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Blog ChineEtudier en Chine

Parrainez un enfant en Chine (ou ailleurs) avec Plan

28/11/2012 — by Cédric BEAU

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un sujet qui sort des frontières de la Chine. Vous avez déjà sûrement, en marchant dans la rue, été interpellé par un jeune, avec un chasuble bleu, rouge ou jaune, qui vous demandait quelques minutes de votre temps pour vous parler de telle ou telle cause humanitaire. Les plus polis d’entre nous se sont arrêtés pour écouter, mais la majorité passe son chemin en feignant de ne pas les voir.

parrainer un enfantOr, il y aurait fort à gagner à les écouter. Car les causes qu’ils défendent méritent toute notre attention. Et c’est l’une d’elle qui nous intéresse aujourd’hui : l’éducation des enfants. Tout le monde connaît l’UNICEF, et ses programmes visant à promouvoir l’éducation des enfants défavorisés de par le monde. Mais il n’y a pas que l’UNICEF que est investi de cette mission. Une multitude d’autres ONG en font aussi la promotion, mais restent trop souvent dans l’ombre de la grande sœur.

Une de ces ONG est Plan. Depuis plus de 75 ans, cette ONG est sur le terrain des zones les plus défavorisées pour s’occuper des enfants qui n’ont pas la chance recevoir des soins ou une éducation suffisante pour faire son chemin dans la vie. En travaillant localement avec les autorités des pays concernés, Plan contribue à rendre ces enfants autonomes à travers plus de 7000 projets annuels. Elle travaille aussi avec l’UNICEF sur de nombreux projets humanitaires.

Alors pourquoi choisir de vous parler de Plan plutôt que d’une autre ONG ? Tout d’abord, car son sérieux n’est plus à prouver. J’en veux pour preuve mon collègue blogger Cédric Vimeux, qui parraine depuis peu un enfant au Vietnam. De plus, Plan est une ONG qui laisse la part belle à l’action : près de 80% des dons sont directement investis sur les projets de terrains. Trop souvent, on voit des dons qui se perdent, qui ne sont pas utilisés, ou mal. Ici tout est transparent, et vous savez directement où va votre argent.

L’argent justement. Trop souvent j’entends que « oui mais je n’ai pas les moyens ». Certes. Mais savez-vous que les dons aux ONG humanitaires comme Plan sont déductibles à hauteur de 66% de vos impôts ? Par exemple, si vous choisissez de donner 30€ par mois à l’association pour parrainer un enfant, il ne vous en coûtera en fait que 10€. Soit moins de deux paquets de cigarettes, le prix d’un repas au McDonald, d’un livre, ou encore d’une babiole qui traînera dans un coin de votre appartement.

Avec Plan, vous avez l’assurance que cet argent sera employé à bon escient, et vous ferait une bonne action pour vraiment pas grand’chose. Alors qu’attendez-vous ? A cet instant, quelque part dans le monde, un enfant n’attends plus que votre aide pour vivre une vie épanouie :

Cliquez ici pour découvrir Plan et parrainer un enfant en Chine (ou ailleurs)

Depuis aujourd’hui (28 novembre 2012), Chine-Chinois.com sous l’entreprise Cramp Prod (Hong Kong) limited représenté par moi même, et avec le support de Sylvain, parraine un enfant en Chine par le biais de l’association PLAN.

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Apprendre le chinois en Chine : interview de Sylvain

13/11/2012 — by Cédric BEAU

Sylvain Ducarne en ChineJe vous ai parlé plusieurs fois de Sylvain, qui intervient régulièrement (et de plus en plus) sur Chine Chinois. Je vous invite aujourd’hui à le découvrir de manière plus approfondie, par le biais d’un interview que nous avons réalisé en Chine, tout en étant à 2000 km l’un de l’autre :

Sur Youtube, Youku, en podcast et avec la retranscription :

Youtube, apprendre le chinois en Chine :

Youku, étudier le chinois en Chine :

En podcast, blogueur et étudiant en chinois en Chine :

Et la retranscription en texte :

C – Bonjour Sylvain, merci de m’accorder cette petite interview sur Youtube et que je vais reproduire sur mon site et divers médias que j’ai ici à ma disposition pour mes visiteurs. Alors t’es à Shanghai actuellement, moi je te connais depuis un peu plus d’une dizaine d’années,

S – Un peu plus, oui !

