kg.

Pour les vêtements, parfois encombrants (par exemple là j’ai prévu une doudoune pour l’hiver) j’utilise des sacs qui permettent de retirer l’air (de ce genre mais en mieux ^^). Ca permet de prendre beaucoup beaucoup moins de place.

Généralement, tous les vêtements d’une valise ne tiennent que dans la moitié d’une valise, une fois qu’ils sont comprimés.

Donc là pour moi, mon épouse et mon fils avec toutes les affaires et tous les vêtements, les affaires du boulot plus les produits de la vie courante plus des affaires qu’on a emmenées comme par exemple des épices et des choses à manger d’ici de Chine, tout tient dans 3 valises : 2 grandes et 1 petite.

Mes affaires de boulot tiennent dans un sac à dos et on a un petit sac à dos pour le voyage que prendra mon épouse. Et c’est tout parce que quand on est avec un enfant, on ne pourrait pas se permettre de ne pas avoir une main pour lui.

Retenez donc : dans toutes vos affaires au final, il y a beaucoup de choses qui ne servent à rien et qui ne sont pas utiles et dont vous n’avez pas besoin. Et bien tout simplement : ne les prenez pas, ne vous en servirez pas.

Ne prenez que l’essentiel. Parfois on se dit “peut être que j’aurais besoin”, je ne sais pas moi, du sèche-cheveux s’il y en pas dans l’hôtel. On peut toujours acheter sur place et parfois ça coûte bien moins cher d’acheter des choses sur place que d’avoir un supplément de bagages.

Parce qu’un supplément de bagages, ça va vite dans les 23€, 25€ par kilo supplémentaire.

Cependant, il y a encore une astuce que je voudrais partager pour le supplément de bagages. J’en ai eu une fois, un supplément de bagages de 10 kg!. Mais il fallait absolument que je ramène tout de l’Europe vers la Chine. Sachez qu’on peut aussi négocier les suppléments. On peut par exemple , lorsque vous avez un supplément de bagages de 10 kg, plutôt que de payer au kilo demander à la compagnie aérienne s’ils n’ont pas un forfait pour un bagage lourd. Parce que plutôt que de payer 25€ fois 10kg, vous allez payer un bagage lourd et ça sera peut-être 100€ (l’équivalent de 4 kg!) qui vous fait économiser, dans mon cas 6 fois 25€ (ça faisait 150€ de “gagnés” et ce n’est pas négligeable du tout).

Il y aussi la possibilité si vous allez souvent au même endroit soit d’envoyer un colis à votre hôtel avant de partir soit d’acheter les choses sur place et ensuite de les laisser à votre hôtel où à l’endroit dans lequel vous résidez. Puisque vous y allez souvent, il suffit de leur dire : «Gardez tout simplement cette caisse/valise et puis mettez là dans ma chambre la prochaine que je viens ».

Ca permet d’ailleurs de même pas avoir de bagages et de voyager tranquillement. J’ai déjà fait ça et je déjà voyageais de manière internationale avec seulement un bagage cabine. C’est tout simplement génial, parce que trimbaler des grosses valises dans toute la ville, dans les transports et ensuite à l’aéroport plus le check-in, plus l’attente, une fois qu’on est arrivé de 30 mn pour récupérer la valise, c’est quelque chose de terrible, d’horrible. Alors que si on fait un voyage comme le voyage que j’ai fait de Guiyang jusqu’à Bruxelles avec tout simplement une valise cabine et bien on prend sa petite valise au dessus de sa tête dès qu’on est arrivé et puis c’est terminé et voilà, on peut sortir de l’aéroport.

C’est très très plaisant de voyager léger de cette manière.

Et le logement alors? Ca aussi c’est un budget!

flickr/sebastian_bergmann
flickr/sebastian_bergmann

Ensuite on a aussi la question de l’hôtel. Pour l’hôtel, comment réserver de manière économique ? La première astuce, effectivement vous la connaissez probablement, c’est de réserver bien à l’avance.

Ca peut paraître un petit peu bête mais là aussi si vous avez vos dates d’avion, ça peut faire une grosse grosse différence dans les budgets.

Si comme moi par vous vous y prenez à la dernière minute (et cette fois-ci je m’y suis pris à la dernière minute) et bien plutôt que de viser les hôtels, de faire une recherche sur les hôtels, faites une recherche sur les appart-hôtels. Les appartement-hôtels coûtent relativement plus chers au jour mais souvent proposent des tarifs avantageux à la semaine ou au mois.

Aussi donc si vous êtes sur un voyage de moyen terme ou de long terme ça peut être très intéressant. Par exemple, lorsque j’arrive à Bruxelles je vais prendre une semaine d’appart-hôtel qui reviendrait si je reste 1 mois, à peu près 900€ le mois. A Bruxelles où les tarifs de location sont relativement chers (on va dire par exemple 1100€, 1300€ par mois plus 2 mois de caution plus un mois de frais d’agence) et bien là dans ce genre de situation on pourrait louer à 900€ par mois et en évitant de bloquer les fameux 3000€ de caution et de frais.

Il y a aussi l’option Airbnb qui souvent nous propose des logements de particuliers qui sont très intéressants, et qui sont très bien fournis. Là aussi comme les appart-hôtels, on a la cuisine, la douche, le frigo, etc… (Et ça permet de faire des économies en plus après sur la nourriture).

Des logements qui sont loués 100€ ou 120€ par jour, si on les loue à la semaine ou au mois, on peut tomber sur des semaines à 250€ jusque 400€, et des mois à 600€ jusque 1000€.

Je ne sais pas où je serai après ma première semaine en Belgique. C’est ça qui est aussi bien dans mes voyages, c’est qu’on sait vraiment pas ce qu’on va faire. On sera peut- être en Allemagne, en Hollande? Mais c’est pas grave. On sait que si on a besoin, on peut prendre un Airbnb à 750€ par mois ou moins. En Allemagne on est à 500€.

