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La crampe du chinois : petit guide à l’usage des débutants

12/10/2014 — by Cédric BEAU

Parmi tous les guides de conversation qui existent actuellement pour la langue chinoise, difficile de s’y retrouver. D’autant plus plus que la qualité oscille entre le bon et les très mauvais, et que le plus souvent, la pédagogie employée par les éditeurs ne permet pas une mémorisation des mots et expressions présentées. C’est à partir de ce constat que Cédric B. a travaillé son propre guide, destinés aux nouveaux apprenants et aux touristes en visite dans l’Empire du Milieu. Et pour faire taire les mauvaises langues de suite : je n’ai participé que de très loin à la rédaction de ce guide, me contentant d’un léger travail de relecture tout au plus. C’est donc avec un regarde neutre que je présente aujourd’hui ma critique de La crampe du chinois.

Le manuel en version papier

Fort de son expérience avec la méthode Crampe, Cédric nous livre ici un guide complet de 80 pages, qui contient les bases nécessaires à tout apprenant en chinois. Notez que l’accent est mis sur les situations de la vie quotidienne (chiffres, présentation, demandes, etc.), et que ce n’est pas dans ce guide que vous trouverez une étude approfondie de la grammaire chinoise. Si celle-ci n’est pas oubliée, elle vient en complément des leçons, et ne constitue pas leur coeur.

La lecture s’avère agréable, notamment par le ton léger employé par l’auteur : on a quelque fois l’impression que le livre dialogue directement avec nous, et c’est un gros plus quand on se lance dans un projet aussi vaste que l’apprentissage du chinois. La mise en page aérée permet de s’y retrouver facilement, et chaque caractère est présenté avec le pinyin et son écriture phonétique, afin de favoriser la pratique orale.

D’ailleurs, l’oral tient une place importante dans l’ouvrage, où de nombreux liens permettent de télécharger fichiers audio et vidéos afin de pratiquer soi-même le chinois. Le livre se suffit donc à lui-même pour une première plongée dans la langue chinoise.

Concernant l’objet lui-même, le format et l’épaisseur permettent de facilement glisser l’ouvrage dans une poche ou un blouson, et de pouvoir s’en servir rapidement. Petit bémol pour la reliure Lulu, qui devrait avoir du mal à résister à de nombreuses manipulations (mais c’est un défaut que je trouve à tous les ouvrages imprimés par Lulu).

Ainsi donc, Cédric Beau nous livre ici un excellent petit ouvrage, qui ravira les novices et les voyageurs. Si vous vous destinez à un apprentissage “académique” du chinois, donc plus sédentaire, favorisez la version papier, qui laisse suffisamment de place pour vos notes personnels. Par contre, si vous souhaitez utiliser ce guide en voyage, préférez la version numérique, qui résistera à toutes les manipulations.

Pour acquérir la version papier : http://www.lulu.com/shop/c%C3%A9dric-beau/la-crampe-du-chinois-le-kit-d%C3%A9brouille-pour-apprendre-le-chinois-mandarin/paperback/product-21821118.html

Pour acquérir la version numérique : http://www.amazon.fr/gp/product/B00MSW8LQI/ref=as_li_tl?ie=UTF8&camp=1642&creative=19458&creativeASIN=B00MSW8LQI&linkCode=as2&tag=chinechinois-21&linkId=HAJV234VJAYM2P5O

 

Bonne lecture !

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Etudier/Travailler en Chine et repartir avec un diplôme… français? C’est possible!

11/03/2014 — by Cédric BEAU

J’en rêvais lorsque j’étais encore étudiant à Shanghai, et je pensais pouvoir le faire avec l’aide du CNED. Malheureusement l’expérience ne me laisse pas un bon souvenir. Alors lorsque Noel Bauza m’a parlé du projet “Icademia International”, je n’ai pu qu’accrocher! Voici un interview pour vous présenter la chose, dispo en vidéo sur Youtube et sur Youku, et en podcast sur Soundcloud.