C – J’ai parlé un petit peu de toi ces derniers temps sur mon site et je voudrais que les visiteurs puissent te connaître un petit peu mieux et découvrir ton site et ce que tu fais dans la vie, et ce que tu fais à Shanghai. Est-ce que tu pourrais te présenter, en quelques mots ?

S – Donc je m’appelle Sylvain, j’ai 25 ans. Actuellement je suis à Shanghai, où j’étudie le chinois à l’université de Fudan. Auparavant j’ai étudié l’histoire et la communication à Lille-3, l’université deVilleneuve d’Ascq. J’ai aussi travaillé une année dans l’import avec toi, j’ai donné quelques cours d’histoire dans des lycées à Dunkerque. Et là, je suis parti en Chine pendant un an pour apprendre, on va dire de manière très, très approfondie le chinois parce que ça me semble plus intéressant d’apprendre en Chine qu’en France.

C- Sur quel point ça te semble plus intéressant d’apprendre en Chine qu’en France ?

S – Disons que j’ai fait l’expérience de quelques cours de chinois à l’université et ça m’a semblé très confus et absolument pas pédagogique. C’est à dire qu’on t’assénait des concepts, des mots de vocabulaire, etc. et il fallait que tu apprennes ça par cœur de manière très abrutissante. Et donc, sachant que tu étais toi parti en Chine et que tu m’as fortement cette expérience je me suis dit après tout pourquoi pas et je dois avouer que pour l’instant après plus de neuf mois je regrette pas du tout d’être parti.

C- Tu dis que tu as donné des cours d’histoire, mais là je pense qu’il faudrait un petit peu préciser, des cours d’histoire qui …

S – Des cours d’histoire chinoise comme tu t’en doutes bien. J’en ai fait sur la Cité Interdite, sur Zheng He, le célèbre explorateur chinois. De manière générale c’était des cours surtout branchés sur l’époque impériale chinoise et sur des concepts assez larges, dans le sens où c’était destiné à un public de lycéens, qu’il fallait pas être trop spécifique, trop technique, sachant que l’histoire chinoise est quand même assez différente de l’histoire européenne qu’on nous apprend dans les écoles en France. Il faut savoir rester, je pense, intéressant, c’est la chose la plus importante, mais aussi susciter l’intérêt de l’interlocuteur. Toujours, d’après ce que j’en ai appris, donner des petites anecdotes. C’est ce que j’essaye de faire quand j’écris des articles, par exemple sur des sujets spécifiques, en ce moment là tout de suite je suis en train d’en écrire un sur Confucius et la philosophie chinoise et j’essaie en fait, sachant que c’est un sujet qui parle pas à tout le monde au premier abord, de susciter l’intérêt du lecteur en donnant toujours des petites anecdotes qui vont faire rire, qui vont faire réfléchir, essayer de faire le rapport avec ce que lui peut connaître.

C- Alors, tu dis que tu es en Chine depuis 9 mois, maintenant…

S- Depuis février.

C- Quel élément déclencheur pour que tu ailles t’installer en Chine pour une année à l’université de Fudan à Shanghai ?

S- Pour être honnête, je pense que d’un point de vue professionnel j’étais dans une impasse en France. C’est à dire que j’ai fait des études d’histoire, et aussi de communication internet, mais que les débouchés sont, on va dire, pas énormes. Du coup j’avais le choix entre aller au Pôle Emploi comme un malheureux et qu’on me donne un emploi qui me permettrait pas du tout de m’épanouir et de faire ce que je veux ou alors de prendre sur moi, parce qu’il a fallu faire un prêt à la banque, faire énormément de démarches administratives, mais partir à l’autre bout du monde, pour me donner justement les clés et les moyens de réussir à faire ce que je veux en rentrant en France.

C- Voilà donc tu penses qu’au niveau professionnel la Chine, l’expatriation et la maîtrise du chinois, ça va t’être utile ?

