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Business en Chine

[Podcast] Comment gérer un bien immobilier en France depuis la Chine

27/10/2012 — by Cédric BEAU

J’ai été interviewé hier par Ludovic, du site Passion-Locatif. Même si dans cet interview nous parlons d’immobilier, j’ai pensé qu’elle vous intéressera, pour mieux me connaître, mon histoire et mon aventure entre deux bouts du Monde.

Comme à mon habitude, vous retrouverez la transcription de l’interview juste en dessous de celle ci, et vous pouvez télécharger le podcast pour l’écouter tranquillement.

Ludovic est un expert dans le domaine de l’investissement immobilier, si le sujet vous intéresse, cliquez ici et vous découvrirez son livre qui parle d’investissement, d’immobilier et de locatif. Un bon bouquin très clair et rempli de témoignages et de conseils financiers, à ne par rater (parce que des livres de qualité sur le sujet, c’est plutôt rare!)

Ludovic : Bonjour à tous, bienvenue sur « radio passion locatif ». Allez, plus sérieusement ici c’est Ludovic, si vous suivez le blog c’est que vous savez que je suis journaliste depuis près de quinze ans mais depuis quinze ans en presse écrite donc je vais pour la première fois mener un entretien audio et sil il n’est pas bon, soyez indulgents. J’avais envie d’aller un peu plus loin dans la démarche du blogueur, profiter des connaissances de Cédric, Cédric Beau qui est serial entrepreneur, désormais installé, devinez où, en Chine. Vous allez me dire mais, qu’est-ce qu’un Chinois vient faire là ? Cédric, j’imagine si je ne m’abuse a la trentaine, il nous le dira, il est nordiste comme moi, c’est quand même déjà une belle qualité, et s’appuie sur des connaissances techniques internet marketing et plein d’autres connaissances que je n’ai pas. Donc, j’avais envie avec lui d’évoquer un sujet qui traite d’immobilier évidemment, je voulais qu’il me parle de sa maison de Roubaix parce que Monsieur possède un bien immobilier BBC dans le Nord, dans cette belle ville de Roubaix. Comment le gère-t-il depuis la Chine, comment a-t-il préparé son départ, c’étaient des questions qui me semblaient intéressantes. Désormais, j’attends des réponses. Donc voilà, je pense qu’on va y aller, Cédric est au bout du fil puisqu’on fait ça par téléphone, juste avant l’interview il m’avait envoyé un petit mail en me disant « tu peux me donner les questions histoire que je me prépare ? » et j’avais répondu « Oh la pas si vite ! On va faire ça simplement à bâtons rompus, l’idée est de faire une interview au feeling. Alors Cédric c’est parti, est-ce que tu peux te présenter un petit peu ? »

Cédric : Je m’appelle Cédric Beau, j’ai pas encore la trentaine, j’y arrive mais je me presse pas, j’ai fait des études en France et je les ai terminées en Chine et ensuite je suis rentré en France. On s’était dit avec mon épouse tiens, on va acheter une maison et faire un bébé et c’est comme ça qu’on a acheté une maison à Roubaix.

Ludovic : D’accord. Aujourd’hui, tu es parti donc, vivre en Chine, pour quelle raison t’es parti vivre en Chine ? Je dirai presque quelle drôle d’idée d’aller habiter dans une province chinoise que seuls les Chinois connaissent peut être.

Cédric : Et encore, ils connaissent pas tous. Écoute, j’ai fait mes études à Shanghai, c’est là que j’ai rencontré ma vénérable épouse, et puis on est fan de la Chine, de la vie, de la culture et de la nourriture aussi, ça c’est important, et on s’était dit après avoir fait nos projets qui étaient donc d’acheter une maison et de faire un bébé en France , si possible on y retourne et on fait du business en Chine.

Ludovic : C’est plus simple de faire du business en Chine que de faire du business en France ou c’est plus simple d’habiter en Chine pour votre vie maritale , quelle est l’idée vraiment d’aller habiter si loin ?

Cédric : Disons que moi, en rentrant en France j’ai fait deux jobs, le premier job c’était dans l’import, où j’étais cadre dans l’import, ensuite j’ai quitté ça et j’ai lancé ma propre boite et en parallèle je suis devenu prof de chinois parce que j’ai fait mes études de chinois en Chine et donc que ce soit pour l’import ou pour la Chine, si on est ici en Chine c’est forcément bénéfique. Donc sur le plan personnel, je l’ai déjà évoqué, j’aimais bien la Chine et sur le plan professionnel c’est aussi très intéressant pour moi de vivre en Chine. Après la vie ici, la culture et puis le coût de la vie même, de toutes façons faut le dire, c’est vraiment très intéressant.

Ludovic : D’accord. Fiscalement, qu’est-ce qui est le plus intéressant, d’habiter en Chine ou d’habiter à Roubaix ou en France ?

Cédric : Fiscalement il serait plus intéressant d’habiter à Hong Kong plutôt qu’en Chine continentale.

Ludovic : D’accord, et pourquoi tu n’es pas allé habiter à Hong Kong ?

Cédric : Parce que Hong Kong c’est une région à part, une région administrative spéciale de la Chine et c’est pas vraiment la Chine, c’est à dire que moi si j’ai des fournisseurs un peu partout, quand je vais à Hong Kong c’est comme si je sortais du territoire et que je devais re-rentrer dans le territoire. Donc, c’est pas la Chine vraiment, on peut pas dire ça.

Ludovic : Et puis il y a aussi tes beaux-parents, qui sont là où tu habites, n’est-ce pas ?

Cédric : Oui, exactement.

Ludovic : C’est une bonne solution d’habiter pas loin de chez eux. Tu parles de business, tu fais du business, on va pas forcément rentrer dans les détails, c’est pas le but, mais qu’est-ce que tu fais comme business ?