En Belgique j’ai vu aussi l’option de la maison de vacances.

Si j’achète une voiture, je vous en parle juste après, et bien j’irai probablement dans une maison de vacances dans un centre de maison de vacances tout simplement, où il est proposé de louer au mois une maison avec une ou deux chambres plus kitchenette plus la douche plus internet compris aussi (comme sur Airbnb, on a internet, le chauffage et tout ça et qui est compris, on n’a pas de frais supplémentaires).

La maison de vacance en question dont je vous parle me reviendrait à environ 425€ par mois. Alors là par contre je serai un peu plus loin des grandes villes, mais j’aurais toujours internet, je serai bien et ça me permettrait, pourquoi pas, de faire un mois de vacances tranquillement tout en travaillant.

On se rend compte d’ailleurs que voyager peut devenir moins cher, beaucoup moins cher que de rester chez soi, à la maison en France. Si vous avez la possibilité de bouger et que vous voulez par exemple aller en Asie, en Thaïlande, je ne sais pas, aller n’importe où, on se rend compte qu’on peut louer des appartements et vivre… pour 300€, 350€ par mois.

C’est énorme parce qu’on se dit que voyager ça va nous coûter cher et au final si on voyage de cette manière et bien non seulement ça nous coûte moins cher mais en plus ça nous permet d’économiser le surplus (ou alors de profiter vraiment de la vie). Par exemple, si vous avez un revenu de 1200€ et que vous partez 3 mois en Thaïlande, une fois qu’on a soustrait le prix du billet d’avion vous “gagnez” environ 500€ ou 600€ par mois que vous pouvez soit économiser pour faire plaisir en rentrant, soit dépenser sur place et vivre comme un roi.

C’est un concept de vie, parfois c’est pas facile de partir 3 mois en vacances, mais il faut garder ces options dans la tête quand on prévoit des vacances.

Les déplacements

flickr/lona
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Ce n’est aussi pas facile lorsqu’on est en famille pour aller de l’aéroport à l’hôtel par les transports en commun, et parfois les gens pensent à prendre le taxi. Ca c’est quelque chose que je ne recommande pas du tout.

Les taxis coûtent extrêmement cher en Europe. Pensez à prendre un chauffeur privé. Ca peut paraître luxueux, et j’entends déjà dire oui un chauffeur privé avec une limousine et puis un gars en costard qui vous attend et qui vous porte vos bagages, ça va vous coûter une fortune. Sauf qu’en fait, ça vous coûtera beaucoup moins que le chauffeur de taxi mal poli qui en plus vous coûtera 2 fois plus.

J’ai déjà eu recours à ce genre de services, et sur un séjour j’ai économisé plus de 200 euros en passant par un chauffeur privé plutôt que par un taxi (et le service, c’est un truc de dingue!).

Si vous recherchez un chauffeur sur Bruxelles, contactez moi.

Il y aussi les options de co-voiturage, et plein d’autres options qu’il faut prendre en compte mais c’est pareil et c’est comme pour le reste, il suffit d’y réfléchir avant. Si vous arrivez sur place et que vous devez absolument être à telle heure à tel endroit, et que vous n’avez pas réfléchi aux opportunités ou vous n’avez pas réservé un chauffeur ou bien que vous n’avez pas encore pris un billet de train et qu’il n’y a pas plus de place et bien c’est déjà trop tard. Vous payerez le taxi, et vous payerez plein pot.

Pour le long terme, comme c’est notre cas (6 mois au nord de l’Europe et 6 mois à voyager un peu plus loin) on va peut-être acheter une voiture parce que vous pouvez peut-être aussi penser à louer une voiture . Sauf que louer une voiture au mois pour une petite 207 ça coûte 600€!

Alors bien évidemment, par rapport au prix au jour c’est beaucoup moins cher, sauf qu’ au mois et sur 3 ou 6 mois, si c’est moyen terme ou du long terme, ça revient très très cher. Sur 6 mois ça ferait 3600€ (désolé, je passe!).

Il faut savoir que si vous allez dans un autre pays en tant qu’étranger, vous pouvez acheter une voiture à votre nom et à votre adresse à l’étranger, et profiter d’une plaque temporaire. C’est quelque chose que vous pouvez garder pendant 6 mois après vous devez revendre votre véhicule et repartir du pays mais ça peut revenir bien bien bien moins cher que de la location.

On peut trouver des voitures d’occasion qui roulent bien, qui ont un contrôle technique OK, pour 350€ ou 1500€ grand maximum, avec la plaque à 30€, et bien ça nous revient à moins de 200€/mois sur nos 6 mois, ça nous fait déjà 2500€ d’économisés. Au pire quand on repart en plus, on peut la revendre et annuler totalement le prix de la location (seulement 6 mois de plus en ancienneté) ou bien alors l’offrir à quelqu’un pour un euro symbolique et là en plus d’économiser 2500€, vous aurez fait un heureux.

En conclusion

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Tout ça c’est plein de petites astuces que j’ai étudiées sur toutes ces années de voyage. Alors là je ne sais pas vous dire où je vais loger après ma première semaine en europe, quelle option je vais choisir, qu’est ce que je vais faire pour la voiture et les déplacements mais vous connaissez mes astuces et mes possibilités.

Je vous expliquerai ça au fur et à mesure de mon voyage. Je voulais simplement faire un petit article pour présenter un peu la situation et toutes les options qui s’offrent à vous à partir du moment où on réfléchit à chaque problème pour lui trouver une solution.

C’est comme pour l’apprentissage du chinois : plutôt que de se dire “apprendre les caractères, c’est difficile” on va se dire “mais tiens qu’est ce que je peux faire pour apprendre les caractères plus facilement?”.