  • Cédric Beau : Bonjour Noël alors vas-y, est-ce que tu pourrais te présenter avant de nous parler un petit peu de ton super projet ?
  • NoelBauzaNoel Bauza : Bon alors salut à tous, je m’appelle Noël Bauza je suis actuellement entre mon Master 1 et mon Master 2, en césure, et je réalise un tour du monde de 5 mois à travers 45 escales.
  • Alors là actuellement tu est à quel endroit ?
  • Alors là je suis dans un hôtel en Turquie, il pleut un petit peu, c’est ma douzième escale. J’ai fait toute l’Europe. Après la Turquie je repartirai à Athènes, pour partir sur le tour.
  • Ok, donc tu vas passer par la Chine, je suppose ?
  • Voilà c’est ça. Donc je passerai par la Chine entre le 24 et le 29 mars, principalement dans la région de Shanghai.
  • Ok, ça c’est génial comme ça s’il y a des gens qui sont dispos qui seront intéressés par ton projet, discuter un petit peu ils pourront te rencontrer donc à Shanghai entre le 24 et le 29 mars. C’est ça ?
  • C’est ça.
  • Ok alors, parle-nous un petit peu justement de ce projet, que tu as toi, que tu proposes aujourd’hui.
  • Alors le tour du monde a deux objectifs principaux : le premier, c’est de communiquer sur le fait que voyager de manière écologique est très peu coûteux au final, et ne touche pas au confort. Alors le tour du monde est totalement compensé en carbone, c’est à dire qu’il a une empreinte environnementale totalement nulle. Ce qu’on a fait, c’est qu’on a calculé combien on polluait, et on a compensé la totalité en soutenant une association qui permet de réduire la pollution ailleurs dans le monde. Donc au final, pour 440 euros, on compense 22 tonnes de carbone, de CO2 quoi. Donc ça c’est fait via un projet d’association Actioncarbone.org. Donc je vous invite à y aller. Vous pouvez avoir aucune empreinte environnementale pour 15 euros par mois, déductibles d’impôts. Le deuxième but, c’est de faire connaître une nouvelle solution pour les études à et depuis l’étranger, Icademie International. Donc l’école permet de suivre un diplôme reconnu par l’Etat, certifié RNCP donc, trois fois moins cher, sans concours d’entrée, en français, mais depuis n’importe où dans le monde. En gros l’école permet une mobilité internationale totalement illimitée. On peut faire 6 mois à Shanghai, 2 mois à Suzhou, un an à New York, un an de Work and Travel en Australie, puis partir 6 mois au Chili, et enchaîner sur 6 mois d’humanitaire au Kenya. Donc c’est quelque chose de vraiment innovant, et c’est pour faire connaître cette école à tous les Français du monde que je fais ce voyage.
  • Ok alors ça c’est génial, c’est super important ce que tu nous dis. Parce que nous c’est vrai que, alors moi j’ai eu l’expérience, quand j’étais étudiant encore à Shanghai, où je voulais continuer donc mes études de chinois à l’université de Fudan à Shanghai, et en même temps continuer mes études, françaises, de commerce et vente. Et alors là, à l’époque, on avait une possibilité tout de même c’était le CNED. Quelle est la différence entre ce que tu nous proposes et le CNED notamment ?
  • Alors le CNED c’est plus les cours à distance. A distance dans le sens où on vous envoie vos cours et vous allez travailler tout seul, et tous les 3 mois vous allez avoir un petit partiel. Mais si vous avez décroché au bout du deuxième mois, c’est fini. Et vous allez payer une année à 7.000 euros. Donc c’est plus coûteux, il n’y a aucun encadrement, aucun suivi. Les diplômes sont aussi reconnus par l’État, là y a aucun souci. Icademie International propose les mêmes diplômes, mais pour trois fois moins coûteux et en général trois fois moins coûteux qu’en France, donc ça fait dix fois moins coûteux qu’à Sydney, en Angleterre ou aux États-Unis. Et il y a un encadrement totalement inédit. Icademie International a été créé au sein du groupe Icademie, un des leaders dans l’e-learning en France. La particularité d’Icademie c’est un encadrement et un suivi vraiment comme en présentiel. On a 100 rendez-vous pédagogiques en tête à tête avec des tuteurs par webcam tous les ans. On a des travaux continus à faire toutes les semaines et à rendre, avec une conseillère pédagogique attitrée qui vous appelle dès que ça va pas, donc on ne peut jamais décrocher. Et surtout une communauté étudiante mondiale. Alors, on est parti du principe qu’un étudiant ne veut pas forcément uniquement les cours, le diplôme, et la mobilité internationale pour aller découvrir le monde, il veut aussi une communauté étudiante. Alors là quand on part, imaginons, bon pour prendre l’exemple de la Chine : si je veux partir en Chine à Hongkong, j’arrive, une fois sur place je dois trouver mon appartement, je ne sais quoi les personnes, je ne connais pas les bons plans, je suis vraiment laissé à moi-même. Là l’idée c’est de créer World Wide Campus, donc une carte communautaire où tout le monde peut être interconnecté, tout le monde peut géolocaliser les autres étudiants dans le monde entier, géolocaliser les collocations, les échanges d’appartement, les stages, une page Couch Surfing si on veut partir en vacances. Donc en gros où qu’on soit dans le monde et où qu’on veuille aller, on sera toujours avec d’autres personnes, qui vont nous entraider, nous parrainer, nous faire découvrir les bons plans, nous loger le temps qu’on trouve un autre appartement, et surtout les travaux de groupes. Donc là encore ça va jouer sur l’encadrement, la motivation personnelle, parce que c’est bien de partir de partir 6 mois en Chine et faire que du voyage, mais il faut aussi travailler. Donc là l’idée c’est ça, c’est d’avoir un encadrement vraiment inédit, et aussi la motivation des autres étudiants qui sont tout autour de nous.