Cédric : Je fais de l’import donc, depuis que j’ai quitté mon boulot de cadre en France où j’ai travaillé avec des grosses boites, j’ai créé ma petite boite. Ensuite quand je suis devenu prof de chinois, j’ai eu pas mal de demandes de personnes qui n’étaient pas mes élèves, des parents d’élèves, des amis ou autre et j’ai eu l’idée de créer des formations que je pouvais faire en ligne et traiter de la maison et maintenant depuis la Chine, des formations au chinois et ensuite j’ai développé aussi une petite formation à l’import. Donc je fais du réel, de l’import, et de la formation en ligne.

Ludovic : D’accord. Donc pour revenir un petit peu à la thématique du blog passion locatif, l’immobilier pour toi ça évoque quoi ? Est-ce c’est quelque chose qui t’intéresse ou pas plus que ça ?

Cédric : Moi l’immobilier ça m’évoque quoi ? Alors ça m’évoque un placement rentable et intéressant sur le long terme parce qu’il faut à quand on sera vieux même si on l’est pas encore et ça m’évoque aussi beaucoup de paperasse. Ça j’aime pas par contre.

Ludovic : Quand tu dis un placement rentable sur le long terme, c’est ce qui t’as fait acheter cette maison à Roubaix initialement, parce que t’avais si je ne m’abuse déjà l’objectif de repartir vivre en Chine. C’était pas trop compliqué, t’aurais pu peut-être te dire on va continuer à louer et on va repartir en Chine et on achètera quand on sera installés.

Cédric BeauCédric : Disons que si t’as les bonnes combines, les bonnes infos, au niveau fiscal et au niveau paperasse, c’est parfois plus intéressant. Nous on avait un budget d’environ 150-200 K et notre rêve, nous, ça aurait pas été une maison à Roubaix, ça aurait été plutôt de prendre une maison à la campagne qui aurait été deux à trois fois plus grande pour le même prix. Donc on a vraiment vu ça comme un investissement. Et alors à l’époque moi, comme je vivais en Chine avant j’étais pas imposable en France et j’ai pu profiter, c’est bien le terme, profiter de toute une série de montages financiers, beaucoup de paperasse, qui me permettait au final d’avoir une maison moins chère que d’en louer une. Alors on s’est dit avec ma femme, même si ça a été quand même compliqué, vaut mieux qu’on commence à investir le plus tôt possible et qu’on jette pas notre argent par les fenêtres, ou qu’on achète pas la maison d’un autre et qu’on s’achète notre maison et qu’ensuite on la loue sur le long terme.

Ludovic : D’accord. Donc tu as acheté une maison en VEFA, ou …

Cédric : Oui, en VEFA

Ludovic : … une maison qui était déjà achevée ? En VEFA donc, quel était le prix de cette maison ?

Cédric : Deux cent mille et des brouettes, je sais même plus exactement.

Ludovic : D’accord, et tu as mis une grosse partie d’apport ou tu as eu besoin d’un financement pour la payer cette maison ?

Cédric : On a fait un apport juste minimum, de 10 K.

Ludovic : D’accord, donc aujourd’hui tu as encore un emprunt sur la maison.

Cédric : Oui.

Ludovic : Qui est de ?

Cédric : Alors, on a bénéficié d’un PASS foncier, je crois qu’on a 45K de PASS foncier ; et le reste, je ne sais pas combien il doit rester.

Ludovic : D’accord, mais tu sais à peu près ce que ça te coûte mensuellement cette maison ?

Cédric : Oui, cinq cent quatre-vingts.

Ludovic : D’accord, c’est le plus important j’allais dire.

Cédric : Oui, c’est le plus important.

Ludovic : Et donc la maison est désormais louée, et elle est louée à combien ?

Cédric : Elle est louée à huit cents.

Ludovic : Donc c’est pas une mauvaise opération si on regarde ça de manière très basique. En revanche on peut se pose la question de la gestion. Tu habites en Chine, tu es parti en Chine au mois de juillet, si je ne m’abuse, après l’année scolaire, comment ça s’est passé ? Tu l’as louée directement, tu as réussi à trouver une agence qui s’est occupé de te trouve un locataire, tu as trouvé un locataire avant de partir ?

Cédric : Alors ce qu’on a fait, c’est qu’on a contacté une agence, dont je citerai pas le nom pour pas lui faire de pub, et on a décidé de la mettre en agence avec un contrat, ils prenaient 13 % du loyer et ils nous garantissaient plein de trucs et ils s’occupaient de la recherche du locataire et nous on pouvait partir tranquilles. Parce qu’on est partis de façon quand même assez précipitée et malheureusement ça s’est pas très bien passé. Deux mois après notre départ on l’avait toujours pas louée.

Ludovic : D’accord, pour quelle raison ?

Cédric : Parce que l’agence demandait mille euros de frais d’agence et elle recherchait pas vraiment des locataires.

Ludovic : D’accord, comment tu as fait, tu as mis en place, si je ne m’abuse, une petite stratégie avec un ami sur place pour louer cette maison, n’est-ce pas ?

Cédric : Je connais un gars qui s’y connaît vraiment et avec qui j’ai des contacts, un gars super balèze, il s’appelle Ludovic du blog « passion locatif » là , et il m’a mis en relation avec Cédric qui est de la région pour monter un petit truc et en une dizaine de jours on a trouvé un locataire. Alors ce qui s’est passé c’est qu’il y a eu une annonce mise sur le …

Ludovic : Je l’avais dit c’est à bâtons rompus !

Cédric : Oui, pas de soucis. Après avoir mis l’annonce sur « le bon coin », il y a eu plein de contacts comme quoi c’était vraiment les frais d’agence qui bloquaient. Ça a été coup de fil sur coup de fil pour toi et ensuite, avec Cédric, que j’ai rémunéré pour s’occuper du contrat et faire les visites, on a trouvé en une dizaine de jours un locataire.

Ludovic : Comme quoi, une maison bien placée, de qualité, même à Roubaix, parce que Roubaix n’a pas que des avantages et surtout une réputation qui est encore à faire ou à refaire j’allais dire, on est en mesure de louer un maison relativement facilement et rapidement. Il faut simplement avoir de la méthode.