S- Exactement, oui. Je pense aussi que plus, enfin pas plus que la maîtrise du chinois mais rien que le fait de partir dans un pays, quel qu’il soit, te donne des clés, t’apporte des expériences qui pourront te servir dans la vie de tous les jours. Par exemple je vois ici, j’ai eu énormément de tracas administratifs. Aussi bien au niveau du permis de résidence, que de la prolongation du permis de séjour, que quand ma copine est venue cet été, […] on a eu énormément de soucis avec le commissariat sachant qu’en fait j’ai choisi de pas loger à la résidence universitaire et j’habite dans le quartier de Hong Kou, à coté du stade de foot, qui est vraiment un quartier où je croise aucun étranger. Je suis 24 heures sur 24 on va dire au cœur de la Chine, et ce qui est intéressant c’est que c’est pas un de ces quartiers huppés de Shanghai, parce qu’on a toujours une image de Shanghai qui est assez, on va dire … Les gens disent tu vas à Shanghai, tu vas pas en Chine. Je suis pas d’accord. Il y a bien sûr possibilité, si on est expatrié et qu’on travaille pour une grosse boite, qu’on gagne des milliers d’euros par mois, de vivre dans un quartier très huppé façon Wisteria Lane, où il y a des grilles, des gardiens, et où on est totalement coupés du monde. Mais je pense que c’est absolument pas quelque chose à faire. Si on veut partir dans un pays, découvrir sa culture, je pense qu’il est beaucoup plus intéressant de se mettre au contact des gens, des locaux, et on apprend beaucoup plus aussi bien d’un point de vue culturel que d’un point linguistique puisque pour pratiquer le chinois quand on est dans un endroit où personne parle anglais, on est obligé, donc ça aide énormément. Et je pense que c’est aussi beaucoup plus instructif.

C- Alors tu dis que tu as rencontré des difficultés avec le commissariat. Est-ce que tu pourrais détailler un petit peu ça ?

S- Alors, à la base, j’ai trouvé mon appartement sur SmartShanghai, j’ai eu la chance que ma colocataire parle français, et puis en plus elle a habité à Villeneuve-d’Ascq à 300 mètres de chez moi, donc ça aide encore plus. Mais en fait à la base elle n’a pas signé de contrat avec le propriétaire. Donc premier point, pour avoir le titre de, l’attestation qui prouve qu’on habite bien à cet endroit-là de Shanghai, il faut un contrat avec le propriétaire. Il a fallu contacter le propriétaire qui était, la semaine où je suis arrivé, en vacances, ce qui a impliqué une semaine de retard, ce qui a impliqué que tous les jours le policier de référence de la résidence venait, pour dire « gnagnagna ». ensuite il a fallu aller au commissariat avec ce contrat et remplir pendant une heure des papiers, des formulaires, etc. Bien entendu personne au commissariat ne parlait anglais, je venais d’arriver, à part bonjour au revoir, je parlais pas grand chose, donc du coup encore une fois ma coloc est venue m’aider. Mais je pense que pour quelqu’un qui tomberait dans un quartier comme celui-là sans aucun contact ça doit être encore plus difficile. Moi je me suis vraiment reposé sur Qing, ma colocataire, et je l’en remercie beaucoup parce que sinon j’aurais eu encore plus de problèmes.

C- Et qu’est-ce qu’il y aurait d’autre comme difficultés qu’un étranger peut rencontrer dans la Chine comme ça, qui arrive pour apprendre le chinois ou pour s’installer en expatriation en Chine ?

S- Des problèmes, des problèmes … Des problèmes il y en a toujours en fait, ça peut être de l’administratif de base, ça peut juste être des problèmes pour se faire comprendre par ses interlocuteurs, par exemple imaginons quelque chose de tout bête, malade. La première semaine on arrive, imaginons qu’il y a une trop grande différence de température entre notre pays et la Chine, on tombe malade. Comment est-ce que tu veux être capable d’expliquer à la pharmacienne que tu as la gorge irritée et que tes yeux te piquent. C’est pas une expérience vécue, mais c’est vraiment une des choses qui me faisaient peur au début, c’était de tomber malade, par exemple de devoir aller chez le dentiste ou à l’hôpital, en ne parlant pas un mot de chinois et en sachant pertinemment que très peu de gens parlent anglais. Aussi il faut, en tout cas pour la Chine, partir du principe que c’est absolument pas pareil qu’en France.