Là c’est la même chose,? Plutôt que de me dire “un billet d’avion ça coûte cher” si je peux me dire “tiens qu’est ce que je peux faire pour trouver un billet d’avion moins cher” je sais que je suis sur la bonne voie. Et si on y réfléchit, on peut se poser la question pour tous les éléments composant le voyage.

Bien évidemment, il faut se triturer les méninges…

Alors faites chauffer les cerveaux, et à vous de me proposer vos autres solutions pour voyager moins cher !

Voyager en Chine

Je ne suis pas un TOURISTE ! : à la découverte de la VRAIE Chine

22/07/2014 — by Cédric BEAU

Hier, j’ai rencontré Vincent, un membre de la méthode CRAMPE, pour la deuxième fois. La dernière fois était à Canton. Cette fois-ci c’était chez moi, à Guiyang.

Vincent profite de ses vacances pour visiter la Chine. Et de manière très différente de ce que les touristes font habituellement. Il, avec un de ses bons amis, a décidé en effet de parcourir la Chine avec un faible budget. Et la pas dans le but de visiter les attractions touristiques, mais surtout d’aller rendre visite aux chinois de Chine.

Alors que je l’invitais a boire un thé aux perles, il me raconta son concept :

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Équipé de son sac à dos, dans lequel on trouve notamment un sac de couchage, il voyage essentiellement en train et en bus. Il se rend dans les petites villes et villages, pour aller à la rencontre des Chinois.

Avec un très faible budget logement et déjà un bon petit niveau de chinois, il lui arrive même de dormir chez l’habitant. Mais je ne pense pas que le budget soit le problème, car c’est bel et bien son but.

Cela m’a rappelé la vision d’une personne que j’admire sur le voyage :

“Le voyage qui transforme implique des expériences. Davantage que des visites.

Le vrai voyage consiste à rencontrer des gens qui partagent une autre vision du monde, un point de vue et des habitudes complètement différentes des nôtres. On remarque alors qu’on a beaucoup en commun malgré les apparences, qu’on peut presque toujours communiquer, et qu’on peut apprendre énormément de leur exemple, de leur environnement, et de leur façon de vivre. Même sans parler leur langue.

Un voyage est un succès quand la personne qui rentre chez elle n’est plus la même que celle qui était partie.”

Et vous, comment voyagez-vous?

Voyager en Chine

Vacances Nationales Chinoises, Rendez-vous avec la Foule!

04/09/2013 — by Cédric BEAU

Cet article participe au jeu-concours « Ilo Ilo : gagnez vos places de ciné!« . Pour voter pour cet article, partagez le avec vos amis!

Si vous aimez les bains de foule, alors rendez-vous en Chine pendant les vacances nationales.
Découvrez 3 lieux où vous êtes sûr de ne pas vous sentir seul…

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1- Les Gares

Comme tous les autres moyens de transport, les trains sont bondés pendant les vacances nationales.
En effet, le train reste le transport préféré des Chinois pour deux raison :

  • il est plus rapide que le bus
  • il est moins cher que l’avion

Pour un aperçu du bain de foule qui vous attend le jour J, rendez-vous dans une gare 11 jours avant le départ pour l’achat de votre billet.
Les ventes de billets de train ouvre en effet, 11 jours avant le départ et la file d’attente se forme généralement plusieurs heures avant l’ouverture du guichet.
En quelques heures, l’ensemble des billets sont vendus et si vous n’avez pas eu la chance d’en avoir un, il faudra décaler votre départ d’un jour et retenter votre chance lendemain!

Le jour J, il est préférable d’avoir réussi à acheter un billet avec un lit pour les trains de nuit ou au moins, une place assise. Sinon, vous pourrez toujours essayer de dormir debout comme le font certains. La foule autour de vous, vous empêchera de tomber; c’est l’avantage!!!

2- La Muraille de Chine

La Muraille de Chine est le site le plus visité du pays. Quelque soit le jour de l’année, vous êtes sûr d’y trouver du monde.
Pour être sûr de battre votre record de touristes au mètre carré, suivez ces deux conseils:

  1. Rendez-vous à Badaling, le site le plus proche de Pékin et le plus convoité par les agences de voyage chinoises
  2. Rendez-vous sur la Grande Muraille la première semaine d’octobre, la semaine de vacances nationales officielles…

Évitez les sites de Mutianyu, Jiankou ou Simatai, vous risqueriez d’être déçu par le peu de touristes et les paysages naturels qui s’offrent à vous à perte de vue.

3- Les Montagnes Sacrées

Les 5 montagnes sacrées de Chine sont sur la liste des « choses à faire avant de mourir » de tous les chinois.
Les vacances nationales sont, pour la plupart des chinois, la seule occasion de voyager.
En cette période, vous êtes donc sûr de trouver une foule immense sur chacune des 5 montagnes sacrées:

  • Taishan, dans le Shangdong,
  • HuaShan, dans le Shaanxi,
  • Songshan, dans le Henan,
  • Hengshan sud, dans le Hunan,
  • Hengshan nord, dans le Shanxi

Deux autres montagnes très appréciées des touristes chinois sont Huangshan, la montagne jaune et Emeishan dans la région des pandas, le Sichuan.
Pendant les vacances, comptez 2 à 3 heures de file d’attente pour prendre le téléphérique.
Rassurez-vous, si vous choisissez de grimper à pieds, vous ne serez pas seul non plus!
L’ascension par les escaliers étroits se fera en file indienne serrée jusqu’au sommet!

Et vous, à quel endroit avez-vous vécu un record d’affluence?

Aurore Y. , lamurailledechine.net

Culture chinoiseVoyager en Chine

Visite au Yuanmingyuan (圆明园, Jardin de la Clarté Parfaite), août 2013

02/09/2013 — by Cédric BEAU

Cet article participe au jeu-concours “Ilo Ilo : gagnez vos places de ciné!“. Pour voter pour cet article, partagez le avec vos amis!