Cédric : Voilà.

Ludovic : Voilà, donc on est d’accord sur ce point. Tu as une maison aujourd’hui qui est bien louée, et donc qui te rapporte de l’argent mais en étant très loin de cette maison dans un pays qui est à combien, dix ou quinze mille kilomètres, ou peut-être moins, je sais pas, est-ce que tu ne songe pas plutôt à la vendre, à retirer du cash afin de peut-être réinvestir en Chine par exemple où ça sera peut-être plus simple pour la gestion ?

Cédric : Disons que comme la maison elle se rembourse toute seule, j’ai pas vraiment intérêt, je pense, à revendre, ça reste un bon placement je pense sur le long terme, c’est assez rentable. Je peux prendre maintenant mon salaire qui est libéré du poids du loyer, de quand on l’habitait, pour faire un autre investissement. Je pense pas la revendre et plus rien avoir.

Ludovic : Alors une dernière question, j’allais dire pour les gens comme toi qui partent, par forcément à l’étranger mais en tout cas dans les DOM TOM, ça peut aussi être à l’étranger, en Europe, voire aux États-Unis, en Chine ; les gens se posent toujours la question, se disent toujours tiens, la gestion ça va être compliqué, est-ce que t’aurais un conseil à leur donner ?

Cédric : Oui, faut t’envoyer des mails

Ludovic : Non mais plus sérieusement. Effectivement, moi je me suis occupé de ça, je t’ai donné un coup de main mais, là tu disais que tu es parti de manière un peu précipitée, peut-être qu’il y a quelques petites astuces à prendre en compte pour ne pas être comme toi, au bout de deux mois, embêté, ne pas avoir de locataire, et surtout ne pas avoir non plus de soutien sur place ce qui ferait que ça devient compliqué.

Cédric : Il faut s’y prendre un peu plus à l’avance, je pense, il faudrait mettre une annonce sur « le bon coin » faire des belles photos, les belles photos c’est important, faire des visites et le contrat si possible avant de partir ça c’est certain. Ensuite si il y a un changement de locataire entre-temps, embaucher quelqu’un ça revient pas si cher par rapport à ce qu’on gagne.

Ludovic : D’accord. Je pense que c’est important surtout d’avoir quelqu’un qui joue le rôle d’intermédiaire, ça peut être une agence, il y a des agences immobilières qui le font très bien, qui ne demandent pas non plus des frais astronomiques, maintenant ce qu’il faut c’est vraiment gérer en amont pour ne pas être dans la mouise quand on est à l’étranger et avoir d’autres choses à gérer sans doute. J’imagine que c’est un petit peu ça la conclusion qu’on pourrait donner. Tu es d’accord avec ça ?

Cédric : Voilà, s’y prendre à l’avance et s’y prendre avec méthode.

Ludovic : D’accord, très bien. Je te remercie Cédric, on va pas aller plus loin pour une première, il y aura sans doute d’autres choses à dire sur tes investissements en Chine, sur tes ambitions de businessman, sur ton envie d’investir aussi au pays de l’empire du milieu et profiter un petit peu de tes connaissances chinoises et surtout de ton point de vue d’expatrié et peut-être même de, comment on dit déjà, un étranger qui habite en Chine ?

Cédric : Un « laowai »

Ludovic : Voilà, ton expérience de « laowai ». Merci beaucoup, passe une bonne journée et à très bientôt.

Cédric : A bientôt, salut.

 

Business en Chine

[Podcast] Interview d’Olivier Verot, créateur d’une société de Marketing en Chine

12/10/2012 — by Cédric BEAU

Et voici le premier podcast, espérant qu’il vous plaira. Dans celui-ci, j’interview Olivier Vérot du blog Marketing en Chine, qui nous parle de son expérience avec la Chine. Vous pouvez télécharger ce podcast ou retrouver la transcription en texte juste en dessous :

Cédric : Bonjour, merci de m’accorder cette petite interview pour www.chine-chinois.com

Olivier : Tout le plaisir est pour moi

Cédric : Est-ce que tu pourrais rapidement te présenter pour les gens qui ne te connaissent pas ?

Olivier : Je m’appelle Olivier Verot, je tiens un site qui s’appelle www.marketing-chine.com, j’ai passé 5 ans bientôt 6 en Chine, je suis passionné de marketing, de la Chine d’où l’idée de mon site.

Cédric : Comment t’es venu l’idée d’aller en Chine la première fois que tu es parti en Chine ?

Olivier : La première fois que je suis allé en Chine c’était un hasard, dans le parcours classique d’une école de commerce on peut choisir une destination, moi j’ai choisi la Chine. Je suis arrivé au début à Dalian dans le nord-est de la Chine, et j’y suis resté jusqu’à maintenant.

Cédric : Qu’est-ce que tu as fait initialement quand tu es arrivé en partenariat avec ton école ?

Olivier : En partenariat au début on était en semestre d’échange, c’était principalement axé sur des cours de chinois et découverte de la culture pendant les six premiers mois.

Cédric : Mais Dalian ce n’est pas du tout une grande ville chinoise, qu’est-ce que tu en as pensé, qu’est ce qu’il y a de spécifique là-bas ?

Olivier : Moi j’ai trouvé que c’était une grande ville chinoise, parce que c’est vrai que comparé a Lyon c’est une ville de 6 million et quelques, pour moi c’était relativement une grande ville. Qu’est-ce que j’en ai pensé, j’ai adoré cette ville ça reste la ville que j’ai préféré en Chine, j’adore les chinois du nord qui sont vraiment très chaleureux, les chinois du nord-est tout particulièrement, j’ai aimé ce dynamisme que dégageait la Chine, et cette joie de vivre aussi.

