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Le chinois

Apprendre le chinois, trop facile, trop utile :

01/07/2013 — by Cédric BEAU

Intervention sur le site Langues Export :

“De l’importance du chinois à l’export”

En s’attaquant sans complexe à la barrière des langues avec la plus emblématique d’entre elles, le chinois, Cédric beau nous démontre avec expérience et pragmatisme (et brio!) l’absurdité du comportement majoritaire des français vis à vis des langues. Attention, son enthousiasme risque de vous donner l’envie de l’apprendre. ..:-)

Son vécu démontre une fois de plus l’importance de l’apprentissage de la langue locale pour l’export surtout dans le cas de ce pays acteur majeur du commerce international.

– Lire la suite : http://www.langues-export.fr/chinois/

Le chinois

Boire de l’alcool et apprendre une langue étrangère (et pas que pour le chinois mandarin!)

08/12/2012 — by Cédric BEAU

Voici un petit podcast que vous allez adorer, et la version “article” juste en dessous pour ceux qui préfèrent lire. N’oubliez pas de laisser un commentaire pour dire ce que vous en pensez ensuite  :

Un problème de fond :

Bonjour, aujourd’hui je voudrais vous parler d’un article qui a eu une suite un petit peu inattendue et qui m’a ouvert vraiment les yeux sur un phénomène très intéressant dans l’apprentissage d’une langue et plus particulièrement dans l’apprentissage du chinois. Il s’agit de l’article « étudiez ce que vous aimez » que Sylvain a écrit. Cet article a reçu plusieurs commentaires dont un sur la bière. Les effets de l’alcool, que j’ai pu mettre donc en réponse à ce commentaire sur l’inhibition de l’ego, sur l’inhibition des craintes de ce que les gens appellent la timidité etc., c’est vraiment quelque chose qu’il faut évoquer aujourd’hui.

Passions chinoisAlors, Sylvain a rebondi déjà la dessus en disant effectivement, que ce soit l’alcool ou n’importe quoi, même si c’était dit sur le ton humoristique, l’intérêt c’est de parler du vocabulaire qui nous intéresse, des marques qui vous intéressent, de la culture qui vous intéresse, de l’histoire, de votre passion. Donc moi j’ai plutôt répondu sur les problèmes de blocage, sur la timidité et sur la mention donc d’un camarade, lorsque j’étais en Allemagne, qui avait trop bu et le fait d’avoir trop bu l’avait amené à parler d’une manière très fluide et sans aucun blocage, sans aucune timidité.

Alors moi je suis quelqu’un de plutôt positif et donc j’ai peut-être un regard un petit peu moins limité que d’autres sur les maux du monde, comme j’ai eu l’occasion de rencontrer des cadavres en descendant de chez moi ici en Chine, bon ce sont des situations de la vie qui font qu’on a pas le regard très, comment est-ce qu’on pourrait dire, très, français, ou très médical ou bien alors le regard des profs d’il y a quelques dizaines d’années sur l’éducation des enfants qui maintenant est plus laissée aux parents, enfin bon. Moi, ma réponse était plutôt orientée vers quelque chose qui n’a aucun rapport sur les méfaits de l’alcool.

Non, c’est pas un site qui est visité par un public de jeunes étudiants comme on m’a mis ça en commentaire et je n’incite personne à boire avant de conduire et oui, je pense que j’ai bien une vocation d’éducation mais j’ai bien fait la mention de consommer l’alcool avec modération, ma vocation d’éducation des jeunes ados qui ne savent pas se mettre des limites s’arrête là. Je pense qu’il vaut mieux réorienter le sujet qui nous intéresse c’est à dire le chinois.

Apprendre une langue : lever les freins qui vous empêchent de “parler”

Le problème c’est pas l’alcool, le problème ça va être donc de lever les inhibitions, de pouvoir bien apprendre et du coup autant le faire en restant sobre bien évidemment. Donc moi j’ai la chance de pouvoir me prendre en exemple après avoir appris l’anglais, l’allemand, le chinois, les dialectes, après avoir attaqué quelques mots de japonais, même si je laisse un petit peu le japonais de côté depuis quelques temps, j’apprends actuellement l’espagnol et bon, on va pas en parler ici non plus, j’arrive à un niveau qu’on peut qualifier de pas trop mal au niveau du fait d’être polyglotte et pour cela je n’ai pas besoin d’alcool.

Pas une goutte, d’ailleurs, certains polyglottes, certains grands apprenants en langue, ne boivent pas une seule goutte d’alcool. Je vous parlerai très bientôt de Benny en l’occurrence. La première chose qu’il faut vraiment noter, c’est qu’on ne parle pas mieux quand on est alcoolisé. La question et le problème qu’il résulte et qui reste ici c’est juste un problème de confiance en soi, un problème de timidité ou un problème de maladie sociale dans 1 % des cas.

Plutôt que de critiquer l’alcool je vous propose de réfléchir un moment à comment obtenir ce résultat de la confiance en soir, du fait de parler, vraiment parler et d’arriver à quelque chose de constructif.

D’ailleurs je vous invite à la fin de cet article à réagir en commentaire et à me dire ce que vous en pensez et à donner vos astuces aussi pour travailler la confiance, travailler ce faux problème, j’ai envie de dire un faux problème de la timidité et travailler aussi l’histoire des fautes, parce qu’on fait des fautes quand on apprend une langue et lorsqu’on va la pratiquer.

C’est aussi un aussi un problème qui va nous bloquer pour aller s’exprimer en chinois en l’occurrence.

Freins apprendre chinois

Avoir confiance en soi

Alors la première chose qu’on va évoquer ça va être la confiance. Comment est-ce qu’on peut travailler la confiance en soi pour aller parler le chinois, vraiment c’est une langue, le but c’est de communiquer alors si vous restez bloqué, vous avez pas confiance en vous et que vous parlez pas, non seulement vous n’allez pas faire de progrès mais en plus la langue elle ne vous sert pas, si vous n’utilisez pas une langue pour communiquer, ça n’a aucun intérêt.

Faites vous complimenter

La première chose qu’on va évoquer dans le thème de la confiance, ça va être les critiques. Qu’est-ce qui vous fait ne pas avoir confiance en vous, qu’est-ce qui vous rend craintif de vous exprimer, généralement c’est les critiques.

Et qu’est-ce qui va vous aider à vous exprimer, ça va être les compliments.