Je suis allé visiter enfin ce fameux parc à Pékin, cet été. En fait, ce n’était pas la première fois, parce que la première fois, j’étais encore bébé : ma mère m’a montré une photo où elle me donnait du lait de noix de coco à la paille parce qu’elle n’avait pas emporté de biberon et que j’avais soif ! Cette fois-ci aussi, c’était l’été, avec une chaleur assommante, plus de 40°C et un soleil de plomb. Ma mère avait emporté un parapluie à dentelles et un éventail, comme les Chinoises, et moi, bien Occidental, je souffrais sans casquette ou ventilateur. On recherchait l’ombre. Malgré ce cagnard, il y avait des foules de visiteurs, y compris des groupes avec des guides hurlant dans les mégaphones. Cependant, le parc est vaste, alors on peut aussi y trouver des coins tranquilles.

Il y a plusieurs entrées. Celle du nord-ouest permet de visiter le plus rapidement les fameuses ruines de l’ancien palais d’été. On achète un billet à plusieurs souches à l’entrée, ça coûte 25 rmb et on peut voir le parc et la section spéciale de l’ancien palais. Il y a d’abord une longue allée qui longe un petit étang rectangulaire avec des nénuphars de diverses origines (même des petits lilypads comme en Amazonie) , et on arrive à une grille où il faut passer la seconde souche du ticket pour visiter le parc des ruines des « bâtiments occidentaux » (西洋楼 Xi Yang Lou). Ensuite, l’allée longe une butte artificielle avec des arbres et des grands blocs de pierre, restes de constructions détruites. C’est agréable, mais du haut de la butte on ne voit pas grand-chose, il faut encore continuer un peu pour arriver au grand champ de ruines. En arrivant, on tombe sur le buste de Victor Hugo et un livre sculpté avec la version en anglais et en chinois du texte de sa célèbre lettre de 1861 adressée à l’Anglais Butler. Celle-ci explique tout :

Hauteville-House, 25 novembre 1861.

Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l’expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l’expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l’empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l’Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d’approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.

Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici :

Il y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s’appelait le Palais d’été. L’art a deux principes, l’Idée, qui produit l’art européen, et la Chimère, qui produit l’art oriental. Le Palais d’été était à l’art chimérique ce que le Parthénon est à l’art idéal. Tout ce que peut enfanter l’imagination d’un peuple presque extra-humain était là. Ce n’était pas, comme le Parthénon, une œuvre rare et unique ; c’était une sorte d’énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle. Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d’été. Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poëtes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d’eau et d’écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d’éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c’était là ce monument. Il avait fallu, pour le créer, le long travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l’énormité d’une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l’homme. Les artistes, les poëtes, les philosophes, connaissaient le Palais d’été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Égypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d’été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C’était une sorte d’effrayant chef-d’œuvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule comme une silhouette de la civilisation d’Asie sur l’horizon de la civilisation d’Europe.

Cette merveille a disparu.

Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d’été. L’un a pillé, l’autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu’il paraît. Une dévastation en grand du Palais d’été s’est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d’Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu’on avait fait au Parthénon, on l’a fait au Palais d’été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n’égaleraient pas ce formidable et splendide musée de l’orient. Il n’y avait pas seulement là des chefs-d’œuvre d’art, il y avait un entassement d’orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l’autre a empli ses coffres ; et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l’histoire des deux bandits.

Nous européens, nous sommes les civilisés, et pour nous les chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie.

Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.

L’empire français a empoché la moitié de cette victoire, et il étale aujourd’hui, avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été. J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.

En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate.

Telle est, monsieur, la quantité d’approbation que je donne à l’expédition de Chine.

VICTOR HUGO.

Alors, que reste-t-il en fait, maintenant ? Un vaste champ de ruines dont les pierres éparses rappellent le modèle occidental dont s’était inspiré les architectes. Car ce qui a été détruit n’est pas seulement un « songe oriental » quelconque, une n-ième reproduction des cités interdites en forme de cour carrée ou de fort retranché derrière ses murailles rouges, comme on en trouve dans d’autres cités, pas seulement une reproduction des trésors de la Chine comme le mini Potala tibétain qu’on trouve à Chengde au nord de Pékin, pas seulement une évocation des lieux magnifiques de la Chine du Sud comme le Yiheyuan (le ‘nouveau’ palais d’été) avec sa stupéfiante longue galerie couverte inspirée des jardins modèles, au bord du lac artificiel dont le nom rappelle celui de Kunming , au Yunnan, et sa petite « rue de Suzhou » derrière la butte où se dresse le temple qui surplomb le lac. Non, ce palais était un trait d’union entre l’Occident et l’Empire chinois, par la conception de ses jardins et l’architecture de son palais principal. Il avait été bâti avec l’aide des missionnaires et envoyés de France, entre autre. Et c’est ce symbole que les perfides Anglais, accompagnés d’ignorants Français, ont mis à sac, pillé et détruit.

Ironiquement, le petit labyrinthe (迷宫Mi gong) qui se trouvait près du palais a été le moins endommagé. Est-ce un signe de la difficulté qu’il y a à réconcilier les deux extrêmes de l’Eurasie ? Aujourd’hui, restauré, c’est le principal point d’attraction après la photo près des arches partiellement démolies de l’entrée du palais, qui était bordée comme à Fontainebleau d’un double escalier enserrant une fontaine où douze têtes pas très jolies d’ailleurs, en bronze, plus des gargouilles que des chefs d’œuvres, apportaient leur jet d’eau au bassin. Ces gargouilles, emportées par les pillards, font surface de temps en temps sur le marché des antiquités mondiales : elles sont devenues le symbole principal du Yuanmingyuan aujourd’hui et les Chinois s’attachent à les repérer et les récupérer. Non pas pour reconstruire le palais. C’est trop tard. Moins comme symbole de la méfiance à conserver vis-à-vis des perfides étrangers que comme symbole de la bêtise des combats qui détruit ce qui a été construit ensemble : symboles d’amitié aussi, qui si elles sont toutes récupérées un jour permettrait de mieux tirer un trait sur l’offense faite par des soudards sans éducation. La Chine n’a plus de haine vis-à-vis des Occidentaux : à quoi bon, quand les échanges montrent que cela ne sert à rien de productif ? Les Chinois vont voir les ruines, s’étonnent de leur style, s’amusent à grimper par-dessus les murets du labyrinthe pour court-circuiter la difficulté à chercher le passage en aveugle : encore un symbole.