Cédric : Je dis que ce n’est pas une grande ville, parce que moi aussi je suis à Guiyang une ville de 4 millions et des brouettes d’habitants, ce n’est pas une ville connu des étrangers je veux dire. D’ailleurs, est-que tu as vu beaucoup d’étrangers ou tu as été directement mis dans le milieu culturel chinois ? En quoi est-ce différent ?

photo olivier verotOlivier : Au début, j’étais dans un cadre universitaire avec principalement des étudiants d’origine asiatique : japonais, coréens et un peu de russes, mes six premiers mois ont été je dirais plutôt une immersion culturelle Asie-Occident, après passé ces six mois j’ai commencé à travailler à Dalian, là c’était une immersion totale dans le monde chinois.

Cédric : tu as fait quoi comme boulot à Dalian?

Olivier : J’ai travaillé au début dans une société de logistique, un grand groupe chinois de logistique qui s’appelle CMD et là-bas j’ai travaillé dans le département marketing et business développement pendant un an.

Cédric : Et donc c’est à ce moment là que tu as commencé à créer www.marketing-chine.com, ou tu avais commencé à créer cela avant ?

Olivier : Non j’ai créé ça après

Cédric : Donc, tu as commencé à être passionné par le marketing chinois à ce moment là ?

Olivier : J’étais déjà passionné de marketing avant, je lisais beaucoup ; je prévoyais de faire un blog sur le thème du marketing et puis quand je suis arrivé en Chine au bout d’un an et demi, je me suis dit qu’il fallait que je raconte tout cela et que je cherche plus de choses sur le sujet, j’avais dans le cadre universitaire commencé à faire des rapports pour mon école, je ne trouvais pas grand chose et globalement ce que je trouvais en 2007 n’était pas la véritable vision de la réalité, petit à petit je me suis mis à partager mes expériences, et à faire plus de recherches approfondies sur le sujet.

Cédric : Selon toi le marketing en Chine est vraiment très différent du marketing occidental que nous avons en Europe ou aux USA ?

Olivier : Tu dois le savoir Cédric aussi bien que moi, c’est une adaptation à la culture qui est un peu différente, on pourrait penser que ça se ressemble mais c’est vrai que dans l’exécution c’est totalement différent, déjà il faut adapter tout ça a la culture chinoise, aux tendances de consommation de la Chine, et puis il y a un peu de spécificités qui sont propres.

Cédric : Est-ce que tu aurais un exemple qui t’aurait marqué là-dessus ?

Olivier : Des exemples j’en ai plein j’en trouve tous les jours sur mon blog, mais c’est vrai qu’au niveau de l’adaptation de la culture… déjà il y a la communication digitale qui est à la mode et qui se fait par les réseaux sociaux se fait totalement différemment en Chine on utilise plus des plateformes comme weibo pour communiquer aujourd’hui que facebook et twitter qui sont bloqués dans le pays.

Cédric : Il y a un réseau parallèle par rapport à ce que nous avons dans le reste du monde avec la censure.

Olivier : Exactement, un réseau parallèle, des messages différents, des manières de communiquer, des slogans qui sont différents, des visuels différents, des vidéos différentes, je pense qu’il est très difficile de trouver des similitudes dans le marketing dans les deux pays.

Cédric : C’est vrai qu’en Europe ils ont tendance à penser que weibo c’est du copié collé de twitter, et que par exemple Renren c’est du copié collé de facebook, est-ce que c’est vraiment exactement pareil ou est-ce que c’est modifié, c’est adapté ?

Olivier : Je pense que c’est totalement adapté, déjà weibo pour moi ce n’est pas une copie de twitter, c’est mieux que twitter dans le sens ou ça combine le côté ludique de facebook, et le côté réactif de twitter, pour moi en fait weibo c’est un mix entre twitter et facebook, c’est pour cela que ça a autant de succès et qu’il y a tellement d’utilisateurs, au début je pense que les chinois ont copié un petit peu le modèle de weibo mais se sont très vite adapté et aujourd’hui je pense que je ne suis pas le seul à penser que weibo est une plateforme très innovante, ou régulièrement ils préparent et proposent de nouvelles choses, toi qui utilise weibo tu dois savoir que souvent il n’y a pas mal de nouveautés et de changements sur cette plateforme.

Cédric : Oui c’est vrai que moi je trouve que ça ne ressemble pas du tout a twitter mais c’est vrai que les gens ont cette idée là, après si toi tu peux corroborer ce que je pense ce n’est pas mal.
Donc depuis plusieurs années tu as regardé le marketing chinois, et la tu as décidé de créer une société, quel est le but de ta société, en quoi est elle différente des autres sociétés de marketing orientées vers la Chine ?

Olivier : J’ai voulu créer une société axée sur le marketing digital, le marketing web, parce que je pense que les utilisateurs chinois passent de moins en moins de temps dans la télé, ou les médias mais de plus en plus sur le web, a mon avis c’est un très bon moyen pour les marques pour se faire connaître, ensuite il y a une chose qui à mon avis est bien, c’est que c’est quelques chose de quantifiable le web, c’est-à-dire qu’on est capable de savoir combien de personnes ont vu les publicités, combien de personnes sont allées sur les pages, et combien de fois un site a été visité, j’ai communiqué aussi un peu sur l’internet français avec mon site web et ça marche bien, je pense que c’est un petit peu la tendance.
Comment elle va se différencier des autres agences ? Présente sur le marché, je pense qu’aujourd’hui il y a de grosses agences de communication et de publicité occidentales avec des prix pas très loin des sociétés occidentales, il y a des agences chinoises locales, et beaucoup de sociétés n’ont pas les budgets pour aller vers les grosses agences et ne veulent pas travailler avec des agences locales pour des problèmes culturels, pour des problèmes d’adaptation, et je pense que là j’ai une carte à jouer.

Cédric : Vous aurez un compromis avec toujours une qualité, une vision occidentale, mais des tarifs plus attractifs, et la présence sur le marché d’un occidental, tu as déjà travaillé sur des projets avec cette boite, ou en freelance ? Est ce que tu as des projets en cours ou des projets à venir ?