  • Ah effectivement oui. Donc c’est vrai que nous, par exemple moi j’ai un gamin qui a 4 ans et on pense déjà aux études, ça veut dire que là par exemple après 18 ans, c’est dans longtemps quand même, il n’est pas obligé de retourner en Angleterre ou en France pour aller passer un diplôme. Vous proposez des formations sur quels domaines ?
  • Alors nos formations vont du BTS au Master. Ça va dans le design, dans la communication, le marketing, le management, le commerce, le tourisme, l’immobilier. On fait un petit peu de santé aussi maintenant, mais ça tourne surtout autour de tous les domaines des Business Schools. Alors on parlait de l’Angleterre, on a aussi un partenariat avec une université anglaise, dont je ne peux pas encore donner le nom, et on va proposer leurs diplômes, via Icademie International, et pour quatre fois moins cher en moyenne. Donc un MBA qui coûte 35.00 euros en Angleterre coûte 8.000 euros chez nous, mais c’est leur diplôme, et on peut les faire en français.
  • Ah génial. Alors effectivement ça laisse pas mal d’opportunités pour les gens qui veulent après rester à l’international. Alors toi tu as d’ailleurs une expérience avec tout ça : tu as été expatrié douze ans si je ne m’abuse. Comment ça s’est passé un petit peu ?
  • Voilà. J’ai vécu douze ans en fait parce que j’ai suivi mes parents quand j’étais gosse. Quand j’ai eu mon bac, après deux ans d’Algérie, cinq ans de Chili et cinq ans de Canada, je n’ai pas eu d’autre choix que de revenir en France pour étudier. Mes parents bougeaient à cette période à Athènes, et en Grèce, un Français qui veut étudier là-bas, c’est très coûteux, c’est très sélectif, c’est pas forcément en anglais ou en français, le diplôme n’est pas toujours reconnu par l’État. Donc ces quatre problématiques se retrouvent d’ailleurs dans énormément de pays. Et donc c’est de là qu’est venue l’idée d’Icademie International, après un mois de stage dans le groupe Icademie, c’est pour ça voilà qu’a été créé Icademie International, et avec une solution qui permet de pallier à ces quatre obstacles en fait, les études à l’étranger.
  • Effectivement, c’est vrai que là tu proposes vraiment une solution à un vrai problème.
  • Alors il y a aussi une autre communauté qui pourrait être intéressée, c’est tous les étrangers qui sont francophiles, qui aimeraient avoir un diplôme français mais qui n’ont pas forcément le pouvoir d’achat pour venir étudier en France. Prenons l’exemple de la Chine, les diplômes français sont très reconnus en Chine, sont très demandés, mais venir vivre à Paris pendant un an pour avoir le diplôme ou le Master français, c’est très coûteux pour la classe moyenne chinoise. Là l’idée c’est que les Chinois, les personnes en Chine qui aimeraient avoir un diplôme français, pourraient rester en Chine tout en passant un diplôme français pour trois fois moins cher et sans concours d’entrée.
  • Ah c’est génial, ça veut dire que vous acceptez des personnes de toutes nationalités.
  • Voilà. Alors pour l’instant nos diplômes ne sont qu’en français, mais au fur à mesure on va développer ces mêmes diplômes en anglais, et pourquoi pas dans d’autres langues. On verra.
  • Alors ça c’est important de le dire, parce qu’à partir du moment où une personne parle déjà le français ou a quelques notions de français et se débrouille pas mal, elle peut s’inscrire à un diplôme en français pour avoir un diplôme valable en France et reconnu dans le monde.
  • C’est ça.
  • Voilà ça c’est génial aussi. Ok alors parle-nous un petit peu de ce voyage. Comment ça se passe, parce qu’on nous dit aussi souvent que c’est très coûteux de voyager comme ça, parce que là tu fais un tour du monde, en même temps tu proposes cette possibilité aux gens de pouvoir voyager comme ça en même temps qu’ils font leurs études. Comment ça se passe un petit peu cette expérience du tour du monde ?
  • Alors, on pense tout le temps que voyager comme ça c’est très coûteux. A la base j’avais fait un budget prévisionnel avant de proposer à tous mes sponsors, on était entre 40 et 60.000 euros. Donc ça a été des nuits blanches de simulations pour déterminer quelles escales, à quel moment, quelle escale après quelle escale pour voir ce qui était moins cher, toujours en prenant en compte l’aspect environnemental aussi pour prendre un maximum de trains et moins d’avions. Et au final c’est pas si coûteux que ça, parce qu’on part à deux, en cinq mois à 45 escales, si on compte les transports, les visas, les assurances annulation, les assurances rapatriement et 3.000 euros d’hôtel, on en est à 13.000 euros. C’est pas si coûteux que ça.