Alors quand on a des compliments je peux vous dire qu’on a un sacré boost au niveau de la motivation, un sacré boost au niveau de la confiance en soi. Alors comment est-ce qu’on va faire pour ne pas avoir de critiques et comment est-ce qu’on va faire pour avoir des compliments ? Voilà comment travailler la confiance et voilà comment travailler cette aisance et ces inhibitions.

La première chose que je pourrai vous dire, mais c’est plus facile à dire qu’à faire, c’est d’oublier les critiques, tout simplement les critiques, n’y faites pas attention et les compliments, par contre retenez-les , ça c’est sûr il faut les retenir les compliments mais sans avoir la grosse tête non plus. Alors, c’est facile à dire, et on va aller encore plus loin dans ce point là, comment est-ce qu’on peut obtenir plus de compliments et moins de critiques.

Eh bien pour obtenir plus de compliments, vous pouvez travailler quelque chose de très très simple, ne pas avoir la grosse tête, c’est à dire que vous pouvez, même si vous connaissez votre niveau, vous présenter comme ayant un niveau inférieur.

C’est à dire que moi, en chinois par exemple, c’est pas forcément de la modestie ou de la fausse modestie, quand je vais aller m’exprimer en chinois avec des personnes maintenant qui ont un sacré vocabulaire, en fonction des relations que l’on a, eh bien je dis que je ne sais pas bien parler chinois. Alors oui, je suis prof de chinois, oui, j’ai été examinateur au bac, oui j’ai créé ma méthode d’enseignement du chinois etc. mais je ne vais pas dire tout ça. Si je leur dis je suis un spécialiste du chinois et j’étudie les caractères anciens et l’étymologie des caractères, ils vont mettre la barre très haut et à la moindre faute, je vais être ridiculisé.

Dans leur tête ils vont se dire mais c’est pas possible, et ils vont pas faire de compliments sur les belles phrases qui sont au-dessus du niveau moyen d’un apprenant en chinois. Non, on aura que des critiques, que des regards de travers, alors que si vous dites que vous avez un niveau inférieur, que vous faites même exprès de faire quelques fautes, voire des fautes drôles qui peuvent être amenées à un contresens rigolo que vous maîtrisez en faisant exprès, là vous allez non seulement rendre la communication plus cool, plus aisée, mais en plus vous allez obtenir des compliments dès que vous allez sortir votre niveau HSK3 HSK4 avec des phrases un petit peu plus complexes en disant « oui, je pense que » etc. en nuançant vos phrases, voilà je peux vous dire que vous aurez des compliments et vous serez amené du coup à booster encore votre chinois.

Vous serez confiant, vous aurez envie d’aller plus loin, tandis que si vous mettez la barre haute, vous dites « oui bon ben moi ça fait bientôt sept ans que je fais du chinois et puis j’ai passé mon HSK4 etc. » alors là je peux vous dire qu’ils s’attendent à un niveau HSK4 tout simplement parce que vous leur avez dit. Du coup faites en sorte d’obtenir plus de compliments et moins de critiques. Ça c’est vraiment la première chose qui va aider le plus à la confiance.

Parlez, ne réfléchissez pas

Deuxième chose qu’il faut faire c’est ne pas vous écouter. Ne planifiez pas ce que vous allez dire, réfléchissez pas trop dans votre tête, parlez, parlez, parlez. Alors c’est pas forcément facile de parler en fonction des interlocuteurs, que vous rencontrez une belle fille qui est l’amie de votre ami et vous ne savez pas quoi lui dire, vous êtes bloqué là aussi, problème de timidité ou pas, on en reparle juste après, mais il faut aller parler.

Alors qu’est-ce que vous pouvez faire pour vous entraîner à ça, allez parler aux étrangers, aux gens que vous ne connaissez pas. Vous êtes en France, vous êtes à l’étranger, vous allez au café des langues, vous allez rencontrer des gens que vous ne connaissez pas du tout, qui apprennent les langues ou qui sont natifs dans la langue que vous étudiez et que cous fassiez des fautes ou pas c’est pas grave parce que vous les connaissez pas.

Et pareil quand vous êtes dans le pays, vous allez parler à quelqu’un dans la rue et puis, c’est pas grave de toute façon parce qu’il vous connaît pas. Alors vous faites des fautes, c’est pas grave, là ça va pas vous gêner. Tandis que si c’est l’ami de votre ami ou alors c’est une relation de la famille etc. là ça va être un petit plus gênant, un petit peu plus bloquant. Commencez par trouver une solution alternative pour booster ce fait d’aller parler, d’aller parler aux gens.

Je ne sais pas de quoi parler…

Alors vous allez me dire « oui mais qu’est-ce que je vais leur dire aux gens ? J’ai rien à dire moi, j’ai pas d’idées  ». Tout simplement laissez-les parler. Vous allez les voir, vous leur posez des questions, « Comment tu t’appelles, qu’est-ce que tu fais, où est-ce qu’elle est la plage, est-ce que vous savez si il y a un hôpital pas loin », n’hésitez pas même si vous ne recherchez pas un hôpital, vous leur posez la question, vous pratiquez et ensuite vous utilisez des connecteurs pour relancer les questions.C’est à dire que si la personne vous répond et vous relance une autre question derrière, ne répondez pas avec un seul mot. Vous répondez déjà avec la capacité que vous avez de répondre, si vous connaissez qu’un seul mot pour répondre vous n’utilisez qu’un seul mot, si vous savez répondre avec une belle phrase vous répondez avec un belle phrase, mais relancez. C’est à dire que vous pouvez utiliser des connecteurs, on va dire des termes qui permettent de relancer la conversation, en disant par exemple « là c’est une bonne question, par exemple je m’appelle Untel blablabla » et développez, brodez un maximum et ensuite utilisez une manière un petit peu rhétorique de relancer la chose en disant par exemple « et toi ? » en terminant la question. Et ensuite, vous attaquez une autre question.

C’est à dire que vous allez parlez peut-être un petit peu moins que votre interlocuteur mais vous allez parler, vous allez tenir un conversation, vous allez communiquer, vous allez apprendre des choses et c’est justement le but de l’apprentissage d’une langue.

Parlez de, et étudiez ce que vous aimez (j’insiste!) : l’art de la guerre

Ensuite pour être toujours à l’aise quand vous ne savez pas trop de quoi parler, ou alors que vous voulez parler mais que vous n’avez pas d’idées, parlez tout simplement des choses que vous connaissez, des choses que vous maîtrisez, vous serez là aussi plus à l’aise. Si vous ne maîtrisez rien il est temps de prendre des cours de danse ou de calligraphie ou de vous mettre au Kung-fu ou je ne sais pas,  trouver une passion, généralement tout le monde est plus fort dans un domaine que quelqu’un d’autre.