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Le labyrinthe ; la maquette 

Il faut chercher un peu pour trouver le pavillon abritant la grande maquette du Yuanmingyuan ; il y a aussi un film qui passe en boucle, et bien entendu une boutique à souvenirs. L’entrée du pavillon est encore 10 rmb ; il y a un tarif adulte et un tarif enfant à moins de 1,20m ou étudiant sur présentation de carte (mais si on parle chinois, la déclaration suffit parfois pour annoncer un scolaire). La maquette est impressionnante : le parc faisait des centaines d’hectares (350 je crois), avec des centaines de palais petits ou grands, nichés dans la verdure parmi les lacs artificiels. Aujourd’hui c’est encore l’un des plus vastes parcs publics avec une superficie de 3,5 km2. Il est traversé du nord au sud par une grande allée qui permet d’aller de l’entrée sud jusqu’aux abords du palais en ruine : cette allée est rectiligne entre deux murs rouges, et on peut prendre un mini car électrique pour faire la distance (je n’ai pas essayé). Il y a des petites boutiques de souvenirs et des buvettes où on peut s’asseoir le long de l’allée. Mais en cette saison, mieux vaux éviter les brochettes d’agneau (problèmes de contrôles alimentaires, chaleur… la viande, plutôt non donc, là). Donc, je me suis rabattu sur les glaces, certes deux fois le tarif de mon quartier à Chaoyang, mais bien rafraîchissantes, et de qualité correcte – pas de souci d’estomac ensuite.

Pendant cette halte, je repensais à l’affaire des têtes, dont on avait beaucoup parlé au moment de la vente des biens d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé en 2009. Le rat et le lapin sont revenus à la Chine grâce au PDG du groupe français PPR ; elles ont rejoint celles qui sont visibles au petit musée Poly (en étage dans un immeuble de bureaux), près de la station de métro Dongsishitiao. Une reproduction de la fontaine avec ses ornements a été installée dans le parc près des ruines, dont l’accès est désormais protégé par des barrières pour décourager les amateurs de souvenirs, car pas mal de visiteurs continuaient à empocher jusqu’à la fin du XXe siècle des bouts de tuiles ou de pierres d’origine.

Poursuivant la promenade à l’ouest et au sud, il y a le parc, tranquille avec ses lacs, certains devenus champs de lotus dans cette saison estivale. Des bateaux permettent de naviguer, au moteur ou à la rame comme à Venise, entre ces lacs. A pied, on peut se promener dans des allées quasi désertes, derrière des murs, le long de petits canaux. Là aussi, les lotus sont présents, irradiant une lumière étrange, comme venant de l’intérieur de la corolle. Les bouddhistes l’ont mise en avant comme fleur sacrée : on comprend pourquoi en les contemplant.

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L’allée tranquille, les bateaux ; le lotus ; la libellule noire

Plus loin, au bord du lac, on trouve des cygnes noirs à bec rouge, et aussi toutes sortes d’insectes comme ces étranges libellules noires, courtes, qui alors que le soleil descend à l’horizon, s’accrochent aux longues herbes et aux roseaux du bord des étangs. C’était le signal du départ… Les groupes de visiteurs se hâtaient vers les sorties. La préposée au parking avait déjà quitté les lieux pour dîner ; les derniers automobilistes sont sortis sans payer ! Quant aux visiteurs à pied, il y avait le métro pas loin et puis comme partout à Pékin, un taxi facile à héler en « caressant l’air, paume vers le bas ».

Pierre-Emmanuel W.

Voyager en Chine

Sanya : aller vers le Sud chercher le soleil, un phénomène aussi chinois!

13/03/2013 — by Cédric BEAU

Alors que le frais guette la France, beaucoup profitent des vacances pour descendre vers le Sud. Ce phénomène bien de chez nous, lorsque les nordistes et autres hollandais traversent le pays pour aller chercher le Soleil, s’observe aussi en Chine.

L’hiver approchant, j’ai ainsi pu entendre des “Hainan” par ci, et autres “Sanya” par là. Pris d’une forte bronchite en décembre, et alors que le temps se faisait de plus en plus froid (n’est-ce pas Sylvain !), j’ai réfléchit à la question de suivre les migrations. Voici notamment ce que j’ai pu voir :

Ce que je n’avais pas imaginé, c’est qu’à l’échelle de la Chine, c’est tout autre chose. Dans un pays de plus d’un milliard de personnes, lorsqu’une bonne partie veut aller faire des séjours au bord de la mer, et que tout le monde va au même endroit, c’est forcément… autre chose!

Arrivé à Haikou (capitale de la province de Hainan), j’ai pu remarquer les buildings se construisant par centaines. Heureusement, les vents aidaient à évacuer les poussières, et l’air était tout de même plus respirable qu’au centre de Guiyang. La température n’était pas aussi haute qu’espérée, nous décidons donc de passer deux trois jours sur place et de partir pour Sanya (ville la plus au Sud).

Arrivé à Sanya, c’était tout autre chose. Les constructions, bien que nombreuses, sont plus espacées et mieux décorées. On est plus dans le côté “Club Med” de la chose. Par contre, côté prix, c’est juste hallucinant. Soit on met la main au portefeuille, soit l’on retourne chez soi (car la demande est extrêmement forte). Les loyers peuvent aller jusqu’à 2000 euros pour la location d’un petit appartement!