C- Sur quel point ?

S- Tout. Le climat, la culture, il y a des comportements que les chinois ont et qui pour eux sont tout à fait normaux, et qui pour un français semblent impossibles à imaginer. Par exemple, quelque chose d’ultra-classique, les chinois crachent, partout tout le temps, ils reniflent, alors que un français de base lui, va avoir tendance à se moucher. Mais quand on discute avec un chinois il en ressort que pour lui, le fait de se moucher et de mettre ça dans sa poche, c’est tout aussi peu hygiénique. Est-ce que l’un a raison, l’autre tort, je ne m’avancerai pas là, mais …

C- Il faut aller rechercher sur pourquoi est-ce qu’on a inventé le mouchoir. C’est intéressant.

S- Ah, ben, c’est un bon article ça.

C- Voilà. Alors, le chinois, c’est comment d’étudier le chinois en Chine ?

S- C’est bien. Comment dire, c’est intéressant, et surtout on a l’impression de progresser. La première chose en fait, ce qui est bien c’est qu’on va en cours le matin, on apprend du vocabulaire, on apprend des phrases, de la grammaire, et tout de suite, dès qu’on sort de la fac, on peut le mettre en pratique. Bon, à côté de Fudan il y a une grande zone commerciale, Wujiaochang, où il y a énormément de restaurants de centres commerciaux etc., donc les étudiants vont souvent là-bas. Et hop on rentre dans un restaurant, on peut commander en chinois, alors qu’on a fait la leçon le matin même. C’est très gratifiant de pouvoir mettre en pratique ce qu’on a appris, et pas végéter avec, sachant que par exemple si on apprend en France, il faudra attendre un an ou deux avant de pouvoir le mettre en pratique. Petite chose : je déconseille fortement aux gens qui apprennent le chinois d’essayer de parler chinois dans les restaurant s chinois à Lille, les gens sont cantonnais.

C- Il y a beaucoup de hongkongais et de vietnamiens dans les restaurants chinois en France, c’est vrai.

S- Et ils parlent cantonnais, et pas mandarin. Et surtout ils ne s’attendent pas à ce que vous leur parliez en chinois.

C- Déjà si il ne s’y attendent pas de toutes façon il ne vont pas comprendre ce que tu baragouines, c’est certain.

S- Même en Chine, il y a beaucoup de chinois qui ne s’attendent pas à ce que quelqu’un vienne leur poser une question en chinois.

C- J’avais déjà eu cette expérience. Une fois j’étais à Wallmart, à Wujiaochang justement, et je pose une question à l’étage à une vendeuse, en chinois, et elle me répond en chinois, attends, je vais te chercher quelqu’un qui comprendra ce que tu dis, qui parle anglais. Parce qu’elle s’attendait à ce que je lui parle en anglais et elle essayait de comprendre de l’anglais. Effectivement, ça peut être une barrière. Là tu as évoqué pas mal de points positifs. Est-ce qu’il y a des difficultés ou des points négatifs, qu’un étranger peut rencontrer ou un français peut rencontrer dans l’enseignement du chinois aux étrangers en université chinoise ?

S- Un français oui, l’enseignement est en anglais.

C- Ah, effectivement, c’est vrai.