Et ensuite, dernier point pour vous mettre un petit peu en confiance, contrôlez un petit peu, c’est à dire que si vous êtes chez un ami, avec des gens que vous connaissez, vous êtes pas en position de force, vous n’êtes pas chez vous, vous ne contrôlez rien, vous ne gérez pas les éléments extérieurs autour de vous, vous êtes un invité, un étranger, vous êtes pas en position de force, vous serez pas à l’aise, vous aurez pas confiance. Tandis que si c’est vous qui choisissez le restaurant, si c’est vous qui recevez chez vous, si c’est vous qui choisissez le repas  justement vous êtes bon en cuisine ça vous permet de parler de la cuisine, vous aimez bien l’Italie, vous faites des pâtes à l’italienne et puis ça vous permet d’amener le sujet sur l’Italie, là vous êtes en position de force, vous petes en confiance, vous petes à l’aise. Ce dernier point d’ailleurs est sur une idée très bonne de l’art de la guerre de Sun Zi. Mettez-vous en position de force : vous choisissez le cadre, vous choisissez le temps, l’heure, le lieu, tout, vous choisissez tout, et vous êtes le maître des lieux, vous êtes en position de force, vous pouvez parler de ce que vous avez prévu de parler. Et là aussi donc ça va vous amener à une aisance.

Alors dans ce thème et dans les recherches que j’ai pu faire dans un niveau scientifique et linguistique parce que j’aime bien ça, rechercher un petit peu des trucs sur le cerveau, il y avait effectivement des mentions qui étaient faites sur les effets du Valium et les effets de l’alcool sur les limites du langage que l’on se fixe soi-même par l’ego, par la réputée université médicale du Michigan eh bien au niveau médical, je vais pas développer ça pour ne pas heurter certaines susceptibilités mais si le cerveau vous intéresse, les méandres un petit peu de notre façon de penser, les automatismes qu’on a vous intéressent, il y a vraiment des très bons bouquins là-dessus et des très bonnes recherches très très intéressantes qui ont été faites sur le sujet.

Vous n’êtes pas timide, vous êtes comme moi, comme tout le monde :

Timide

Je vous avait dit qu’on allait parler aussi de la timidité. Il faut savoir que vous n’êtes pas timide, il y a des maladies qui sont le fait d’être trop introverti, le fait d’avoir des problèmes dans un niveau social, dans un milieu social, mais ça c’est pour 1 % des gens, pour les gens qui ont ces maladies, pour les gens qui ont des problèmes comme l’autisme etc..

Pour le reste, tout le monde est timide. Et si tout le monde est timide, vous n’êtes pas timide. Personne ne vous dira jamais qu’il n’est pas timide du tout. Alors si tout le monde est timide je vous dit personne ne l’est. Il y a forcément un domaine dans lequel vous êtes plus extraverti et il y a forcément des domaines dans lesquels vous êtes plus réservé.

Travaillez, encore une fois, votre position de force et mettez-vous dans votre domaine d’aisance. Mettez-vous avec des gens qui ont les mêmes passions, mettez-vous avec des gens qui ont cette même sensation de timidité puis parlez-en, en chinois de préférence.

Et ne vous comparez pas avec ces gens qui parlent avec tout le monde, qui publient des podcasts sur internet ou qui font des vidéos. Moi je peux vous dire que je suis pas à l’aise quand j’enregistre ici un podcast ou quand je suis dans une vidéo. Mais alors qu’est-ce que je fais, eh bien je n’y pense pas. Je me dis il faudrait que je fasse un podcast, il faudrait que je mette ma voix en crédibilité sur ces mots que je suis en train de mettre là, il faudrait que je fasse des vidéos pour expliquer aux gens ma façon de penser pour l’enseignement du chinois parce que vraiment je pense qu’il y a un besoin. Je me dis pas « oui mais j’ai jamais fait de vidéo » parce que j’avais jamais fait de vidéo, « oui, j’ai jamais enregistré un podcast » parce que j’avais jamais enregistré un podcast non plus, « oui je vais lancer un blog et je vais avoir des milliers de personnes sur ma page Facebook », non !

Qu’est-ce que je me suis dit ? Je me suis dit « je vais lancer un blog, je vais faire des vidéos, je vais prendre mon dictaphone et enregistrer un podcast ». Et je le fais.

Alors c’est pas parfait, je bégaie, je mâche mes mots, je parle trop vite, et alors ? Je le fais. Et qu’est-ce qui va se passer, à force de le faire, je vais forcément m’améliorer. Eh bien ça va être pareil pour le chinois. C’est facile à dire, de dire allez-y, mais c’est pas juste ça, c’est pas juste allez-y, c’est allez-y avec méthode, allez-y en contrôlant les choses. Allez-y en mettant toutes les options, les possibilités qui vont vous permettre d’avoir confiance de votre côté et n’ayez pas peur d’y aller.

Donc ce problème de la timidité il n’existe pas vraiment sauf bien évidemment dans les cas où c’est un petit peu une maladie et un problème au niveau social mais dans 99 % des cas, vous n’êtes pas timide.

Faire des fautes, une bonne chose?

Donc travaillez ces points là et quelque chose qu’il faut évoquer aussi, c’est les fautes. Pourquoi est-ce que vous avez peur de faire des fautes ? Si vous ne parlez pas, comment est-ce que vous allez progresser ? Si vous en demandez pas, comment et-ce que vous allez apprendre ? Est-ce que vous pensez que ceux qui parlent mieux que vous n’ont jamais ait de fautes ?

Une langue, je vous le disait tout à l’heure, on l’apprend pour communiquer, pas pour la garder pour soi. Les fautes, effectivement c’est un terme négatif, personne ne veut faire des fautes, et aucun prof ne vous dirait de faire des fautes, sauf moi bien évidemment.

Les fautes ça fait partie du processus d’apprentissage. L’échec va vous aider au succès, le fait de corriger une faute, vous allez mieux la retenir et en plus le fait de pratiquer, vous allez gagner de l’aisance à l’oral et vous allez progresser, même sans vous en rendre compte, j’en parle juste après.

