main

Culture chinoise

Les capitales de la Chine

13/03/2012 — by Cédric BEAU

La question de savoir quelle est la capitale de la Chine revient souvent

les capitales de la ChineEt si il paraît logique pour beaucoup qu’il s’agit de Pékin (Beijing), j’ai parfois des réponses étonnantes comme Shanghai, Hong Kong, Taipei…

J’ai donc cherché à comprendre pourquoi il y avait un malentendu sur le sujet. Et c’est en parlant des USA que j’ai compris.

Beaucoup de gens pensent en effet que la capitale des USA est New York, alors qu’il s’agit en fait de Washington. New York a 8 millions d’habitants alors que Washington en a 600.000. New York est le centre économique alors que Washington est le centre politique.

On parle beaucoup plus de New York que de Washington. Notre conscience n’a pas de temps à perdre et donc associe “ville plus importante” à “capitale”. Le tour est joué.

C’est donc pareil pour Shanghai (18 millions d’habitants, capitale économique de la Chine) et Pékin -Beijing- (13 millions d’habitants, capitale politique et capitale du pays).

Pour ce qui est de Hong Kong, c’est aussi un centre économique, la capitale des foires et autres salons asiatiques qui a une très grosse presse, et on en a beaucoup parlé avec la possession britannique et le statut spécial de la ville.

Honk kong pourrait, en quelques sortes, être sa propre capitale, sur la logique “un pays, deux systèmes”.

En ce qui concerne les investissements, c’est Shenzhen, capitale marchande du Sud de la Chine qui est la première au niveau mondial. Cette ville s’est développée et est sortie de terre en a peine 30 ans! On en parle de plus en plus, cela ne m’étonnerai pas qu’elle détrône Shanghai sur le long terme dans les esprits.

Shenzhen compte 10 millions d’habitants (officiels et recensés, ne comprends pas les travailleurs migrants en nombre non négligeable)!

Et allez, on continue !
– Shanghai est aussi la capitale chinoise de la mode
– Pékin est aussi la capitale culturelle de la Chine
– Luoyang a été une capitale de la Chine
– Nankin (Nanjing) a été une capitale de la Chie
– Xi’An a été une capitale de la Chine
– Kaifeng aussi
– Hangzhou aussi!
– … et il y en a encore!

Au final, pour tous ceux qui se trompent, vous avez maintenant un paquet d’excuses 🙂

Culture chinoise

A quoi servait la muraille de Chine

28/01/2012 — by Cédric BEAU

Je trouve particulièrement étrange lorsque l’on me dit que la Grande Muraille de Chine servait à repousser les invasions mongoles. Certes, cette muraille a permis de délimiter des frontières qui seraient ultérieurement menées à changer, et les mongols étaient une menace bien réelle, mais…

La Grande muraille de Chine, au final, ce n’est qu’un mur. Un grand mur, certes, mais un mur tout de même. Et l’Histoire nous a prouvé plus d’une fois qu’un mur, ça se casse, ou on passe au dessus! Pensez vous que l’empereur n’était pas conscient de cela?

Alors quelle utilité à la muraille de Chine? Eh bien il convient d’y regarder un peu plus à la façon dont elle était vécue une fois construite : des gardes étaient installées sur les tours de guets tous les quelques centaines de mètres. Lorsqu’une armée s’approchait ou qu’il y a avait un problème, ils avaient à leur disposition un système de feu à prise rapide, toujours prêt. Le danger avéré, ils allumaient ce feu. Les autres tours de guet voyant ce feu allumaient alors le leur.

Allumer un feu prend quelques secondes, voir un feu et allumer le sien prend quelques dizaines de secondes. En quelques minutes, le long des 6500 kilomètres de la muraille de Chine, l’on savait que l’on était attaqué. La grande muraille de Chine avait donc comme utilité prévue le fait d’être un système d’alerte.

Les messages transitaient d’ailleurs sur la grande muraille même lorsque les feux n’étaient pas allumés, étant large, des coureurs et des soldats à cheval pouvaient la traverser pour transporter les messages importants sans avoir à emprunter les chemins sinueux des montagnes alentour.