Heureusement, nous avons sous-loué un appartement d’un immeuble lui même loué par la mère d’une amie, et nous nous en sommes sortis pour environ 360 euros. Quasiment la même somme que ce que j’avais pu dépenser le mois précédent en frais médicaux pour la bronchite carabinée (et l’infection et tout et tout).

Et là par contre, le paradis! La mer claire à 25 degrés, le temps chaud et sec, mais agréable en soirée. L’été quoi!

Et les plages, les paysages, je dois dire que je comprends pourquoi Sanya est tant prisé. Saviez vous qu’avant d’être très prisée par les habitants de l’Empire du Milieu, c’était une destination phare des touristes russes? Et désormais, elle est même à la carte des voyagistes internationnaux. Vous venez y faire un tour?

Pour info, voila ce que j’avais en bas de chez moi :

Sanya

 

J’étais à TianyaZhen (天涯镇), à environ 25km du centre ville de Sanya (三亚). Sur l’image : Tianya Haijiao (天涯海角)

 

Culture chinoiseEtudier en ChineLe chinoisVoyager en Chine

Apprendre le chinois en Chine : interview de Sylvain

13/11/2012 — by Cédric BEAU

Sylvain Ducarne en ChineJe vous ai parlé plusieurs fois de Sylvain, qui intervient régulièrement (et de plus en plus) sur Chine Chinois. Je vous invite aujourd’hui à le découvrir de manière plus approfondie, par le biais d’un interview que nous avons réalisé en Chine, tout en étant à 2000 km l’un de l’autre :

Sur Youtube, Youku, en podcast et avec la retranscription :

Youtube, apprendre le chinois en Chine :

Youku, étudier le chinois en Chine :

En podcast, blogueur et étudiant en chinois en Chine :

Et la retranscription en texte :

C – Bonjour Sylvain, merci de m’accorder cette petite interview sur Youtube et que je vais reproduire sur mon site et divers médias que j’ai ici à ma disposition pour mes visiteurs. Alors t’es à Shanghai actuellement, moi je te connais depuis un peu plus d’une dizaine d’années,

S – Un peu plus, oui !

C – J’ai parlé un petit peu de toi ces derniers temps sur mon site et je voudrais que les visiteurs puissent te connaître un petit peu mieux et découvrir ton site et ce que tu fais dans la vie, et ce que tu fais à Shanghai. Est-ce que tu pourrais te présenter, en quelques mots ?

S – Donc je m’appelle Sylvain, j’ai 25 ans. Actuellement je suis à Shanghai, où j’étudie le chinois à l’université de Fudan. Auparavant j’ai étudié l’histoire et la communication à Lille-3, l’université deVilleneuve d’Ascq. J’ai aussi travaillé une année dans l’import avec toi, j’ai donné quelques cours d’histoire dans des lycées à Dunkerque. Et là, je suis parti en Chine pendant un an pour apprendre, on va dire de manière très, très approfondie le chinois parce que ça me semble plus intéressant d’apprendre en Chine qu’en France.

C- Sur quel point ça te semble plus intéressant d’apprendre en Chine qu’en France ?

S – Disons que j’ai fait l’expérience de quelques cours de chinois à l’université et ça m’a semblé très confus et absolument pas pédagogique. C’est à dire qu’on t’assénait des concepts, des mots de vocabulaire, etc. et il fallait que tu apprennes ça par cœur de manière très abrutissante. Et donc, sachant que tu étais toi parti en Chine et que tu m’as fortement cette expérience je me suis dit après tout pourquoi pas et je dois avouer que pour l’instant après plus de neuf mois je regrette pas du tout d’être parti.

C- Tu dis que tu as donné des cours d’histoire, mais là je pense qu’il faudrait un petit peu préciser, des cours d’histoire qui …

S – Des cours d’histoire chinoise comme tu t’en doutes bien. J’en ai fait sur la Cité Interdite, sur Zheng He, le célèbre explorateur chinois. De manière générale c’était des cours surtout branchés sur l’époque impériale chinoise et sur des concepts assez larges, dans le sens où c’était destiné à un public de lycéens, qu’il fallait pas être trop spécifique, trop technique, sachant que l’histoire chinoise est quand même assez différente de l’histoire européenne qu’on nous apprend dans les écoles en France. Il faut savoir rester, je pense, intéressant, c’est la chose la plus importante, mais aussi susciter l’intérêt de l’interlocuteur. Toujours, d’après ce que j’en ai appris, donner des petites anecdotes. C’est ce que j’essaye de faire quand j’écris des articles, par exemple sur des sujets spécifiques, en ce moment là tout de suite je suis en train d’en écrire un sur Confucius et la philosophie chinoise et j’essaie en fait, sachant que c’est un sujet qui parle pas à tout le monde au premier abord, de susciter l’intérêt du lecteur en donnant toujours des petites anecdotes qui vont faire rire, qui vont faire réfléchir, essayer de faire le rapport avec ce que lui peut connaître.

C- Alors, tu dis que tu es en Chine depuis 9 mois, maintenant…

S- Depuis février.

C- Quel élément déclencheur pour que tu ailles t’installer en Chine pour une année à l’université de Fudan à Shanghai ?

S- Pour être honnête, je pense que d’un point de vue professionnel j’étais dans une impasse en France. C’est à dire que j’ai fait des études d’histoire, et aussi de communication internet, mais que les débouchés sont, on va dire, pas énormes. Du coup j’avais le choix entre aller au Pôle Emploi comme un malheureux et qu’on me donne un emploi qui me permettrait pas du tout de m’épanouir et de faire ce que je veux ou alors de prendre sur moi, parce qu’il a fallu faire un prêt à la banque, faire énormément de démarches administratives, mais partir à l’autre bout du monde, pour me donner justement les clés et les moyens de réussir à faire ce que je veux en rentrant en France.