  • C’est génial. Parce que souvent les gens ils me disent, ben tiens effectivement, quand je dis aux gens moi que c’est pas si coûteux de voyager, surtout quand tu restes longtemps à l’étranger, parce que là tu restes 5 mois par exemple, c’est facile à rentabiliser, ils ne me croient pas forcément. Donc ça me fait plaisir que tu confirmes ça.
  • Après voilà, c’est sûr que de faire un aller-retour entre la France et les États-Unis, ça va coûter très cher, mais de faire 45 petites escales bout à bout comme ça, surtout qu’il y a beaucoup de train, c’est pas si coûteux que ça. Bon nos partenaires qui nous permettent aussi des réductions, comme STA Travel, qui s’occupe de tous nos billets, qui nous font une petite réduction, on a Samsonite qui nous offre un numéro de valise, on a quand même des partenaires qui nous permettent de réduire les coûts, mais c’est pas si coûteux que ça. Et d’ailleurs, en même temps que mon voyage, Icademie International fait gagner 10 tours du monde à la carte, donc ça pourra peut-être intéresser quelques personnes, ça se fait par tirage au sort, donc je vous enverrai le lien. Si vous gagnez, vous m’appelez, dites-moi je veux partir deux mois, un an ou deux ans, je veux aller là, dans tel pays, telle ville, et je veux rester autant de temps. Et il y a un budget maximal, voilà vous faites ce que vous voulez, tant que ça rentre dans ce budget. Donc c’est aussi pour montrer que c’est pas si coûteux que ça de voyager et de découvrir le monde. Et surtout que voyager, partir à l’étranger, c’est quelque chose de primordial sur un CV aujourd’hui. Ne pas avoir d’expérience à l’étranger c’est même un malus.
  • Ça aide énormément. Les langues et les voyages à l’étranger ça aide énormément, ça c’est sûr.
  • C’est des compétences vraiment clés sur un CV, comme l’adaptation, l’autonomie, l’ouverture d’esprit, les langues aussi comme tu le disais. Ces choses font qu’il faut partir à l’étranger, et voilà, Icademie International offre cette solution.
  • Ok, c’est génial. C’est génial de se dire vraiment, je trouve que ça c’est novateur, très novateur de proposer la possibilité de continuer ses diplômes, ses études, quand on est, quand on va à l’étranger, ou quand on veut aller à l’étranger, parce que parfois on se dit : « Oui, ben j’irai plus tard, quand j’aurai fini mes études. » Puis après à la fin des études on se rend compte qu’au niveau budget c’est un peu serré et on se dit : « bon ben j’irai plus tard, quand j’aurai fini mon job ». Ensuite ça devient « j’irai plus tard quand je serai à la retraite » et puis ensuite « je suis trop vieux pour y aller maintenant ». Je vois souvent ce genre de situations, et là je pense que tu offres une solution qui peut révolutionner effectivement pas mal de, qui peut aider vraiment énormément, pas mal de familles comme ça.
  • J’espère, c’est le but après tout, démocratiser les études à l’étranger. Il y a aussi pas mal de gens qui font des années sabbatiques après le Bac, c’est pas mal mais, enfin ils perdent une année d’études. Là ils peuvent combiner les deux. Faire une première année de BTS ou de Licence, tout en partant.
  • Oui c’est pas mal parce que ça permet de continuer à avoir de l’expérience plus continuer les études, c’est vrai que ça évite de casser le cursus. Parce que quand tu prends une année sabbatique, au final c’est, tu dépenses de l’argent, c’est pas forcément vraiment rentabilisé. Tandis que si tu peux continuer à étudier en même temps et par exemple rentrer ensuite et puis déjà chercher un job parce que tu as déjà ton diplôme, tu as déjà l’expérience à l’étranger, c’est génial.
  • C’est ça. Ou même rester à l’étranger.
  • Moi je recommande, rester à l’étranger, c’est très très bien aussi.
  • Oui justement, pour parler de coût des études à l’étranger et coût de la vie à l’étranger, Icademie International lance aussi le premier système de sponsoring de vie à l’étranger. En gros c’est des petites tâches que les gens peuvent faire très librement, qui leur rapportent des points cadeaux, et des financements. Et chaque année, les deux ambassadeurs qui auront le plus de points cadeaux, gagneront aussi leur tour du monde sur mesure. Mais ces points cadeaux peuvent aussi permettre de décrocher des voyages plus courts, d’un mois en illimité en Europe par exemple. Donc ça peut être intéressant aussi pour des étudiants même qui ne sont pas chez nous et qui aimeraient une aide financière dans leurs études ou leurs expériences.
  • Ça marche que pour les étudiants ça, ou pour les personnes qui sont dans la vie active aussi ?
  • Pour tout le monde.
  • Fantastique. Bon ça c’est génial. Il faudra mettre le lien aussi, une petite présentation de ça.
  • Je t’envoie les plaquettes.
  • Bon ben ça marche, on fait comme ça. Merci beaucoup pour ce super témoignage et puis super aventure, donc là ta douzième escale. On peut te suivre ? Tu as un blog ou quelque chose comme ça aussi ?
  • Oui bien sûr, il y a le site internet, surtout le Facebook où tout est mis à jour tous les jours, les photos, les témoignages, il y a tout qui est dessus. Donc je vous envoie ça aussi.
  • Ok, ben merci beaucoup.
  • Merci à toi, bon séjour en Chine