Olivier : Oui j’ai déjà travaillé, ça fait depuis deux ans maintenant que je réalise des missions un petit peu freelance pour différentes personnes, soit des porteurs projets, soit des sociétés, soit directement en sous-traitance avec des agences de communication, ça fait deux ans que je fais cela en plus de mon travail, et la j’ai des projets en cours des projets qui datent d‘un peu longtemps, et de nouveaux projets, pour l’instant ça va.

Cédric : Le client type ça serait quoi alors ? Une grosse boite, une petite boite, forcement française, ou européenne ?

Olivier : Il n’y a pas vraiment de clients type étant donné que sur mon site je reçois toute sorte de demandes, j’essaye de m’adapter au maximum, je vise principalement les PME françaises ; soit qui ne sont pas implantées en Chine, soit qui sont implantées en Chine et qui désirent booster leur communication sur des chinois et donc augmenter leur rente, c’est un peu ce genre de sociétés. Après dans un second temps, je pense que ça sera les sociétés européennes et américaines, parce que j’ai aussi lancé un site marketing in China qui a un peu le même concept que www.marketing-chine.com mais qui est en anglais donc adressé à une autre cible, donc il y a ces deux types. Il y a aussi certaines grosses sociétés qui me contacte, je pense que j’ai des cartes à jouer sur certaines choses et peuvent donc aboutir sur certains trucs, mais je pense que les grosses sociétés vont plutôt faire appel à de grosses agences.

Cédric : Comment tu va faire la promotion de ta propre société ?

Olivier : C’est une bonne question, là directement avec mon blog www.marketing-chine.com qui me génère pas mal de trafic et où régulièrement chaque semaine une personne me contacte et me demande soit des conseils, soit des prestations, beaucoup avec du Networking qui marche assez bien en Chine à Shanghai, c’est-à-dire participer à des soirées, un peu de networking, ou des choses que j’aime beaucoup c’est des soirées sur des thèmes un peu plus précis ou la on peux rencontrer des personnes très intéressantes et échanger un peu les idées, c’est principalement sur ces deux choses.

Cédric : C’est rassurant si tu te sers du networking et du marketing digital pour faire la promo d’une boite de networking et du marketing digital c’est plutôt rassurant. Par contre, tu dis marketing Chine, mais est-ce qu’il y a un seul marketing Chine, parce que pour toute la Chine qui fait 17 fois la France, tu veux utiliser le même marketing partout en ligne ou est-ce que tu as des choses qui vont varier en fonction des cibles.

Olivier : Ça peut varier, mais globalement si on communique sur le net chinois ca ne varie pas trop, il peut y avoir quelques variantes, mais étant donné que c’est du mandarin l’écriture est la même, ça ne varie pas trop, après c’est vrai s’il y a certaines personne qui souhaitent attaquer certaines villes, je pense notamment a canton, la c’est sûr qu’il faudra faire quelques améliorations, mais généralement les sociétés avec qui j’ai des premiers contacts ne sont pas encore dans cette étape là de leur développement.

Cédric : En quoi c’est différent Canton ?

Olivier : À Canton la première langue est le cantonais, ils ont leur culture leur façon de vivre, qui est un peu différente du mandarin même beaucoup je trouve, c’est un exemple typique, il y a d’autres régions de Chine qui ont des spécificités différentes mais étant donné le développement de ces zones de minorité ce n’est pas très intéressant pour l’instant pour les sociétés d’implanter leur marque.

Cédric : C’est vrai que se ne sont pas des zones très fortement développé économiquement, encore dans le centre-sud de la Chine ou même le centre-nord de la Chine où on peut trouver des grosses villes comme Xi’An (nord) ou Chengdu dans le sud, c’est vrai que tout à l’ouest c’est un peu calme. Est-ce que tu as quelque chose d’autre à rajouter, ça fait déjà pas mal d’informations.

Olivier : Pas spécialement, je te remercie juste pour cette interview.

Cédric : Je te remercie d’avoir pris le temps de me répondre et de présenter ce que tu fais à mes visiteurs s et auditeurs.

Olivier : Merci pour tout

 

Business en Chine

Comment établir une bonne relation avec un interlocuteur chinois

16/07/2012 — by Cédric BEAU

Ces derniers jours, je suis toujours aussi pris par mon déménagement en Chine. J’ai vendu ma vielle voiture (Toyota Prius de 2004 avec 214.000 km) à un gars qui va la refourguer en Afrique, une belle expérience de négociation! D’ailleurs, en parlant de négociations, vous allez aimer la suite.

Mais avant, et parce que beaucoup me l’ont demandé, je souhaitais vous dire que si je suis peu présent au niveau des articles, c’est aussi pour mettre le paquet sur les soucis techniques de ma formation pour les premiers inscrits, j’en profite pour leur faire un coucou et les remercier de leurs messages.

Il reste quelque chose qui tourne bien et qui est alimenté avec l’aide de Sylvain, c’est la page facebook.

Nous avons d’ailleurs organisé deux concours en deux jours, et Philippe et Emilie vont recevoir leurs livres dans les jours qui viennent. Je les ai postés aujourd’hui.

Et avec le succès de ces petits concours, nous avons reçu une proposition de la part des éditions AFNOR, qui consiste à vous offrir 10 livres, 5 exemplaires de chaque :

–  Bien communiquer avec vos interlocuteurs chinois

– et Réussir vos négociations en Chine

En contrepartie? Rien! C’est pour cela que je souhaite leur faire un gros coup de pub, et que de fait, l’information est relatée partout!

Vous voulez votre exemplaire? Il vous suffit de vous inscrire à la newsletter sur le site de Sylvain. Puis un tirage au sort décidera des gagnants dès 100 participants. Ca fait une chance sur 10 de gagner!

Cliquez ici, et inscrivez vous à la newsletter!

Business en ChineLe chinois

[Interview] Georges Hymans, entrepreneur en Chine

25/06/2012 — by Cédric BEAU

Toujours dans les cartons et autres papiers, je laisse ma place aujourd’hui à un autre passionné de Chine et de chinois. Il a ouvert récemment un restaurant à Changsha, j’ai donc décidé de l’interviewer. Vous pourrez aussi découvrir son blog (lien en fin d’article) :

Georges

– Bonjour Georges, pourrais-tu te présenter?