Donc ces fautes il faut les accepter sinon vous allez même pas les voir, même pas les retenir lorsque vous allez les corriger et vous allez attraper des mauvaises habitudes et du coup ça va être encore pire que si vous n’aviez pas fait de fautes ou si vous aviez réfléchi pendant une demi-heure avant de sortir une phrase.

Donc, on a des astuces effectivement pour faire moins de fautes, mais pour le reste, allez-y, lancez-vous, encore une fois c’est vraiment très important.

Comment faire moins de fautes?

Pour faire moins de fautes, alors comment est-ce qu’on peut  faire moins de fautes, quelques exercices là : lorsque vous avez une leçon de chinois ou d’une autre langue, vous avez souvent des exemples, vous pouvez apprendre les exemples par cœur. Vous apprenez une structure en apprenant un exemple, sauf qu’une structure c’est un peu plus difficile à apprendre qu’un exemple parce qu’une structure ça n’a pas d’histoire, c’est abstrait, tandis qu’un exemple c’est concret, il y a une histoire, il y a un cours derrière, il y a une illustration, vous pouvez la retenir plus facilement en retenant donc un exemple.

Une autre technique, alors très très utile, tiens celle-là qui m’a permis de booster mon anglais. Alors moi j’ai commencé quand j’étais en seconde, j’étais nul en langues avant et quand je suis arrivé en seconde qu’est-ce que j’ai fait, j’ai commencé à lire en anglais. Alors au début je peux vous dire que je comprenais pas grand chose, j’ai commencé par des petits magazines spéciaux pour les gens qui apprennent les langues, des trucs comme Vocable ou je sais plus quoi là, et ensuite j’ai appris en lisant des journaux, donc au début des journaux sur des thèmes qui m’intéressaient, à l’époque j’aimais bien les animaux, je voulais être vétérinaire au début tiens, si vous saviez.

Et ensuite, je suis passé à des trucs un petit peu plus compliqués, des romans en anglais et je lis toujours en anglais aujourd’hui. Qu’est-ce que ça a changé le fait de lire en anglais, qu’est-ce que ça a changé d’écouter la radio aussi ? J’écoutais BBC sur les ondes moyennes, tout le monde peut écouter BBC maintenant avec Internet. Je regardais des films, en sous-titré, ça aussi Sylvain l’a évoqué dans des articles précédents. Le cerveau travaille beaucoup plus que vous n’imaginez lorsque vous lisez, regardez des films et écoutez la radio dans la langue que vous souhaitez apprendre.

Pourquoi ? Parce que le cerveau va retenir ces structures, là aussi avec cette histoire. Et même si il y a des mots que vous ne comprenez pas vous arrivez, au bout d’un moment, à retenir que la structure c’est Sujet, Verbe, Complément d’Objet etc.. Le cerveau va travailler beaucoup plus que vous ne l’imaginez. Vraiment retenez cette phrase et allez-y.

Au début je peux vous garantir qu’on comprend quasiment rien mais ensuite ça va être super utile et ça va venir naturellement : vous allez écrire une phrase et vous allez vous dire, tiens cette phrase elle sonne pas bien, cette phrase je devrais plutôt inverser ces deux mots-là, ou bien je devrais plutôt changer ce mot-là par cet autre mot. Votre cerveau va vous le dire sans que vous ayez a réfléchir, sans que vous ayez eu à apprendre en plus les structures.

Vous seriez surpris de voir le nombre de personnes qui apprennent des langues, surtout les asiatiques, en regardant des films, en écoutant des chansons. Moi je connais quelqu’un, une vietnamienne, qui a appris le chinois et le français comme ça. Elle n’a jamais pris un cours, elle a juste regardé des films et ensuite elle a parlé en allant dans des pays, elle s’est lancée, elle a pas eu peur de faire des fautes. Alors bien sûr elle fait toujours des fautes, malgré le fait que ça fasse sept-huit ans qu’elle habite en France, mais elle communique, elle s’exprime, elle peut tout dire et si on reste dans un sujet simple elle ne fait aucune faute.

Et au pire, que risquez vous ?

Gifle

Et ensuite un dernier point qu’il faut que j’évoque avec vous aussi sur ce problème de confiance, d’inhibition de l’ego sur les langues, l’expression, c’est retenez cette petite idée toute simple, qu’est-ce qui va se passer si vous faites une faute ? Quelle est la pire chose qui puisse se passer si vous faites une faute alors que vous rencontrez quelqu’un dans la rue ou l’ami d’un ami ?

Est-ce que vous allez mourir ? Est-ce que vous allez être malade ? Est-ce que vous allez vous prendre une gifle parce que vous avez dit « je suis enceinte » à la place de dire « je suis embarrassé » ? Si vous faites un petit peu d’espagnol vous allez comprendre ce que j’entends par là.

Non, il ne va rien se passer ! Au pire vous allez avoir un petit sourire en coin, ou un regard de travers, et alors ? Quel est le problème ? Il n’y a pas de problème. Il n’y a pas de risque à faire des fautes. Apprenez la langue et parlez, surtout  parlez vraiment.

Alors moi je travaille beaucoup sur des préparations aux examens, sur de la grammaire, enfin des structures en chinois en plus de l’oral mais je vais vous reparler bientôt de Benny, que j’évoquais tout à l’heure, qui va vous inciter un petit peu à parler et va vous en dire encore plus que tout ce que je viens de vous dire ici pour avoir confiance en vous, pour vous lancer et booster vraiment la qualité de votre apprentissage en peu de temps rien qu’avec des astuces comme toutes celles que je viens d’évoquer.

Donc voilà, je voulais vraiment faire un petit podcast pour réagir sur ce problème, donc le problème ce n’est pas boire ou ne pas boire, ou boire ou conduire. Le problème c’est parlez, le problème c’est ayez confiance en vous et créez cette confiance en vous.  A très bientôt.

Le chinoisTélévision chinoise

Les dessins animés chinois :

22/11/2012 — by Cédric BEAU

Pour progresser en chinois, il est très important de pratiquer régulièrement. Pour travailler l’oral, l’écoute, et l’écrit. Et pour ce qui est de l’oral et de la reconnaissance des caractères, il existe des outils très utiles et gratuits sur le Web : les films, les vidéos en streaming, les clips.

Aujourd’hui je voulais donc vous parler des dessins animés chinois, pourquoi les dessins animés ? Parce que c’est ce qui est le plus pratique pour débuter en chinois. Lorsque j’ai appris le chinois en Chine il y a quelques années, ils m’ont beaucoup aidé. Même si j’avais du vocabulaire de type « enfantin », je pouvais tenir une conversation et comprendre la plupart des choses de la vie courante.