Les attaques n’ont pas pu toutes être repoussées, même avec le pouvoir d’anticipation et de préparation que permettait ce système d’alerte. On ne retiendra cette utilité comme étant accessoire elle aussi.

Mais alors, si le mur ne sert à rien, et que le système d’alerte ne sert à rien, à quoi servait la muraille de Chine?

Eh bien la muraille de Chine, c’est quand même un sacré mur! Cette construction reste un monument gigantesque, et on peut bien dire que c’est l’empereur qui avait la plus longue (…de muraille)!

C’est au final, une question d’honneur.

Une destination telle que la Chine est également proposé sur le portail de groupon. Un
portail proposant de multiples réductions sur différents voyages ou sortie détente.

Crédit Photo : moi, un délire maintenant que j’ai réussit à installer ma palette graphique 汉王笔R504

Blog ChineCulture chinoise

Joyeux nouvel an chinois!

22/01/2012 — by Cédric BEAU

Peu de posts dernièrement, mais on ne peut pas laisser passer une occasion si importante que le nouvel an chinois, pour vous le souhaiter à tous, fidèles (ou pas) lecteurs!

Je vous souhaite donc pour cette année du dragon d’avoir la santé, et que tous vos voeux les plus chers (et les moins chers, pourquoi pas) se réalisent !

A très bientôt!
Cédric

Nouvel an chinois

Blog ChineCulture chinoise

Noeud porte bonheur chinois offert chez Marionnaud!

12/01/2012 — by Cédric BEAU

Premier jour des soldes, l’on passe donc dans notre parfumerie préférée (c’était sur la route). On est connus là bas, il faut dire que plusieurs fois nous sommes passés par là avec des amis (plus ou moins) fortunés et prêts à mettre un sacré budget dans la cosmétique française.

porte bonheur année du dragonEt la dernière fois, l’on nous avait offert un produit Sen 森, qui signifie forêt en chinois. Je ne sais pas si cette marque développée par Marionnaud est une idée du grand patron Li Jia Cheng, président de Hutchison Whampoa Limited (和記黃埔有限公司), la société Hongkongaise détenant 90% du capital de Marionnaud SA. Quoi qu’il en soit, cette marque m’a plu ^^

Et après nos achats de ce jour, j’ai eu la surprise en rentrant dans la voiture de remarquer un noeud porte bonheur chinois accroché à mon rétroviseur par mon épouse. C’était un cadeau de la part de la boutique Marionnaud, à l’occasion de l’année du Dragon, pour faire la promotion de la marque Sen.

J’ai apprécié.

Nota : le noeud porte bonheur est aussi offert pour les commandes passées sur Marionnaud.fr.
Nota 2 : spéciale dédicace à la boutique Marionnaud de Tourcoing! 

Image piquée sur Marionnaud.fr

Culture chinoiseTélévision chinoise

Le nouvel an 2012 en Chine à la télévision

07/01/2012 — by Cédric BEAU

CCTV1, il est 14h48 en France, 21h48 en Chine, et sur un des nombreux programmes de télévision en streaming chinois, je me connecte pour suivre en direct la soirée jusqu’au compte à rebours.

Et, bien qu’habitué à la démesure, je remarque que plus d’un million deux cent mille personnes sont connectées en même temps que moi pour regarder le même programme. Je n’ose pas imaginer le nombre de téléspectateurs total, et la portée qu’à un tel évènement en Chine.

le nouvel an chinois 2012Des artistes internationaux viennent chanter en anglais des reprises de chansons chinoises (les médias occidentaux aiment à critiquer les chinois qui font la même chose dans le sens inverse, ici, on les met à l’honneur), et l’on revoit des slogans nationalistes tellement connus de nos médias occidentaux. Ah la Chine, ce pays au fort sentiment nationaliste! Il paraît que c’est risible,  et que la propagande c’est mal. Par contre en France, les tracts et les débats, les journaux télévisé, tout est objectif, et ça c’est bien! (En fait, en France on essaye de rendre les gens nationalistes, mais sans le dire, avec des artifices, il paraît que c’est mieux. Le résultat est cependant discutable).