Georges 32 ans, j’ai étudié le droit qui m’a apporté une certaine rigueur puis un MBA en Allemagne qui m’a donné le goût du marketing: “essayer de comprendre les comportements des consommateurs”.

J’ai travaillé comme commercial et en Chine

– Depuis combien de temps es-tu en Chine? Quelle est ton “histoire”?

J’ai vécu en en centre Chine à Changsha deux ans en 2006 et 2007. Je suis de retour dans la même ville depuis 5 mois.

En 2006 j’ai travaillé pour le CCPIT qui est la Chambre du Commerce et de l’Industrie Chinoise. Mon travail consistait à développer les échanges entre entreprises Chinoises et étrangères. Ce n’était pas facile car je comprenais très mal un environnement de travail Chinois traditionnel. J’ai énormément appris de cette expérience qui m’a fait beaucoup réfléchir sur les comportements, les différences culturelles, les bonnes et les mauvaises attitudes en Chine.

– Comment as-tu appris le chinois? Quelle a été ta plus grande difficulté?

J’ai appris à me débrouiller en Chinois en Chine. Il faut avoir quelques bases avant de se jeter dans le grand bain. En Chine les occasions ne manquent pas de pratiquer.

Personnellement je pense que le plus important est le Chinois oral:

1. comprendre ce qu’on vous dit. La Chine est un pays immense et les différents accents ne rendent pas cette tâche facile.

2. Se faire comprendre. La encore il faut travailler son accents: les fameux tons. Cependant les mouvements importants de population ces toutes dernières années aident: les Chinois ont une meilleure compréhension des accents étrangers. Ils tendent l’oreille et vous comprennent. C’est peut etre aussi un changement de génération: entre les Chinois qui reviennent de l’étranger, ceux qui ont voyagé, ceux qui ont étudié aux côtés d’étrangers.

En tout cas je vois bien la différence 2006-2012 à Changsha.

Passer du Chinois oral au Chinois écrit n’est pas facile. Je pense que le Chinois est une langue qui demande du temps: apprendre à comprendre, puis apprendre à parler et apprendre à écrire. Il faut apprendre trois fois!

En France, j’ai étudié un an à l’Inalco en cours du soir. Mais c’était difficile. Leur méthode générale pour apprendre la base des caractère est bonne mais ils demandent trop de matières qui pour moi ne me servent pas ou peu. Comme par exemple: l’apprentissage du Chinois traditionnel! Cela ajoute à la quantité de travail à fournir.

– Penses tu que le chinois est important dans les affaires et les relations en Chine?

 En Chine pour les affaires, je pense qu’il est très important d’avoir un traducteur: il vous donne de l’importance, renforce votre image, c’est un homme de paille qui peut glaner des informations sans prendre de décision, il vous laisse le temps de la réflexion.

D’ailleurs les Chinois se cachent bien souvent derrière un traducteur et font semblant de ne rien comprendre.

Evidemment il faut aussi comprendre et parler le Chinois. Les Chinois sont très touchés si vous parlez leur langues. Il n’est pas nécessaire de bien parler. Il faut savoir sortir les bonnes phrases pour toucher, flatter, remercier ou faire rire.

Un autre aspect est culturel: en plus de la langue il faut comprendre la culture: qui doit passer devant, quant lever son verre, accepter ou refuser de boire? quelle gestuelle? Quelles mimiques? parler fort ou non? quels fêtes, quels cadeaux, quels proverbes etc.

(en fait c’est un peu du marketing: comprendre ce qui touche un Chinois et pourquoi il se comporte d’une certaine façon).

Mon avis est personnel. Je pense que la culture est plus importante que le Chinois, car on peut arriver à maîtriser la culture mais maîtriser les subtilités du Chinois oral et écrit c’est pour moi mission impossible.

– Tu as créé un restaurant à Changsha, peux tu nous en parler?

En 2007 j’ai ouvert à Changsha un restaurant avec ma femme. Ce n’était pas facile mais j’ai senti un potentiel et je voulais retenter.

J’ai ouvert avec mon partenaire Alain Bernard un restaurant français:
44 NanHu Road à Changsha.

On propose à petits prix des plats français et occidentaux correspondant aussi aux goûts et attentes, “clichés” des Chinois. Par exemple escargots, foie gras, pâtes, steaks, soupes…

– Tu racontes tout cela sur ton blog et parle de marketing, ta passion?

Oui je tiens un blog:

http://deuxfrancaisachangsha.over-blog.com/

Je raconte mes deux projets:

1. ouvrir et développer un restaurant français en Chine

2. importer et essayer de vendre du vin en Chine

Je veux aussi à partir de mon quotidien illustré de photos tenter d’expliquer et d’analyser la Chine toujours avec un approche marketing. Par exemple: Qu’est ce qui fait la réussite/ l’échec d’un commerce, d’une marque, d’une entreprise; comment pensent et agissent les Chinois, pourquoi?, pourquoi les bus roulent trop vite en Chine etc…

Mon objectif est d’apporter des informations locales et uniques suivi d’une analyse. Car en Chine tout change rapidement.

– Merci pour ton intervention. Un petit mot en chinois?

Alors un proverbe classique:

bú rù hǔ xué, yān dé hǔ zǐ (不入虎穴,焉得虎子) : « sans entrer dans l’antre du tigre, comment capturer ses petits ? »

Au travers de mes expériences en Chine, j’ai réalisé que la stratégie doit être mise en pratique. C’est alors seulement qu’on peut comprendre si on s’est trompé et ce qui doit être amélioré. En plus je pense qu’il faut faire ce qui vous tient à coeur dans la mesure du possible.

Merci!

Merci à toi, Georges, et bonne chance dans les affaires!