C- Voilà donc tu penses qu’au niveau professionnel la Chine, l’expatriation et la maîtrise du chinois, ça va t’être utile ?

S- Exactement, oui. Je pense aussi que plus, enfin pas plus que la maîtrise du chinois mais rien que le fait de partir dans un pays, quel qu’il soit, te donne des clés, t’apporte des expériences qui pourront te servir dans la vie de tous les jours. Par exemple je vois ici, j’ai eu énormément de tracas administratifs. Aussi bien au niveau du permis de résidence, que de la prolongation du permis de séjour, que quand ma copine est venue cet été, […] on a eu énormément de soucis avec le commissariat sachant qu’en fait j’ai choisi de pas loger à la résidence universitaire et j’habite dans le quartier de Hong Kou, à coté du stade de foot, qui est vraiment un quartier où je croise aucun étranger. Je suis 24 heures sur 24 on va dire au cœur de la Chine, et ce qui est intéressant c’est que c’est pas un de ces quartiers huppés de Shanghai, parce qu’on a toujours une image de Shanghai qui est assez, on va dire … Les gens disent tu vas à Shanghai, tu vas pas en Chine. Je suis pas d’accord. Il y a bien sûr possibilité, si on est expatrié et qu’on travaille pour une grosse boite, qu’on gagne des milliers d’euros par mois, de vivre dans un quartier très huppé façon Wisteria Lane, où il y a des grilles, des gardiens, et où on est totalement coupés du monde. Mais je pense que c’est absolument pas quelque chose à faire. Si on veut partir dans un pays, découvrir sa culture, je pense qu’il est beaucoup plus intéressant de se mettre au contact des gens, des locaux, et on apprend beaucoup plus aussi bien d’un point de vue culturel que d’un point linguistique puisque pour pratiquer le chinois quand on est dans un endroit où personne parle anglais, on est obligé, donc ça aide énormément. Et je pense que c’est aussi beaucoup plus instructif.

C- Alors tu dis que tu as rencontré des difficultés avec le commissariat. Est-ce que tu pourrais détailler un petit peu ça ?

S- Alors, à la base, j’ai trouvé mon appartement sur SmartShanghai, j’ai eu la chance que ma colocataire parle français, et puis en plus elle a habité à Villeneuve-d’Ascq à 300 mètres de chez moi, donc ça aide encore plus. Mais en fait à la base elle n’a pas signé de contrat avec le propriétaire. Donc premier point, pour avoir le titre de, l’attestation qui prouve qu’on habite bien à cet endroit-là de Shanghai, il faut un contrat avec le propriétaire. Il a fallu contacter le propriétaire qui était, la semaine où je suis arrivé, en vacances, ce qui a impliqué une semaine de retard, ce qui a impliqué que tous les jours le policier de référence de la résidence venait, pour dire « gnagnagna ». ensuite il a fallu aller au commissariat avec ce contrat et remplir pendant une heure des papiers, des formulaires, etc. Bien entendu personne au commissariat ne parlait anglais, je venais d’arriver, à part bonjour au revoir, je parlais pas grand chose, donc du coup encore une fois ma coloc est venue m’aider. Mais je pense que pour quelqu’un qui tomberait dans un quartier comme celui-là sans aucun contact ça doit être encore plus difficile. Moi je me suis vraiment reposé sur Qing, ma colocataire, et je l’en remercie beaucoup parce que sinon j’aurais eu encore plus de problèmes.

C- Et qu’est-ce qu’il y aurait d’autre comme difficultés qu’un étranger peut rencontrer dans la Chine comme ça, qui arrive pour apprendre le chinois ou pour s’installer en expatriation en Chine ?

S- Des problèmes, des problèmes … Des problèmes il y en a toujours en fait, ça peut être de l’administratif de base, ça peut juste être des problèmes pour se faire comprendre par ses interlocuteurs, par exemple imaginons quelque chose de tout bête, malade. La première semaine on arrive, imaginons qu’il y a une trop grande différence de température entre notre pays et la Chine, on tombe malade. Comment est-ce que tu veux être capable d’expliquer à la pharmacienne que tu as la gorge irritée et que tes yeux te piquent. C’est pas une expérience vécue, mais c’est vraiment une des choses qui me faisaient peur au début, c’était de tomber malade, par exemple de devoir aller chez le dentiste ou à l’hôpital, en ne parlant pas un mot de chinois et en sachant pertinemment que très peu de gens parlent anglais. Aussi il faut, en tout cas pour la Chine, partir du principe que c’est absolument pas pareil qu’en France.

C- Sur quel point ?

S- Tout. Le climat, la culture, il y a des comportements que les chinois ont et qui pour eux sont tout à fait normaux, et qui pour un français semblent impossibles à imaginer. Par exemple, quelque chose d’ultra-classique, les chinois crachent, partout tout le temps, ils reniflent, alors que un français de base lui, va avoir tendance à se moucher. Mais quand on discute avec un chinois il en ressort que pour lui, le fait de se moucher et de mettre ça dans sa poche, c’est tout aussi peu hygiénique. Est-ce que l’un a raison, l’autre tort, je ne m’avancerai pas là, mais …

C- Il faut aller rechercher sur pourquoi est-ce qu’on a inventé le mouchoir. C’est intéressant.

S- Ah, ben, c’est un bon article ça.

C- Voilà. Alors, le chinois, c’est comment d’étudier le chinois en Chine ?