Retrouvez Noel sur facebook : https://www.facebook.com/pages/Anywhere-Anytime/463790720399241

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Patrick le Chinois, 白马哥 – Patrick Veisselier [Interview]

06/03/2014 — by Cédric BEAU

Patrick Veisselier s’est mis dans la tête de faire un One Man Show à la française, pour les chinois, et en chinois. Je l’ai interviewé . Pour voir l’interview en vidéo rendez vous sur sur Youtube ou Youku, en version son podcast téléchargeable sur Soundcloud, et voici la version texte :

patrickfacebook

  • Cédric Beau : Salut Patrick, tu es comédien, alors qui es-tu, que fais-tu et comment est-ce que tu es arrivé à ce métier de comédien et ensuite on va parler un petit peu de ce que tu nous prévois pour les mois à venir.

  • Patrick Veisselier : Alors je suis comédien depuis quinze ans, un petit peu par hasard. J’étais marié avec une comédienne française qui m’a poussé sur scène en me disant que, voilà, qu’elle me voyait bien faire ça et j’ai commencé à faire des sketchs et je fais du one-man show en France depuis quinze ans. J’ai fait à peu près toutes les salles parisiennes jusqu’à l’Olympia en 2007. J’ai joué en France, ensuite en Belgique, enfin dans tous les pays où on parle français. Voilà, donc je fais ça oui, depuis , ça doit faire quinze ans, quatorze-quinze ans.

  • Alors tu nous prévois, là, j’ai vu ça, un spectacle intitulé « Patrick le Chinois » et alors, ce qu’on peut voir sur ce spectacle, c’est que ça sera, eh bien, en chinois. Alors, pourquoi est-ce que, comment ça t’es venu cette idée d’aller faire un spectacle en chinois ?