S- Oui, c’est bête, mais tous les cours sont en anglais. Il faut faire attention à avoir quand même des bases en anglais. On demande pas d’être bilingue mais pouvoir lire, ne serait-ce que lire parce que tous les livres sont en anglais. C’est très intéressant parce que ça permet en fait, en même temps qu’on apprend le chinois, de progresser en anglais, sachant que quand on veut communiquer avec ses camarades de classe et les professeurs, ça va être en anglais, au début. Parce que là j’ai changé de niveau, depuis la rentrée, et on utilise quasiment plus l’anglais en cours, ça reste vraiment pour un mot de vocabulaire spécifique, ou seulement l’écrit. L’écrit dans le seul où c’est écrit dans les livres. On pose une question, c’est en chinois, le prof nous répond en chinois, les explications de vocabulaire sont en chinois et même quand on parle avec les gens de notre classe, surtout avec les japonais et les coréens, c’est en chinois. Il faut savoir que les japonais et les coréens ne parlent pas très bien anglais et ont tendance à dès le début, communiquer en chinois avec nous, ce qui est pas mal, parce que du coup ça nous force à pratiquer. Mais oui je pense que la grosse chose à savoir c’est que tout se fera en anglais, il faut pas se dire j’ai fait de l’anglais au lycée, c’est bon je peux partir. Non, il faut vraiment, je veux dire , il faut quand même des bases solides.

C- Sinon c’est vrai que ça fait beaucoup plus de travail à abattre pour un francophone qu’un anglophone quoi va apprendre le chinois en Chine du coup.

S- Ah oui, parce que je vois, j’avais quelqu’un dans mon groupe au précédent semestre, qui à chaque fois retraduisait tous les mots de vocabulaire du chinois à l’anglais et de l’anglais au français. Donc ça donne déjà deux fois plus de travail, et en plus ça peut donner lieu à des contre-sens, parce qu’il y a certains termes qui sont traduits en anglais mais qui peuvent être des faux amis en français, et quand on les traduit à la volée, ça peut impliquer que finalement, on apprend un mot en chinois, on pense que ça veut dire quelque chose, et ben non.

C- Effectivement, et alors à l’avenir, comment est-ce que tu vas mettre à profit ton expérience quand tu vas retourner en France, ou dans un autre pays ?

S- L’expérience de l’expatriation déjà, je pense qu’elle va être utile dans la vie de tous les jours, c’est à dire qu’on acquiert beaucoup d’autonomie, on apprend à se débrouiller par soi-même, vraiment faire preuve d’initiative, ce genre de choses, et surtout d’adaptabilité. C’est à dire que je pense que maintenant, en rentrant en France, il n’y a plus grand chose qui va pouvoir me prendre au dépourvu. Et pour le chinois en lui-même, j’avoue que j’aimerais bien pouvoir l’enseigner, à des débutants. Je vais aussi me servir de tout ce que j’ai appris au niveau de la culture pour continuer à écrire sur mon blog, sur d’autres sites comme chine-chinois et me faire un petit peu le promoteur de l’histoire chinoise qui est à mon trop peu étudiée en France et je trouve que c’est fort dommage car c’est très très intéressant.

C- Ok, donc tu vas continuer à blogger, faire de l’histoire, et j’espère que tu me rejoindras de temps en temps sur mon canal youtube ou sur ton canal youtube si tu le crée pour montrer tout ça aussi en vidéo, faire un truc un peu plus sympathique, plus moderne.

S- Oui, j’ai fait l’acquisition d’une tablette graphique, il y a deux jours, exprès pour justement on va dire accompagner les articles d’histoire que je pose sur mon blog, pour leur donner un côté plus interactif.

C- Bon ben super, je te remercie beaucoup pour ce moment qu’on a passé ensemble et puis on se revoit très bientôt pour d’autres articles et d’autres vidéos alors.

S- Merci à toi.

C- À bientôt.

S- Salut.

Etudier en Chine

Comment s’inscrire à une université chinoise. [mise à jour]

27/01/2012 — by Cédric BEAU

Cela fait plusieurs années que je m’étais inscrit à l’université de Fudan de Shanghai, et j’avais très certainement retranscrit à l’époque mes péripéties sur ce site. Mais les choses ont depuis bien changé, c’est ce dont je me rend compte en lisant l’article de Sylvain (que vous connaissez peut être pour intervenir régulièrement sur Chine Chinois, le portail) dans son nouveau blog qui est désormais hébergé sur ce site : Sylvain en Chine.

université chinoiseIl s’est inscrit lui aussi à l’université de Fudan de Shanghai (copieur!), tout comme moi, son idole (modeste et fabuleuse, avec de grosses chevilles), et il en parle ici : s’inscrire à l’université de Fudan.