S- C’est bien. Comment dire, c’est intéressant, et surtout on a l’impression de progresser. La première chose en fait, ce qui est bien c’est qu’on va en cours le matin, on apprend du vocabulaire, on apprend des phrases, de la grammaire, et tout de suite, dès qu’on sort de la fac, on peut le mettre en pratique. Bon, à côté de Fudan il y a une grande zone commerciale, Wujiaochang, où il y a énormément de restaurants de centres commerciaux etc., donc les étudiants vont souvent là-bas. Et hop on rentre dans un restaurant, on peut commander en chinois, alors qu’on a fait la leçon le matin même. C’est très gratifiant de pouvoir mettre en pratique ce qu’on a appris, et pas végéter avec, sachant que par exemple si on apprend en France, il faudra attendre un an ou deux avant de pouvoir le mettre en pratique. Petite chose : je déconseille fortement aux gens qui apprennent le chinois d’essayer de parler chinois dans les restaurant s chinois à Lille, les gens sont cantonnais.

C- Il y a beaucoup de hongkongais et de vietnamiens dans les restaurants chinois en France, c’est vrai.

S- Et ils parlent cantonnais, et pas mandarin. Et surtout ils ne s’attendent pas à ce que vous leur parliez en chinois.

C- Déjà si il ne s’y attendent pas de toutes façon il ne vont pas comprendre ce que tu baragouines, c’est certain.

S- Même en Chine, il y a beaucoup de chinois qui ne s’attendent pas à ce que quelqu’un vienne leur poser une question en chinois.

C- J’avais déjà eu cette expérience. Une fois j’étais à Wallmart, à Wujiaochang justement, et je pose une question à l’étage à une vendeuse, en chinois, et elle me répond en chinois, attends, je vais te chercher quelqu’un qui comprendra ce que tu dis, qui parle anglais. Parce qu’elle s’attendait à ce que je lui parle en anglais et elle essayait de comprendre de l’anglais. Effectivement, ça peut être une barrière. Là tu as évoqué pas mal de points positifs. Est-ce qu’il y a des difficultés ou des points négatifs, qu’un étranger peut rencontrer ou un français peut rencontrer dans l’enseignement du chinois aux étrangers en université chinoise ?

S- Un français oui, l’enseignement est en anglais.

C- Ah, effectivement, c’est vrai.

S- Oui, c’est bête, mais tous les cours sont en anglais. Il faut faire attention à avoir quand même des bases en anglais. On demande pas d’être bilingue mais pouvoir lire, ne serait-ce que lire parce que tous les livres sont en anglais. C’est très intéressant parce que ça permet en fait, en même temps qu’on apprend le chinois, de progresser en anglais, sachant que quand on veut communiquer avec ses camarades de classe et les professeurs, ça va être en anglais, au début. Parce que là j’ai changé de niveau, depuis la rentrée, et on utilise quasiment plus l’anglais en cours, ça reste vraiment pour un mot de vocabulaire spécifique, ou seulement l’écrit. L’écrit dans le seul où c’est écrit dans les livres. On pose une question, c’est en chinois, le prof nous répond en chinois, les explications de vocabulaire sont en chinois et même quand on parle avec les gens de notre classe, surtout avec les japonais et les coréens, c’est en chinois. Il faut savoir que les japonais et les coréens ne parlent pas très bien anglais et ont tendance à dès le début, communiquer en chinois avec nous, ce qui est pas mal, parce que du coup ça nous force à pratiquer. Mais oui je pense que la grosse chose à savoir c’est que tout se fera en anglais, il faut pas se dire j’ai fait de l’anglais au lycée, c’est bon je peux partir. Non, il faut vraiment, je veux dire , il faut quand même des bases solides.

C- Sinon c’est vrai que ça fait beaucoup plus de travail à abattre pour un francophone qu’un anglophone quoi va apprendre le chinois en Chine du coup.

S- Ah oui, parce que je vois, j’avais quelqu’un dans mon groupe au précédent semestre, qui à chaque fois retraduisait tous les mots de vocabulaire du chinois à l’anglais et de l’anglais au français. Donc ça donne déjà deux fois plus de travail, et en plus ça peut donner lieu à des contre-sens, parce qu’il y a certains termes qui sont traduits en anglais mais qui peuvent être des faux amis en français, et quand on les traduit à la volée, ça peut impliquer que finalement, on apprend un mot en chinois, on pense que ça veut dire quelque chose, et ben non.

C- Effectivement, et alors à l’avenir, comment est-ce que tu vas mettre à profit ton expérience quand tu vas retourner en France, ou dans un autre pays ?

S- L’expérience de l’expatriation déjà, je pense qu’elle va être utile dans la vie de tous les jours, c’est à dire qu’on acquiert beaucoup d’autonomie, on apprend à se débrouiller par soi-même, vraiment faire preuve d’initiative, ce genre de choses, et surtout d’adaptabilité. C’est à dire que je pense que maintenant, en rentrant en France, il n’y a plus grand chose qui va pouvoir me prendre au dépourvu. Et pour le chinois en lui-même, j’avoue que j’aimerais bien pouvoir l’enseigner, à des débutants. Je vais aussi me servir de tout ce que j’ai appris au niveau de la culture pour continuer à écrire sur mon blog, sur d’autres sites comme chine-chinois et me faire un petit peu le promoteur de l’histoire chinoise qui est à mon trop peu étudiée en France et je trouve que c’est fort dommage car c’est très très intéressant.

C- Ok, donc tu vas continuer à blogger, faire de l’histoire, et j’espère que tu me rejoindras de temps en temps sur mon canal youtube ou sur ton canal youtube si tu le crée pour montrer tout ça aussi en vidéo, faire un truc un peu plus sympathique, plus moderne.

S- Oui, j’ai fait l’acquisition d’une tablette graphique, il y a deux jours, exprès pour justement on va dire accompagner les articles d’histoire que je pose sur mon blog, pour leur donner un côté plus interactif.

C- Bon ben super, je te remercie beaucoup pour ce moment qu’on a passé ensemble et puis on se revoit très bientôt pour d’autres articles et d’autres vidéos alors.

S- Merci à toi.

C- À bientôt.

S- Salut.