Je fais donc, en bon français, la remarque à mon épouse “ah, c’est quand même vachement nationaliste comme représentation!”. Et elle de me répondre “oui mais tu sais, les slogans, nous aussi on les connais. La propagande, on la voit bien, on n’est pas aveugle ni sourds. Mais après tout, en quoi ce serait mal d’être nationaliste, et de chanter son pays?”. Ayant difficilement trouvé des arguments pour continuer ce débat, je lui ai donné raison. J’ai initialement pensé à parler de l’éducation en Chine, du conditionnement que pouvaient avoir les élèves. Mais étant moi même enseignant, et voyant la nette différence entre les étudiants français et les étudiants chinois, j’ai préféré me taire. Les nôtres manquent peut être un peu de “conditionnement”!

Bref, une soirée pleine -de publicités sous le type de sponsors- de chanteurs d’opéras, de chanteurs internationaux avec la présence de Michael Bolton (chanteur, et jouant Volt dans High Voltage) pour nous chanter deux titres! Mais rien de comparable, bien sûr, à ce qui nous attend pour le nouvel an chinois. Le cadre était cependant impressionnant, une scène très travaillée, et le stade national de Pékin rempli à craquer!

Culture chinoiseLe chinois

Les sourds en Chine

06/12/2011 — by Cédric BEAU

Devant l’absence de renseignements sur la langue des signes en Chine sur le net, je l’ai déjà évoquée par deux fois, le point de vue du passionné de chinois que je suis s’est particulièrement attardé sur l’évolution de la langue des signes chinoise, des différences entre la langue des signes en Chine continentale et à Taiwan (basée sur l’alphabet Zhuyin Bopomofo) que je n’ai pas encore évoqué ici…

Et je remarque que ces publications sur la langue des signes trouvent en France un public inattendu. Devant cet intérêt, je souhaite donc développer le sujet, espérant que vous y trouverez votre compte sur la condition, notamment, des sourds en Chine.

Ces derniers, faut-il le rappeler, sont tout de même plus de 20 millions. Il est alors intéressant de s’intéresser à une population qui représenterait par exemple deux fois la population de la Belgique!

Miss Chine sourdeUn petit état sur la langue des signes

Je l’ai évoquée, mais il est intéressant de relever ici que la langue des signes chinoise est aussi dialectale que le “chinois”, des variantes régionales sont donc observables dont le plus notable et le plus influent : celui de Shanghai.

Cette spécificité des dialectes n’est pas spécifique à la Chine, l’on peut aussi l’observer par exemple aux Etats Unis.

De l’éducation des sourds en Chine

Si il existe en Chine des écoles bilingues et bi-culturelles pour les sourds, comme à Tianjin, ville possédant aussi une université dédiée aux sourds, d’autres villes disposent aussi d’écoles plus éparses mais bien présentes, à Beijing, Shanghai, Nanjing, mais aussi dans le centre de la Chine comme à Kunming, voir dans les régions les plus reculées comme au Tibet.

Encore du travail à faire

Le langage est bien présent, les écoles aussi, mais l’on remarque selon les statistiques que seul dix pour-cent des sourds atteignent le niveau requis à 7 ans pour pouvoir rentrer dans une école publique. Les plus chanceux restent ceux qui ont perdu l’audition, au détriment de ceux qui ne l’ont jamais eu (Etude CDPF).

Il faut en effet près de 45 minutes pour apprendre une seule syllabe. Les voyelles s’apprenent rapidement grace à la forme de la bouche, mais pour ce qui est des cours, ils ne peuvent seulement apprendre que des mots basiques tellement la progression est lente.

En conséquence, la plupart des sourds sortant diplômés ont en fait un niveau quasiment trois ans inférieur à ceux de leurs pairs bien portants. Les perspectives de trouver un emploi de qualité sont ainsi très affaiblies, même si l’on a recensé quelques success stories qui font rêver.

Pourquoi en est-on là?

Si les sourds sont considérés comme des personnes marginales dans notre monde actuel, c’est parce qu’en Chine (et en Europe, soit dit en passant), les bien portants ne portent pas d’attention particulière à la condition ce ceux-ci.