La première chose qui saute au yeux est la procédure dématérialisée de pré-inscription. J’aime beaucoup, car l’on fait des économies de papier mais aussi de courier, et de facto de transport de courier, et de facto moins de CO2 pour la planète blablabla.

La procédure en ligne est plutôt simple, et l’ayant accompagné dans ces démarches, j’ai pu contacter l’équipe de Fudan pour un doute sur le formulaire, et ma demande a reçu très rapidement une réponse. C’est un très bon point d’être moderne, mais encore un meilleur que de savoir se servir des produits modernes (clin d’oeil à l’Education Nationale, qui s’équipe bien, mais qui forme peu ^^).

Ce que j’ai aussi beaucoup apprécié, c’est le système de paiement en ligne. Alors qu’auparavant tout se faisait soit par Western Union, soit par un ami de confiance sur place. Ce qui était plutôt malsain et certainement rédhibitoire pour certains peu confiants à cause des arnaques fréquentes par ce mode de paiement lorsque l’on ne connait pas personnellement son interlocuteur.

Au final il faut tout de même imprimer le tout et envoyer par la poste, du coup c’est pas si écolo que ça, mais il faut effectivement joindre une photo et une signature, ils ne sont peut être pas très confiants dans les signatures numériques et les photos numérisées. Je les comprends.

L’admission notice reçue ensuite n’a pas changée et est toujours aussi impressionnante avec son gros tampon rouge, elle a certainement du faire plaisir à Sylvain. Ce dernier semble cependant dire que tout le monde serait accepté à cause de la manne financière que cela représenterait (à 2300 euros l’année), je ne suis pas de cet avis, quand on voit le prix des autres sections à Fudan, celle du chinois pur pour les étrangers n’est certainement pas celle qui rapporte le plus, ni celle la moins cher et la plus pratique à organiser.

Découvrez en plus sur l’article de Sylvain s’inscrire à l’université de Fudan, et n’hésitez pas à lui poser vos questions!

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Vol pour la Chine : trouver un bon prix

03/02/2011 — by Cédric BEAU

Un voyage en Chine, qu’il soit pour des études ou pour le tourisme, ça reste un sacré investissement, et une bonne part de cet investissement se retrouve dans l’achat du billet d’avion

Un billet d’avion pour la Chine, ça coûte combien environ ?

Je n’ai pas de réponse exacte à cette question. Il y a des périodes avec des bons prix, et des périodes un peu plus chaudes avec des prix plus élevés.

billet d'avion vol chineJ’aurais tendance à dire qu’un bon prix se situe aux environs de 500€ (périodes creuses et avec une ou deux escales) ; et qu’un billet plus cher sera dans les 1200€ (pour un direct avec Air France ou China Southern Airlines)

Dans cette fourchette, on trouve de tout. Je vous recommande de rechercher d’abord les billets directs avec Air France, KLM, China Southern, car parfois l’on en trouve dans les 700€.

Si vous n’avez pas de succès, alors trouvez un vol avec escale, et je vous recommande de regarder d’abord chez KLM, Emirates et Finair.

Ensuite, essayez de voir avec les comparateurs de prix de billet d’avion, et chez Promovol. Je ne recommande pas les compagnies russes ou des pays de l’ex-URSS, leurs avions n’étant pas très bien entretenus (conseils d’une pilote de ligne chez Air France).

Nota : n’oubliez pas de rechercher un bon prix, et non pas le meilleur prix. La sécurité et le confort sont très important pour un voyage aussi long, intéressez vous plutôt au rapport qualité/prix !

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Etudier en Chine : logement

02/02/2011 — by Cédric BEAU

Vous souhaitez aller étudier en Chine, mais ne savez pas comment faire pour vous trouver un logement décent et abordable ?

Existe-t’il des organismes pour le logement des étudiants?