Et ce qui est aussi intéressant, c’est que le panel des dessins animés que vous allez découvrir est différent de ce que l’on peut retrouver en occident. En effet, il y a des lois qui empêchent à diffusion des films étrangers en trop grande quantité en Chine, ce qui nuirait aux productions locales.

Alors que regardent les enfants chinois ?

xiongchumoLe leader du moment : Xiong Chu Mo (熊出没), c’est une production chinoise à succès ici. C’est assez amusant, autant pour les enfants que pour les adultes. L’histoire relativement simple, il s’agit de deux sources qui vivent dans la forêt, et qui est fait de la protéger face à Guangtouqiang (光头强), un bûcheron sans scrupules…

En deuxième place, c’est Qiaohu (巧虎). Qiao hu, c’est comme les Télétubbies, mais en 10 fois mieux. Il en existe de nombreuses variantes, pour les petits enfants, pour les enfants de plus grands, pour les enfants qui apprennent à écrire etc. Cela parle de la vie courante, de chansons, et aussi, et surtout même de bonnes manières… L’origine de ce concept et japonais, mais il rayonne dans toute l’Asie. C’est une bonne chose pour les Japonais, car leurs mangas sont ici très limités.

Et ensuite on retrouve pas mal de productions occidentales tout de même, sur la base des succès des décennies précédentes. Des séries comme Tom & Jerry, ou Mickey Mouse font toujours un carton ici. Une partie des anciennes productions est toujours reproduite, ce qui est d’ailleurs très facile car il n’y a pas beaucoup de paroles dans ces dessins animés.

Si vous souhaitez visionner ces dessins animés, je vous conseille le très bon logiciel PPS. À télécharger ici. Avec un petit aperçu de ce que vous pourrez y trouver ci-dessus.

Visionner directement la vidéo sur Youtube : dessin animé chinois
Et sur Youku : Dessin animé chinois

Le chinois

[Vidéo] Perfectionner votre prononciation du chinois mandarin standard (le test)

18/11/2012 — by Cédric BEAU

Christophe est membre de la méthode Crampe pour apprendre le chinois, et comme beaucoup de membres, il aime m’envoyer ses astuces. J’ai décidé de partager toutes les astuces de chacun sur le blog et sur Youtube (et Youku). Je commence donc aujourd’hui par la découverte d’un logiciel intitulé “standard mandarin, chinese pronunciation” :

Sur Youtube, la prononciation du mandarin standard :

Sur Youku, mandarin standard :

Au final, j’aime plutôt, et je suis certain que l'”anatomie” pourra aider beaucoup de personnes, c’est d’ailleurs comme cela qu’il est le plus facile d’apprendre la prononciation du “r” qui est un “j rétroflexe” en chinois :)

Prononciation du mandarin standard

A très bientôt pour d’autres vidéos !

Blog ChineCulture chinoiseInsolite en Chine !Internet ChineLe chinois

La Chine, ça vous intéresse? (le bilan)

17/11/2012 — by Cédric BEAU

Me voilà donc bien au chaud, pour vous proposer un nouvel article : je n’avais pas vraiment d’idée sur le sujet, alors j’ai décidé de regarder un petit peu qu’elles étaient les articles qui étaient les plus lus sur mon blog. Et c’est comme ça que j’ai eu l’idée de faire un article sur les articles de mon blog (original non?)

Quels sont les sujets qui vous intéressent le plus, quelles sont les articles les plus lus, qu’est-ce que vous recherchez en venant sur ce site, et de fait qu’est-ce que je vais vous proposer pour les mois à venir… ?

Torture chinoiseAu sujet des articles qui sont les plus lus sur ce blog, pas de surprise, ce qui intéresse les visiteurs c’est généralement le drôle, le glauque, ou le sexy. Je n’ai pas trop porté mon blog sur le sexy, même si je sais que ça m’aurait fait beaucoup de visiteurs (n’est-ce pas Olivier?), donc on ne retrouvera pas ce genre d’article dans le top. Par contre, j’ai déjà parlé de choses un peu plus glauques… Même si c’est d’un point de vue culturel, l’exemple des 10 tortures sauvages sous la dynastie Qing est le plus parlant, car c’est l’article qui est le plus lu sur ce blog. Je vous invite donc à le redécouvrir.

Le deuxième article est aussi un article qui est plutôt culturel, informatif, et il a d’ailleurs connu un boost depuis que Sylvain l’a rédigé de nouveau en le rendant beaucoup plus complet il y a peu de temps : il s’agit de l’article intitulé « quelle est la capitale de la Chine ». Je suis plutôt fier du travail de Sylvain sur cet article, soit dit en passant, bien plus doué que moi lorsqu’il s’agit de parler d’histoire et de géographie

L’article suivant revient dans le glauque, car il s’agit d’un très court article dans lequel il n’y a que quelques photos présentant un accident qui a eu lieu près de chez moi, à Guiyang, entre une moto et une voiture. Ame sensible s’abstenir.

Comme vous pouvez le voir, si de ces trois premiers articles deux sont dans le glauque, les deux premiers restent des article relativement qualitatifs sur leur sujet. Et le plus amusant dans tout ça, c’est que l’article sur la torture a été écrit par ma femme, et que l’article sur Pékin a été écrit par Sylvain… Il serait peut-être temps que j’arrête de bloguer…

 

Je n’ai jamais vraiment été un “écrivain” (ceci explique cela), et j’ai toujours aimé les chiffres, peut-être que quelques statistiques vous intéresseront :

la page Facebook de chine chinois atteint désormais 2500 abonnés

le compte twitter, que je ne gère pas du tout, a dépassé les 1300 inscrits

la newsletter, à ma grande satisfaction, a dépassé les trois milles inscrits. Je suis particulièrement content de ce chiffre, parce que non seulement cela prouve que mon travail plait un minimum, et que les gens apprécient les formations au Chinois, mais aussi parce que cela permet d’échanger avec mes membres qui répondent régulièrement à mes newsletter ou qui laissent des commentaires suite à un mail que je leur envoie

le Chanel YouTube, bien qu’il n’ait que deux semaines d’existence, atteindra bientôt les 2000 vues. Et je compte bien continuer à produire des vidéos très fréquemment dans les mois à venir.