Les bien-entendant ne s’intéressent que trop peu à la langue des signes, l’on observe alors des problèmes de communication et d’incompréhension. Qui voudrait se renseigner sur la culture des sourds, leur histoire et leur langage? C’est bien le problème, et c’est ainsi que 22 millions de personnes se retrouvent être une minorité encore isolée dans l’immensité de la Chine.

Culture chinoise

La Chine, ces égocentriques?

20/11/2011 — by Cédric BEAU

dynastie des Shang“La Chine s’appelle elle même empire du milieu, car elle se met au centre du Monde, et tout ce qu’il y a autour ce sont des barbares ou des mondes inconnus”. Voila ce que l’on peut entendre de la bouche de français et autres occidentaux. C’est bien sûr sans connaître l’avancée technologique, les prouesse géographiques chinoises, et sans savoir que les chinois ont eux aussi exploré le monde (mais n’ont pas cherché à le coloniser). Sylvain reviendra là dessus le mois prochain dans une publication sur Zheng He.

Tout cela, ce ne sont que préjugés et idées reçues. Voici un extrait nous rappelant le pourquoi du comment, et nous rappelant aussi que les détracteurs de la Chine ont la vie dure, car déjà en 1837 on passait son temps à dire ce que l’on avait déjà dit et expliqué pour tenter de casser quelques préjugés :

“中国, zhongguo (1). Non pas qu’ils se croient placés au centre de la Terre, comme on l’a quelquefois prétendu, mais parce que c’est une dénomination très ancienne et qui a une origine fort simple. A l’époque de Confucius, cinq à six cents ans avant notre ère, la Chine était divisée en un grand nombre de petits royaumes qui dépendaient ou devaient dépendre d’un royaume suzerain placé au milieu d’eux : c’était donc le royaume du milieu qui avait la suzeraineté sur les autres, et dont la dénomination de position est devenue par la suite celle de tout l’empire, à l’époque où les petits royaumes furent réunis dans une grande agglomération, comme cela a eu lieu pour la France même, dont le nom ne s’appliquait dans l’origine qu’à une circonscription très restreinte autour de Paris; les autres provinces se nommant Bourgogne, Normandie, Alsace, France-Comté, etc…”

(1) j’ai ici modifié les caractères en simplifiés et utilisés la transcription en pinyin, qui n’existaient pas en 1837, dans un soucis de faciliter la lecture pour les sinisants.

Lu dans Chine, ou Description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d’après des documents chinois…. Guillaume Pauthier 1837

Culture chinoise

Un monde sans thé, un monde sans Chine…

20/11/2011 — by Cédric BEAU

Thés chinois

“L’empereur perçoit un impôt sur le sel, et sur ces herbes qu’ils infusent dans de l’eau”, la Chine a été dans un premier temps par les arabes, et c’est ainsi que plusieurs centaines d’années l’on parlait de leurs découvertes.

Je lisais l’Histoire générale de la Chine de Jean Baptiste Grosier (1777 -ou MDCCLXXVII comme c’est indiqué sur la première de couverture-) et j’ai été surpris de lire ce passage, un monde sans thé, serait-il imaginable?

Que serait le monde actuel, sans le thé, sans les inventions chinoises, sans les avancées dans les études géographiques sous l’empereur Kang Xi, sans la poudre…

Que serions nous sans les missionnaires jésuites envoyés à Pékin, sans cet intérêt par la famille royale française, et sans la route de la soie?

Un monde sans thé, ce serait un monde sans Tie Guan Yin, mais aussi sans Lipton Ice Tea!

Brr, ça fait froid dans le dos.

Blog ChineCulture chinoise

Tortures chinoises, il n’y a pas si longtemps

19/11/2011 — by Cédric BEAU

Un article qui avait provoqué un réel intérêt chez les visiteurs du Blog Chine est celui sur les tortures chinois sous la dynastie Qing.