Business en ChineCulture chinoise

Réussir en Chine grâce aux cercles d’amis, de Jérôme Berny

23/03/2012 — by Cédric BEAU

Ce livre Réussir en Chine grâce aux cercles d’amis est en train de devenir l’un de mes livres préférés. Et pourtant, des livres, j’en ai lu un paquet!

Parce que ses bons conseils ne s’appliquent pas qu’à la Chine, ils me sont utiles tous les jours et vous devez donc aussi en profiter. Voici ce que vous pouvez trouver dans Réussir en Chine :

réussir en Chine
Réussir en Chine

Partie 1 : les origines d’un système

  • Quelle doit être la philosophie d’un réseau de relations
     
  • Pourquoi nous sommes tous des “amis” et que nos amis véritables sont des “frères”
     
  • Pourquoi la capacité à s’entourer des bonnes personnes ouvre la porte du succès
     
  • Comment comprendre la philosophie de Confucius va vous aider à vous créer un réseau solide
     
  • Pourquoi les occidentaux sont parfois mal-vus en Chine
     
  • Ce que vous ne devez absolument pas dire sur vous de peur de choquer votre interlocuteur
     
  • Comment 20 millions de chinois sont morts dans les années 60, et l’influence que cela a eu sur la mentalité chinoise
     
  • Pourquoi et comment les chinois vont vous aider

Cliquez ici pour vous procurer un exemplaire de Réussir en Chine grâce aux cercles d’amis

Partie 2 : Un réseau de relations, comment ça marche

  • Pourquoi les personnes que vous n’aimez pas doivent aussi être vos amis
     
  • Comment “classer” ses amis, et les faire évoluer à votre avantage
     
  • Quelle stratégie adopter pour se constituer un bon réseau relationnel
     
  • Comment jongler entre quantité et qualité
     
  • Quels sont les acteurs d’un réseau relationnel équilibré

Cliquez ici pour vous procurer un exemplaire de Réussir en Chine grâce aux cercles d’amis

Partie 3 : Comment construire son réseau de relations, et comment rejoindre le réseau des autres

  • Pourquoi un bon réseau de relations vaut mieux qu’une grande étude de marché, et est une clé de votre succès
     
  • Pourquoi un contrat signé n’est pas suffisant, et qu’il est une erreur de s’en contenter
     
  • Où se passe l’essentiel de la construction d’un réseau relationnel (au restaurant!)
     
  • Comment se mettre en valeur tout en restant modeste
     
  • Pourquoi il faut se battre pour payer l’addition et comment cela va nous aider à se faire des relations solides
     
  • Quelques exemples pratiques pour séduire une assistance, montrer que l’on a du pouvoir et inspirer confiance (j’adore ce passage!)
     
  • Comment, et pourquoi boire l’alcool durant un repas sera un élément des plus essentiels

Cliquez ici pour vous procurer un exemplaire de Réussir en Chine grâce aux cercles d’amis

Partie 4 : Comment entretenir un cercle d’amis

  • La comparaison avec une plante que l’on arrose, un jardin à entretenir
     
  • Comment gérer son temps et renouer des contacts pour les renforcer
     
  • Un outil essentiel : les cartes de visite, et comment les utiliser (une arme insoupçonnée)
     
  • L’importance du nom chinois (je vous en parlais d’ailleurs hier ici et ), un élément à ne pas négliger
     
  • Comment, et pourquoi il faut se divertir et sortir avec ses amis
     
  • Quels cadeaux offrir, et comment allier budget et succès (et quels sont les cadeaux à ne surtout pas offrir!)
     
  • Comment se rendre indispensable

Cliquez ici pour vous procurer un exemplaire de Réussir en Chine grâce aux cercles d’amis

Pourquoi vous devez lire ce livre

Ce livre est essentiel. Pour comprendre la Chine, sa culture, mais aussi pour réussir dans votre business. Et ce que j’apprécie, c’est que cette mine d’or de conseils peut aussi être appliquée dans la vie personnelle (pas la peine ni d’être intéressé par la Chine, ou de connaître des chinois) pour développer vos relations et devenir plus influent.

Pour ma part, j’applique désormais les principes de Jérôme Berny tous les jours, et cela m’a été utile plus d’une fois (surtout l’élément “pourquoi les personnes que vous n’aimez pas sont aussi vos amis!).

En plus, il se lit facilement, est très digeste, et ne fait qu’un peu plus de 200 pages!

Alors cette semaine, lisez Réussir en Chine grâce aux cercles d’amis!

 

Business en Chine

Le forex pour un nul (cherchant à comprendre les chinois)

13/11/2011 — by Cédric BEAU

La première fois que je suis allé en Chine, j’ai découvert Shanghai, mais aussi les Shanghaien. Et leurs questions étaient souvent : es-tu marié, as-tu une femme, as-tu de l’argent, as-tu une maison, as-tu des actions?

Et j’ai été étonné de voir qu’il y avait une différentiation entre Argent et Actions. Je n’ai pas cherché plus loin…

Plus tard, une bonne amie me parle du boulot de sa mère : “elle trade, elle fait du Forex et des actions”. Je me met donc en tête de regarder en quoi cela pourrait bien consister. Je tombe alors sur Presse Citron, puis sur ForexTicket et enfin sur Fxcm.

Forex et bourse

Presse Citron, blog ô combien célèbre, m’indique qu’il est effectivement possible de faire du trading son métier, et qu’un site parlant du trading peut attirer pas mal de visiteurs. Tant mieux, ça me fait une idée de post sur le blog Chine, j’y retranscrirait ce que j’aurai compris, ceci ayant un rapport avec mon expérience en Chine et avec des chinois.

ForexTicket, que je visite ensuite, est un petit peu brut. Il y a cependant un forum intéressant et quelques actualités qui m’indiquent que le Forex est l’achat-vente de devises sur une période généralement courte.

Wikipédia me précise que les marchés ouvrent le dimanche soir pour fermer le vendredi soir. Ce même article de Wikipédia me fait comprendre l’intérêt des particuliers, mais aussi des chinois toujours en quête de “发财”, devenir riche d’un coup, avec ceci : avec le Forex, un effet de levier peut permettre de gagner 400 fois sa mise initiale! (ce que le marketing ne dit pas est la suite : et donc aussi provoque un risque de tout perdre!)