 

Tout cela pour dire que, toi, visiteur, je te remercie de ton passage sur mon blog. Que c’est grâce à toi que tout cela peut continuer, même si tu aimes le glauque, et que tu es un pervers (en général) …

Ca faisait longtemps que j’avais pas fait un bilan tiens :)

Culture chinoiseEtudier en ChineLe chinoisVoyager en Chine

Apprendre le chinois en Chine : interview de Sylvain

13/11/2012 — by Cédric BEAU

Sylvain Ducarne en ChineJe vous ai parlé plusieurs fois de Sylvain, qui intervient régulièrement (et de plus en plus) sur Chine Chinois. Je vous invite aujourd’hui à le découvrir de manière plus approfondie, par le biais d’un interview que nous avons réalisé en Chine, tout en étant à 2000 km l’un de l’autre :

Sur Youtube, Youku, en podcast et avec la retranscription :

Youtube, apprendre le chinois en Chine :

Youku, étudier le chinois en Chine :

En podcast, blogueur et étudiant en chinois en Chine :

Et la retranscription en texte :

C – Bonjour Sylvain, merci de m’accorder cette petite interview sur Youtube et que je vais reproduire sur mon site et divers médias que j’ai ici à ma disposition pour mes visiteurs. Alors t’es à Shanghai actuellement, moi je te connais depuis un peu plus d’une dizaine d’années,

S – Un peu plus, oui !

C – J’ai parlé un petit peu de toi ces derniers temps sur mon site et je voudrais que les visiteurs puissent te connaître un petit peu mieux et découvrir ton site et ce que tu fais dans la vie, et ce que tu fais à Shanghai. Est-ce que tu pourrais te présenter, en quelques mots ?

S – Donc je m’appelle Sylvain, j’ai 25 ans. Actuellement je suis à Shanghai, où j’étudie le chinois à l’université de Fudan. Auparavant j’ai étudié l’histoire et la communication à Lille-3, l’université deVilleneuve d’Ascq. J’ai aussi travaillé une année dans l’import avec toi, j’ai donné quelques cours d’histoire dans des lycées à Dunkerque. Et là, je suis parti en Chine pendant un an pour apprendre, on va dire de manière très, très approfondie le chinois parce que ça me semble plus intéressant d’apprendre en Chine qu’en France.

C- Sur quel point ça te semble plus intéressant d’apprendre en Chine qu’en France ?

S – Disons que j’ai fait l’expérience de quelques cours de chinois à l’université et ça m’a semblé très confus et absolument pas pédagogique. C’est à dire qu’on t’assénait des concepts, des mots de vocabulaire, etc. et il fallait que tu apprennes ça par cœur de manière très abrutissante. Et donc, sachant que tu étais toi parti en Chine et que tu m’as fortement cette expérience je me suis dit après tout pourquoi pas et je dois avouer que pour l’instant après plus de neuf mois je regrette pas du tout d’être parti.

C- Tu dis que tu as donné des cours d’histoire, mais là je pense qu’il faudrait un petit peu préciser, des cours d’histoire qui …

S – Des cours d’histoire chinoise comme tu t’en doutes bien. J’en ai fait sur la Cité Interdite, sur Zheng He, le célèbre explorateur chinois. De manière générale c’était des cours surtout branchés sur l’époque impériale chinoise et sur des concepts assez larges, dans le sens où c’était destiné à un public de lycéens, qu’il fallait pas être trop spécifique, trop technique, sachant que l’histoire chinoise est quand même assez différente de l’histoire européenne qu’on nous apprend dans les écoles en France. Il faut savoir rester, je pense, intéressant, c’est la chose la plus importante, mais aussi susciter l’intérêt de l’interlocuteur. Toujours, d’après ce que j’en ai appris, donner des petites anecdotes. C’est ce que j’essaye de faire quand j’écris des articles, par exemple sur des sujets spécifiques, en ce moment là tout de suite je suis en train d’en écrire un sur Confucius et la philosophie chinoise et j’essaie en fait, sachant que c’est un sujet qui parle pas à tout le monde au premier abord, de susciter l’intérêt du lecteur en donnant toujours des petites anecdotes qui vont faire rire, qui vont faire réfléchir, essayer de faire le rapport avec ce que lui peut connaître.

C- Alors, tu dis que tu es en Chine depuis 9 mois, maintenant…

S- Depuis février.

C- Quel élément déclencheur pour que tu ailles t’installer en Chine pour une année à l’université de Fudan à Shanghai ?

S- Pour être honnête, je pense que d’un point de vue professionnel j’étais dans une impasse en France. C’est à dire que j’ai fait des études d’histoire, et aussi de communication internet, mais que les débouchés sont, on va dire, pas énormes. Du coup j’avais le choix entre aller au Pôle Emploi comme un malheureux et qu’on me donne un emploi qui me permettrait pas du tout de m’épanouir et de faire ce que je veux ou alors de prendre sur moi, parce qu’il a fallu faire un prêt à la banque, faire énormément de démarches administratives, mais partir à l’autre bout du monde, pour me donner justement les clés et les moyens de réussir à faire ce que je veux en rentrant en France.

C- Voilà donc tu penses qu’au niveau professionnel la Chine, l’expatriation et la maîtrise du chinois, ça va t’être utile ?

S- Exactement, oui. Je pense aussi que plus, enfin pas plus que la maîtrise du chinois mais rien que le fait de partir dans un pays, quel qu’il soit, te donne des clés, t’apporte des expériences qui pourront te servir dans la vie de tous les jours. Par exemple je vois ici, j’ai eu énormément de tracas administratifs. Aussi bien au niveau du permis de résidence, que de la prolongation du permis de séjour, que quand ma copine est venue cet été, […] on a eu énormément de soucis avec le commissariat sachant qu’en fait j’ai choisi de pas loger à la résidence universitaire et j’habite dans le quartier de Hong Kou, à coté du stade de foot, qui est vraiment un quartier où je croise aucun étranger. Je suis 24 heures sur 24 on va dire au cœur de la Chine, et ce qui est intéressant c’est que c’est pas un de ces quartiers huppés de Shanghai, parce qu’on a toujours une image de Shanghai qui est assez, on va dire … Les gens disent tu vas à Shanghai, tu vas pas en Chine. Je suis pas d’accord. Il y a bien sûr possibilité, si on est expatrié et qu’on travaille pour une grosse boite, qu’on gagne des milliers d’euros par mois, de vivre dans un quartier très huppé façon Wisteria Lane, où il y a des grilles, des gardiens, et où on est totalement coupés du monde. Mais je pense que c’est absolument pas quelque chose à faire. Si on veut partir dans un pays, découvrir sa culture, je pense qu’il est beaucoup plus intéressant de se mettre au contact des gens, des locaux, et on apprend beaucoup plus aussi bien d’un point de vue culturel que d’un point linguistique puisque pour pratiquer le chinois quand on est dans un endroit où personne parle anglais, on est obligé, donc ça aide énormément. Et je pense que c’est aussi beaucoup plus instructif.