J’aurais tendance à orienter les gens vers la location (ou la collocation) d’un appartement, abordable et tellement plus confortable, il existe cependant des dortoirs pour étudiants étrangers avec des petites chambres tout confort (douche, toilette, internet, clim, seule la cuisine est commune) mais qui restent relativement chères (300~400€ par mois)

Hotel ChineTandis qu’un appartement pour une personne, 60m² sera plutôt dans les environs de 220€/mois et qu’un trois personnes 150m² dans les 450€/mois (exemple d’un 145m², trois chambres, deux sdb, salon séjour, clim dans chaque pièce, meublé, cuisine équipée).

L’on me demande : quid de l’hôtel ?

L’hôtel n’est qu’une solution temporaire, pas de cuisine, mais pratique pour l’Internet et les voyages. Un petit hôtel bien équipé (grande chambre, propre, internet, climatisation, télé…)  coûtera environ 14 à 26€ la nuité

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Comment rentrer en université chinoise

01/02/2011 — by Cédric BEAU

Si vous souhaitez apprendre le chinois en université chinoise, c’est relativement accessible, si vous souhaitez étudier d’autres matières, là ça se complique.

Faut-il avoir un bon niveau d’études pour entrer en université chinoise ?

Pour les inscriptions, dont nous parlions hier, ce qu’il vous faudra c’est plutôt de solides connaissances en anglais. De même, les cours pour débutants seront enseigné en chinois. Généralement, seuls les plus hauts niveaux apprennent le nouveau vocabulaire avec des explications directement en Chinois.

HSKPar contre, pas de minimum de diplôme requis, ils acceptent les élèves de 7 à 77 ans, pour les cours de mandarin.

Pour ce qui est des autres matières, là il y aura par contre un minimum de niveau requis, notamment en chinois : le HSK niveau 3 voir le niveau 6 en fonction de ce que vous souhaitez faire (HSK 汉语水平考试 : Hanyu Shuiping Kaoshi, équivalent du TOEIC anglais. Le niveau 3 est accessible, le niveau 6 est un bon niveau).

Nota : il est possible de passer le HSK en France

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S’inscrire en université chinoise

31/01/2011 — by Cédric BEAU

Je fais la promotion des études en Chine pour apprendre le chinois, mais concrètement, si l’on veut franchir le cap et s’inscrire une bonne fois pour toute, comment procéder concrètement?

Pour rentrer dans une université chinoise, comment ca se passe ?

Dans un premier temps, puisque vous partez par vous même, il va falloir contacter l’université. Comme je vous le disais précédemment, il existe un Bureau des Etudiants Etrangers (FSO : Foreign Student Office) avec lequel vous pouvez rentrer en contact.

Professeur de chinoisUne fois que vous avez choisi votre université, vous trouvez donc grâce à Google le numéro de téléphone, le mail et les coordonnées du FSO qui vous intéresse.

Il ne vous reste donc qu’à leur envoyer un mail, en leur indiquant votre souhait de vous inscrire aux cours de chinois dans leur université. Profitez en pour leur poser les deux trois questions pratiques pour avoir les informations qu’il vous manque.

Le FSO vous renverra en retour de mail un formulaire de pré-inscription qu’il faudra remplir et poster (ou retourner par mail) avec des informations basiques tel que votre état civil, une photo, votre nom chinois (si vous en avez un) etc.

En parallèle, ils vous demanderont de régler des frais de pré-inscription, généralement environ 50€, possibilité de régler par Western Union.

Ils accuseront bonne réception de votre dossier (si vous avez demandé à être prévenu), puis, quelques mois avant le début des cours (généralement trois mois) vous recevrez une notification d’admission ainsi que des formulaires de demande de visa pré-remplis qui vous permettront d’obtenir le fameux sésame vous ouvrant les portes de la Chine et de cette nouvelle aventure.

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Etudier en Chine sans connaître le mandarin

30/01/2011 — by Cédric BEAU

Voici une autre question, très pertinente, que je ne m’étais pas posé la première fois que je suis allé en Chine, faisant aveuglément confiance à mon anglais et à mes préjugés…

Je n’ai aucune connaissance de la langue chinoise, mon insertion au beau milieu des chinois, et mon inscription à l’université seront-elles difficiles ?