La vidéo de Fxcm est plutôt rassurante, car elle nous indique qu’il existe des ordres “stop”, permettant de limiter les risques liés aux ordres spécifiques, et en ayant plus de chance d’emporter beaucoup comparé aux ordres de bourse. Un ordre stop est un achat de devises avec une mention “vendre automatiquement si je perds autant d’argent”.

Au final, je retrouve bien ici ce que j’ai vécu dans le centre de la Chine : les chinois aiment le jeu, ils aiment tout autant les paris, alors la bourse et le Forex leur convient bien. C’est une sorte de Mahjong (Majiang), sauf que l’on est pas quatre autour d’une table à siroter un thé vert, mais plutôt plusieurs centaines de milliers derrière un ordinateur, pour une adrénaline tout autant comparable.

D’ailleurs, certaines de mes connaissances ont pour seule source de revenus leurs parties de majiang!

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En Chine, on crée des entreprises…

26/10/2011 — by Cédric BEAU

Je remarque une chose qui m’a impressionné en Chine. Si l’on est “patron”, alors l’on est placé haut dans la hiérarchie sociale. L’on a “de la face”, de la prestance, on fait bonne impression. Mais il est facile de créer des entreprises, mais une fois créées, que deviennent-elles vraiment?

entrepreneurL’on trouve un premier élément de réponse en France, avec le statut d’auto-entrepreneur. En effet, avec une création facilité des entreprises en France, l’on se rapproche du taux de “patrons” ou autres “gérants” que l’on peut retrouver dans certains coins de Chine. Avoir son entreprise à soi, ça sonne bien, ça fait classe. Mais combien d’entreprises tombent à l’eau après la première année, lorsqu’ils reçoivent les premières taxes alors qu’ils n’ont fait un chiffre d’affaire ridicule (et qu’ils vont s’en plaindre sur les forums!)? Et bien en Chine c’est pareil, on fait une entreprise, on la lance en grandes pompes, et puis ensuite, soit elle tombe à l’eau et on recommence, soit elle marche et … on la revend!

Quid de l’aspect commercial, de la prospection, et de ce qui fait une entreprise une entreprise réussie? Et bien cette partie est négligée! C’est ce que relève 屈宏斌, pékinois aux 738000 fans, retweetant 秦朔, shanghaien aux 938000 fans.

“我讨厌一种人,他们把自己称为‘企业家’,实际上真正想做的却是创建一家企业,然后把它卖掉或上市,他们就可以变现,一走了之。他们不愿意费力气打造一 家真正的公司,而这正是商业领域里最艰难的工作。只有做到这一点你才能真正有所贡献。”昨晚中国最佳商业领袖奖颁奖致辞时,我引用了乔布斯的话。

Ce qui donne, en traduction rapide et approximative :

Il y a une sorte de personnes que je déteste, ils se nomment eux même “entrepreneurs”, mais en fait tout ce qu’ils font est de monter une entreprise, puis de la revendre ou de la mettre sur le marché (en bourse, ndlr). Ils ne font pas d’efforts pour construire une vraie entreprise. Ils ne se fatiguent pas, ne se confrontent jamais au travail difficile, alors que c’est justement ce dernier qui fait d’une entreprise ce qu’elle est.” J’ai cité ces paroles de Joe Adams hier, au discours du prix des China Business Leaders.

Qin Shuo (秦朔) est diplomé de l’université de Fudan, et est actuellement rédacteur en chef du “First financial daily”, journal du Shanghai Media Group.

©rédit Photo : Baike

Business en ChineLes actualités

Démondialisation, puis quoi encore?

11/10/2011 — by Cédric BEAU

Terme nouveau, à la mode, surtout depuis les primaires socialistes qui occupent les médias assoiffés de scoops et attendant le premier dérapage de l’un ou de l’autre.

Fin du mondeMais franchement, démondialiser? Fermer l’Europe sur elle même? Se “défendre”?

Nous sommes dans un monde mondialisé, c’est un fait. Nous nous devons d’être une puissance, d’avoir un poids, d’être quelque chose, une europe puissante. Est-ce en démondialisant que l’on arrivera à se faire entendre? Ou est-ce en adoptant une voix commune et forte pour l’Europe, et en étant un pilier de cette mondialisation?

Voyons les choses sur le long terme, l’Asie représente 60% de la population mondiale face à une Europe qui ne pèse que 11%. Le XXIè siècle est le siècle de l’Asie. Comment la France, qui a toujours entretenu des relations d’amitié avec les pays asiatiques, peut-elle bâtir de nouvelles relations avec ces nouvelles puissances politiques et économiques ? C’est ça, la question.

Le terme “démondialisation” fait pour certains référence à un retour en arrière, ce serait foncer droit dans le mur.

Business en ChineCulture chinoise

Ventilateur Dyson

09/10/2011 — by Cédric BEAU

La contrefaçon a gagné! Lors de mon dernier voyage en Chine j’ai découvert ces nouveaux ventilateurs à concentration d’air ou je ne sais plus quoi, le ventilateur sans pales “multiplicateur d’air” qu’ils disent.

Ventilateur dysonJ’ai trouvé le concept super, et je pensais que cela n’existait même pas en France. Stupide ais-je été de croire que l’innovation était asiatique, alors que c’est en fait la marque Dyson qui a produit ces premiers ventilateurs, et qui a breveté le tout.

Et c’est quand on me demande le prix des ventilateurs Dyson que j’ai découvert que ces ventilateurs étaient en fait des ventilateurs de la marque Dyson, et qu’en Chine les ventilateurs étaient en fait… des contrefaçons.

J’aime d’ailleurs le nom donné à certains : “iFan”, en référence aux iPad, iPhone et autres iPod. Il est vrai que le design moderne est digne de la marque à la pomme, avec laquelle il n’a pourtant rien à voir.