  • Alors, au départ c’est parti d’une farce, j’étais avec des amis et on constatait qu’il y avait énormément d’humoristes français et que la France était un tout petit pays et j’ai un ami chinois, qui est ingénieur en informatique, donc rien à voir avec la comédie, qui a dit en rigolant, « c’est drôle, vous êtes tellement d’humoristes en France, alors que nous en Chine on est un milliard et demie et il y en a très peu ». Et sur le ton de la blague, j’ai dit « l’humoriste chinois, je vais le faire ». Et donc c’est parti un petit peu sur le ton de la plaisanterie, et puis du coup je le fais vraiment. Je le fais vraiment. Avec toutes les embûches que ça a comporté. Voilà.

  • Ce sera un spectacle qui sera tourné vers la Chine, vers les Chinois et le chinois donc, la pratique de la langue…

  • Oui alors c’est pas du tout l’avis ou le point de vue d’un Occidental sur les Chinois, pas du tout, puisque dans le spectacle je joue un Chinois, enfin une personne qui est en train de chinoise, de se métamorphoser en Chinois. Donc c’est pas du tout un spectacle sur les clichés qu’on peut avoir en Occident sur la communauté chinoise ou la communauté asiatique. C’est un spectacle qui parle de la vie des Chinois, de leur quotidien, comme on pourrait avoir des stand-up français ou des stand-up américains sur la vie quotidienne, ben là c’est exactement la même chose. Donc ça s’adresse aux Chinois, aux Chinois et aux Occidentaux qui ont un regard, enfin un œil tourné vers la Chine quand même.

  • Ok, alors mais donc tu vas faire de l’humour à la chinoise.

  • Oui, alors, oui, enfin je vais essayer. L’idée, c’était pour moi d’emmener en Chine la tradition des stand-up et du one-man show traditionnel occidentaux, mais avec un propos chinois. Exactement. Donc il n’y a pas de jeux de mots, il n’y a pas de choses comme ça, ou très peu, mais c’est vraiment, c’est sur le propos. Voilà c’est un seul en scène, avec un propos qui concerne les Chinois, oui.

  • Donc pas de vidéos cliché, alors j’avais vu que t’avais publié une vidéo qui comparait un petit peu tous les asiatiques aux Chinois et puis les préjugés qu’on peut avoir dans la vie de tous les jours.

  • Oui, c’était le, je voulais mettre en avant quand même le plus important des clichés que nous avons nous Occidentaux, mais qu’ont aussi certains Chinois. C’est à dire je me suis rendu compte en côtoyant maintenant des amis chinois qu’ils ne voyaient pas vraiment la différence entre un Polonais et un Espagnol.

  • Effectivement!

  • Donc je voulais mettre en avant ce cliché-là, et c’est le seul du spectacle. Cette vidéo sera diffusée sur écran géant au début du spectacle. Mais voilà, c’est la seule chose, après les autres clichés semblaient pas très importants et un peu obsolètes.

  • Ok donc dans ton spectacle ce sera de l’humour et des clichés sur la vie des Chinois pour les Chinois.

  • Absolument, donc alors c’est vraiment sur plein de choses, sur la différence entre les communautés entre les Chinois de Pékin, de Shanghai, de Wenzhou, etc. Donc il y a un sketch là-dessus. Il y a un sketch où mon personnage cherche la femme idéale via des petites annonces chinoises. Voilà il y a tout un tas de sketchs comme ça. Il y a de la chanson aussi, puisqu’il y a un sketch qui se passe dans un KTV, voilà.

  • Le karaoké chinois.

  • Voilà exactement, exactement. J’espère que ça plaira, le spectacle a été lu à un très léger échantillon de Chinois, à Paris, et ça a eu l’air de leur plaire. Donc maintenant à moi de bien le jouer et de bien le prononcer surtout.

  • Justement en parlant de prononciation donc, du coup, c’était il y a combien de temps que tu t’es lancé ce défi de faire le spectacle en chinois ?

  • En fait je me le suis lancé, je me suis lancé ce défi en Septembre dernier, en pensant d’une manière absurde, je le vois maintenant, que j’allais pouvoir traduire mon spectacle français en chinois. Alors non, ça ne marche pas, du tout. Donc je me suis mis à écrire un spectacle pour les Chinois avec toutes les difficultés que ça comporte, puisqu’on a beaucoup de différences culturelles, beaucoup, le sens de l’humour n’est pas le même. Et pour ça je me suis approché d’une auteur, qui s’appelle Véronique Michel, qui a écrit un livre qui s’appelle « la Chine branchée » et un autre « la communication à la chinoise », et qui m’a beaucoup aidé justement pour ne pas sombrer dans les clichés et pour avoir de vraies informations sur la culture, la culture chinoise.