C- Alors tu dis que tu as rencontré des difficultés avec le commissariat. Est-ce que tu pourrais détailler un petit peu ça ?

S- Alors, à la base, j’ai trouvé mon appartement sur SmartShanghai, j’ai eu la chance que ma colocataire parle français, et puis en plus elle a habité à Villeneuve-d’Ascq à 300 mètres de chez moi, donc ça aide encore plus. Mais en fait à la base elle n’a pas signé de contrat avec le propriétaire. Donc premier point, pour avoir le titre de, l’attestation qui prouve qu’on habite bien à cet endroit-là de Shanghai, il faut un contrat avec le propriétaire. Il a fallu contacter le propriétaire qui était, la semaine où je suis arrivé, en vacances, ce qui a impliqué une semaine de retard, ce qui a impliqué que tous les jours le policier de référence de la résidence venait, pour dire « gnagnagna ». ensuite il a fallu aller au commissariat avec ce contrat et remplir pendant une heure des papiers, des formulaires, etc. Bien entendu personne au commissariat ne parlait anglais, je venais d’arriver, à part bonjour au revoir, je parlais pas grand chose, donc du coup encore une fois ma coloc est venue m’aider. Mais je pense que pour quelqu’un qui tomberait dans un quartier comme celui-là sans aucun contact ça doit être encore plus difficile. Moi je me suis vraiment reposé sur Qing, ma colocataire, et je l’en remercie beaucoup parce que sinon j’aurais eu encore plus de problèmes.

C- Et qu’est-ce qu’il y aurait d’autre comme difficultés qu’un étranger peut rencontrer dans la Chine comme ça, qui arrive pour apprendre le chinois ou pour s’installer en expatriation en Chine ?

S- Des problèmes, des problèmes … Des problèmes il y en a toujours en fait, ça peut être de l’administratif de base, ça peut juste être des problèmes pour se faire comprendre par ses interlocuteurs, par exemple imaginons quelque chose de tout bête, malade. La première semaine on arrive, imaginons qu’il y a une trop grande différence de température entre notre pays et la Chine, on tombe malade. Comment est-ce que tu veux être capable d’expliquer à la pharmacienne que tu as la gorge irritée et que tes yeux te piquent. C’est pas une expérience vécue, mais c’est vraiment une des choses qui me faisaient peur au début, c’était de tomber malade, par exemple de devoir aller chez le dentiste ou à l’hôpital, en ne parlant pas un mot de chinois et en sachant pertinemment que très peu de gens parlent anglais. Aussi il faut, en tout cas pour la Chine, partir du principe que c’est absolument pas pareil qu’en France.

C- Sur quel point ?

S- Tout. Le climat, la culture, il y a des comportements que les chinois ont et qui pour eux sont tout à fait normaux, et qui pour un français semblent impossibles à imaginer. Par exemple, quelque chose d’ultra-classique, les chinois crachent, partout tout le temps, ils reniflent, alors que un français de base lui, va avoir tendance à se moucher. Mais quand on discute avec un chinois il en ressort que pour lui, le fait de se moucher et de mettre ça dans sa poche, c’est tout aussi peu hygiénique. Est-ce que l’un a raison, l’autre tort, je ne m’avancerai pas là, mais …

C- Il faut aller rechercher sur pourquoi est-ce qu’on a inventé le mouchoir. C’est intéressant.

S- Ah, ben, c’est un bon article ça.

C- Voilà. Alors, le chinois, c’est comment d’étudier le chinois en Chine ?

S- C’est bien. Comment dire, c’est intéressant, et surtout on a l’impression de progresser. La première chose en fait, ce qui est bien c’est qu’on va en cours le matin, on apprend du vocabulaire, on apprend des phrases, de la grammaire, et tout de suite, dès qu’on sort de la fac, on peut le mettre en pratique. Bon, à côté de Fudan il y a une grande zone commerciale, Wujiaochang, où il y a énormément de restaurants de centres commerciaux etc., donc les étudiants vont souvent là-bas. Et hop on rentre dans un restaurant, on peut commander en chinois, alors qu’on a fait la leçon le matin même. C’est très gratifiant de pouvoir mettre en pratique ce qu’on a appris, et pas végéter avec, sachant que par exemple si on apprend en France, il faudra attendre un an ou deux avant de pouvoir le mettre en pratique. Petite chose : je déconseille fortement aux gens qui apprennent le chinois d’essayer de parler chinois dans les restaurant s chinois à Lille, les gens sont cantonnais.

C- Il y a beaucoup de hongkongais et de vietnamiens dans les restaurants chinois en France, c’est vrai.

S- Et ils parlent cantonnais, et pas mandarin. Et surtout ils ne s’attendent pas à ce que vous leur parliez en chinois.

C- Déjà si il ne s’y attendent pas de toutes façon il ne vont pas comprendre ce que tu baragouines, c’est certain.

S- Même en Chine, il y a beaucoup de chinois qui ne s’attendent pas à ce que quelqu’un vienne leur poser une question en chinois.

C- J’avais déjà eu cette expérience. Une fois j’étais à Wallmart, à Wujiaochang justement, et je pose une question à l’étage à une vendeuse, en chinois, et elle me répond en chinois, attends, je vais te chercher quelqu’un qui comprendra ce que tu dis, qui parle anglais. Parce qu’elle s’attendait à ce que je lui parle en anglais et elle essayait de comprendre de l’anglais. Effectivement, ça peut être une barrière. Là tu as évoqué pas mal de points positifs. Est-ce qu’il y a des difficultés ou des points négatifs, qu’un étranger peut rencontrer ou un français peut rencontrer dans l’enseignement du chinois aux étrangers en université chinoise ?

S- Un français oui, l’enseignement est en anglais.

C- Ah, effectivement, c’est vrai.