Ma foi, peu de chinois parlent un bon anglais (mais que dire des français, après tout ^^). Mais puisque vous souhaitez aller en Partir en Chineuniversité chinoise, alors je vous recommande dès votre arrivée en Chine de vous rapprocher de cette dernière. Elles ont des Foreign Student Office (Bureau des Etudiants Etrangers) où l’on peut s’exprimer en anglais, et où généralement les personnes sont serviables.

Les universités chinoises proposant des études en mandarin standard sont généralement ouvertes à tous les niveaux, et donc pas besoin de maîtriser les bases avant de partir (même si c’est toujours pratique).

Par contre ne faites pas comme moi, à moins d’avoir l’esprit d’un aventurier, c’est à dire aller en Chine, puis vous diriger vers les environs de l’université, prendre un hôtel par vous même à l’aide du langage des signes, et puis de vous rendre compte que cet hôtel n’a pas la clim… Pas de chance!

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Partir un an en Chine pour apprendre le chinois

29/01/2011 — by Cédric BEAU

Voici pour vous et pour ces quelques jours à venir, une série d’articles avec des questions toutes bêtes pour tous ceux qui veulent partir en Chine étudier le Chinois.

Est-ce que partir un an en Chine me permettra de savoir parler chinois ?

Si vous partez un an en Chine dans une grande université qui propose des programmes en Chinois mandarin standard, alors il y a de grandes chances que vous progressiez très très vite.

Etudier en chineJ’ai tendance à dire qu’un an passé en Chine à faire du chinois correspond à trois ans d’étude en France. Dans le bain, et obligé de mettre en pratique tout ce que l’on apprend dès que l’on sort de l’université : les personnes qui nous entourent étant chinoises, et ne parlant pas vraiment anglais, c’est effectivement très formateur.

Bien sûr cela sous-entend qu’il faut travailler chez soi, réviser, et faire ses exercices correctement. Si vous partez en Chine avec pour projet de faire la fête tous les soirs, vous progresserez nettement moins vite.

De même, il faut savoir aller vers les chinois, et se faire des amis chinois, ou rester avec des Japonais ou Coréens qui, très travailleurs, essayeront de ne communiquer qu’en chinois. Rester avec des expatriés, et pire : des français, influera beaucoup sur votre vitesse d’apprentissage.

Il faut, enfin, avoir une motivation particulière, et se donner un but dans l’apprentissage. Si l’on va apprendre le chinois juste pour dire d’apprendre le chinois et d’avoir une ligne sur son CV, alors vous ne serez pas dans les conditions pour maximiser votre potentiel.

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Trouver un job étudiant en Chine

03/01/2011 — by Cédric BEAU

Question récurrente, que l’on m’a déjà posée, et que je retrouve parfois sur les forums parlant de la Chine, avec comme réponse tout et n’importe quoi. Je vais donc m’y essayer puisque l’on me la pose :

Y a t’il possibilité de trouver du travail pour les Français en Chine ?

Si l’on considère que l’on est étudiant, alors on est étudiant. Pour pouvoir travailler, il faut un visa de travail et une autorisation de travailler en Chine avec des papiers en règle d’une entreprise chinoise ou d’une multinationale.

Trouver un job en ChineEn tant qu’étudiant, il y a donc une limite pour pouvoir travailler en Chine, fixée à quelques heures par semaine, de quoi faire un boulot d’étudiant.

Moi, ce que je recommande, c’est de vous faire missionner par des boîtes françaises (import, sourcing, étude de marché) qui vous rémunèrent avant (ou après) votre voyage en Chine en l’échange de quelques services.

Ce que vous pouvez aussi faire, c’est donner des cours particuliers aux chinois, en français ou en anglais, voir faire des gardes d’enfants. Ca permet toujours d’arrondir les fins de mois.

Pour les fans de jeux vidéos, il y a aussi des entreprises de conception de jeux vidéos qui recherchent régulièrement des testeurs. De même, certaines agences de pub recrutent souvent des étrangers sur les campus des universités chinoises pour tourner dans des clips, ou dans des publicités, voir dans des séries et dans des films !