Nonobstant l’aspect culturel de la présentation des us et coutumes en Chine lors de la dynastie Qing qui a débuté en 1644, il convient de dire quelque chose : c’était il n’y a pas si longtemps!

tortures chinoises ling chiLa dynastie Qing s’est en effet achevée en 1911! Et les dix tortures célèbres que j’ai évoqué étaient toujours en application. L’on a d’ailleurs dans cet article des photos (la photographie ayant été inventée dans les années 1850). C’était, il y a juste 100 ans.

On ne change pas une culture et une façon de penser en quelques jours, mais deux révolutions essentielles en 1911 et 1949 ont aidé à changer les mentalités. La torture chinoise telle qu’elle était pratiquée sous le règne des empereurs était d’ailleurs devenue tellement célèbre (dont la “ling chi” qu’on peut parfois retrouver dans les écrits des sinologues de l’époque) que son abolition a été inévitable.

Mais alors que les tortures étaient avant réalisées sur les places publiques, il semblerait que les révolutions aient amené quelque chose de bien plus subtile : les tortures à l’abri des regards indiscrets. Ce qui, même si cela existait sous les empereurs (et l’on plaçait ensuite les victimes dans un cachot accompagné d’un chien ou d’un chat affamé ou enragé pour cacher les coups ou les blessures), semble compliquer l’étude de l’évolution de la torture en Chine de nos jours.

Quoi qu’il en soit, torture il y a toujours eu, en Chine, en France ou aux USA. Et torture, toujours il y aura. Pourvu que l’atténuation de ces pratique continue à se diminuer avec les avancées technologiques et des pratiques policières ainsi que des autres services de renseignements.

Culture chinoise

“Je t’aime” en Chine

28/10/2011 — by Cédric BEAU

N’étant pas anthropologue professionnel, j’ai tout de même étudié la matière grace à un professeur un peu fou et alcoolique selon mon bon souvenir. Si l’enseignant n’était pas terrible, ses cours, ses expériences et ses supports pédagogiques étaient, ma foi, remarquablement bien choisis. Et je dois avouer qu’il m’arrive d’avoir un regard différent sur le monde qui m’entoure depuis que j’ai étudié sa matière.

enfant chinoisJ’ai pu remarquer que le concept de famille au sens de “clan familial” n’était pas le même en France qu’en Chine. En France, le noyau familial semble être lié par le mariage de deux êtres, et tout tourne autour d’eux. Si vous voulez faire plaisir au couple, il faudra alors leur offrir des cadeaux, les chouchouter, ou les “aimer” l’un comme l’autre dans le sens le plus pur du terme.

En Chine, l’on semble à la fois plus matérialiste, et à la fois moins matérialiste. Plus matérialiste dans le sens où un gros cadeau fait office de “cadeau code social” que nos riches français aux monts blancs et autres voitures de grande marques connaissent, sauf que cela s’effectue en Chine au niveau des classes populaires.

Moins matérialiste, car le cadeau peut aussi faire plaisir de manière indirecte, le noeud familial n’est pas situé dans le couple, mais dans la relation parent-enfant. Ainsi, un cadeau fait au parent de l’être aimé touchera généralement plus ce dernier qu’un cadeau fait directement à celui-ci.

La naissance d’un enfant est donc un évenement particulièrement important. En Chine, toute la famille y porte donc une attention énorme, et quotidienne. En France, un cadeau “geste qui compte” et un passage à la maternité suffisent. La vision de la chose n’est donc pas la même.

Pour faire plaisir au couple chinois, une nouvelle option se présente alors : chouchouter le nouveau né. Qu’il soit neveu ou petit fils, c’est lui qui bénéficiera de tout “l’amour” autant dans le sens matériel que dans le sens “pur” que nous lui donnons en occident, parfois même au détriment des avantages préalablement octroyés au couple parent, ces derniers cependant comprennent bien la logique de la chose, car leur noyau familial est aussi nouvellement créé, avec une nouvelle relation parent-enfant, et eux mêmes sont prêts à tout sacrifier pour l’enfant.

Les exemples de cette logique font légion dans la vie courante que j’ai pu expériencer en France comme en Chine, mais je suis ouvert à tout complément ou réfutation de ma thèse de noyau familial