S- Oui, c’est bête, mais tous les cours sont en anglais. Il faut faire attention à avoir quand même des bases en anglais. On demande pas d’être bilingue mais pouvoir lire, ne serait-ce que lire parce que tous les livres sont en anglais. C’est très intéressant parce que ça permet en fait, en même temps qu’on apprend le chinois, de progresser en anglais, sachant que quand on veut communiquer avec ses camarades de classe et les professeurs, ça va être en anglais, au début. Parce que là j’ai changé de niveau, depuis la rentrée, et on utilise quasiment plus l’anglais en cours, ça reste vraiment pour un mot de vocabulaire spécifique, ou seulement l’écrit. L’écrit dans le seul où c’est écrit dans les livres. On pose une question, c’est en chinois, le prof nous répond en chinois, les explications de vocabulaire sont en chinois et même quand on parle avec les gens de notre classe, surtout avec les japonais et les coréens, c’est en chinois. Il faut savoir que les japonais et les coréens ne parlent pas très bien anglais et ont tendance à dès le début, communiquer en chinois avec nous, ce qui est pas mal, parce que du coup ça nous force à pratiquer. Mais oui je pense que la grosse chose à savoir c’est que tout se fera en anglais, il faut pas se dire j’ai fait de l’anglais au lycée, c’est bon je peux partir. Non, il faut vraiment, je veux dire , il faut quand même des bases solides.

C- Sinon c’est vrai que ça fait beaucoup plus de travail à abattre pour un francophone qu’un anglophone quoi va apprendre le chinois en Chine du coup.

S- Ah oui, parce que je vois, j’avais quelqu’un dans mon groupe au précédent semestre, qui à chaque fois retraduisait tous les mots de vocabulaire du chinois à l’anglais et de l’anglais au français. Donc ça donne déjà deux fois plus de travail, et en plus ça peut donner lieu à des contre-sens, parce qu’il y a certains termes qui sont traduits en anglais mais qui peuvent être des faux amis en français, et quand on les traduit à la volée, ça peut impliquer que finalement, on apprend un mot en chinois, on pense que ça veut dire quelque chose, et ben non.

C- Effectivement, et alors à l’avenir, comment est-ce que tu vas mettre à profit ton expérience quand tu vas retourner en France, ou dans un autre pays ?

S- L’expérience de l’expatriation déjà, je pense qu’elle va être utile dans la vie de tous les jours, c’est à dire qu’on acquiert beaucoup d’autonomie, on apprend à se débrouiller par soi-même, vraiment faire preuve d’initiative, ce genre de choses, et surtout d’adaptabilité. C’est à dire que je pense que maintenant, en rentrant en France, il n’y a plus grand chose qui va pouvoir me prendre au dépourvu. Et pour le chinois en lui-même, j’avoue que j’aimerais bien pouvoir l’enseigner, à des débutants. Je vais aussi me servir de tout ce que j’ai appris au niveau de la culture pour continuer à écrire sur mon blog, sur d’autres sites comme chine-chinois et me faire un petit peu le promoteur de l’histoire chinoise qui est à mon trop peu étudiée en France et je trouve que c’est fort dommage car c’est très très intéressant.

C- Ok, donc tu vas continuer à blogger, faire de l’histoire, et j’espère que tu me rejoindras de temps en temps sur mon canal youtube ou sur ton canal youtube si tu le crée pour montrer tout ça aussi en vidéo, faire un truc un peu plus sympathique, plus moderne.

S- Oui, j’ai fait l’acquisition d’une tablette graphique, il y a deux jours, exprès pour justement on va dire accompagner les articles d’histoire que je pose sur mon blog, pour leur donner un côté plus interactif.

C- Bon ben super, je te remercie beaucoup pour ce moment qu’on a passé ensemble et puis on se revoit très bientôt pour d’autres articles et d’autres vidéos alors.

S- Merci à toi.

C- À bientôt.

S- Salut.

Le chinois

[Vidéo] Cours de chinois gratuit sur Youtube : la grammaire

11/11/2012 — by Cédric BEAU

Grammaire chinoise

Bonjour à tous, si vous êtes abonné à la newsletter vous le savez déjà : je viens de publier une vidéo sur Youtube intitulée :

la grammaire (structures) de base en chinois

Vous pouvez la visionner ci-dessous, ou si vous êtes en Chine, la retrouver sur Youku en cliquant ici.

Dans cette vidéo, j’évoque l’ordre des mots dans une phrase en chinois, et comment mémoriser facilement cet ordre :

 

Le chinois

[Vidéo] Quelle langue orientale choisir ? Chinois, Japonais ou Coréen ?

01/11/2012 — by Cédric BEAU

video chinois“Le chinois, c’est comme du japonais”, “ah ué, le chinois, konichiwa et tout”, voici le genre de choses que j’entends tous les jours.

Mais avec cela, des personnes un peu plus renseignées qui me demandent quelle langue choisir entre chinois et japonais, ou chinois et coréen, voir coréen et japonais.

J’ai donc réalisé une petite vidéo pour apporter quelques éléments de réponse ainsi que mon modeste point de vue :

Vous pouvez aussi visionner cette vidéo directement sur Youtube ici : Que choisir entre le Chinois, le Japonais et le Coréen. Quelles sont les différences entre ces trois langues? ou sur Youku ici : Japonais, Chinois, Coréen : la quelle est la plus facile, que choisir?

Je vous souhaite un bon visionnage, et surtout n’hésitez pas à partager!

A bientôt pour une nouvelle vidéo!

Le chinois

Pourquoi apprendre le chinois : résultats

18/10/2012 — by Cédric BEAU

Voici le résultat du concours “Gagnez un service à thé chinois simplement en écrivant” ! Vous avez été plusieurs à m’envoyer vos participations et je vous en remercie. Les 5 articles sélectionnés ont été publiées, et parmis ceux-ci se trouve l’heureux(se) gagnant(e) :

– Pourquoi cet engouement pour le chinois, de Guy J

– Une plage sans sable? Pourquoi pas la Chine sans le chinois? de Cendrine R

– Qui a eu un jour cette idée de dire « ououh ! c’est du chinois pour moi » ? de Claude-Marie P

– Apprendre le chinois… Pourquoi ? de Aurélie G

– Le temps avance, les motivations évoluent…, de Angélique L

Avant de vous donner le résultat, je vous invite à relire ces 5 articles, ils sont tous excellents!

Plage de sable fin

Et l’heureuse gagnante est : Cendrine R!

Qu’avez vous pensé de ce jeu, souhaitez vous en découvrir d’autres par la suite sur ce blog, qu’est ce qui pourrait être amélioré? J’attends vos avis :)