  • Alors, depuis septembre, alors aujourd’hui on est début mars et ton spectacle ça va être très bientôt, tu t’es donné ce défi de le faire en chinois, et ça c’est dingue. Tu me dis ça dure combien de temps le spectacle à peu près, et combien de temps en chinois ?

  • Le spectacle dure grosso modo une heure vingt, et il y a une heure dix en chinois. Même quand je le dis, j’y crois pas.

  • Et donc en quelques mois tu t’es dit tu vas préparer un spectacle tout en chinois. Alors comment ça se passe ton apprentissage du chinois ?

  • Alors j’ai perdu un peu de temps sur l’apprentissage en chinois parce que l’écriture a mis beaucoup plus de temps que prévu. En fait je voulais que le fond du spectacle soit juste, que ça fasse rire ou pas c’est autre chose, mais je voulais pas faire d’erreur là-dessus. Après il a fallu le traduire et l’interpréter. Et l’apprentissage en lui-même du chinois, du spectacle, c’est six semaines à peu près. Six ou sept semaines. C’est assez court, malheureusement.

  • Ça doit être un petit peu difficile quand même. Ton opinion sur l’apprentissage du chinois, donc c’est surtout l’écrit, très difficile.

  • Ouais, c’est, le fond est très difficile, quand comme moi on est jamais allé en Chine, on a pas côtoyé de Chinois, qu’on est pas là. Ça c’est très difficile parce qu’on passe sur un mode de vie, un mode de communication général qui est opposé au nôtre, totalement différent, donc c’est vraiment partir de zéro. Quand j’ai commencé à écrire, c’est comme si j’avais cinq ans.

  • Effectivement, c’est vrai, c’est fort différent.

  • Voilà c’est fort différent, mais du coup j’ai découvert, ça m’a permis, je me suis vraiment passionné et je voulais que ce soit parfait, j’ai sympathisé avec plein de Chinois ici à Paris, principalement des restaurateurs d’ailleurs, de manière étrange. Donc je mange, tout le temps. Je suis bienvenu dans les restaurants chinois maintenant, c’est bien. Et voilà. Donc je me suis pris de passion pour ça, et pour le propos surtout. Je voulais vraiment que le propos, qu’il y ait pas d’erreurs, pas d’ambiguïtés, et que ce soit pas un Français qui écrive les trois trucs qu’il pense de manière fausse sur les Chinois, c’était pas ça du tout.

  • C’est carrément devenu, ça se ressent là, c’est carrément devenu une passion de toutes façons de la culture chinoise.

  • Ouais, ça devient une passion, et puis je me rends compte que la langue est riche, on a détaillé les nouveaux mots de l’année, enfin je, on peut dire que je me suis passionné. D’ailleurs j’apprends le chinois en même temps parce que le phonétique c’est bien, c’est pour m’en sortir au niveau artistique et pouvoir aller assez vite, puisque les théâtres parisiens ont été très réceptifs au projet. Mais parallèlement j’apprends le chinois, donc je ne désespère pas de le parler, vite.

  • Et du coup tu vas venir te produire en Chine aussi.

  • Voilà alors on a des, alors c’est cet été, c’est en Juillet, on a plusieurs dates à Shanghai, une date à Pékin et on fait un petit tour dans d’autres villes. C’est en discussion, Shanghai et Pékin sont arrêtées, les autres dates en sont pas fixées encore. Oui, parce que, vraiment l’idée , je fais pas un spectacle uniquement pour les Chinois de France et pour les Français passionnés par la Chine, mais d’une manière générale, je veux le faire découvrir aux Chinois qui n’ont pas mis le pied en Occident et qui eux aussi doivent avoir certains clichés sur les Occidentaux donc je voulais aller les rencontrer. C’était important.

    Dans la forme c’est important de dire que le spectacle, il y a un écran géant au-dessus, et qu’il est sous-titré et en caractères, pour pallier aux erreurs de prononciation qui seront certainement très peu nombreuses, j’en doute pas mais … Il sera traduit en caractères et en français. Ou en anglais selon le pays dans lequel je me trouve.

  • Ok, comme ça, ça te permet de toucher un petit peu tout le monde c’est vrai de, les Chinois, les personnes qui sont passionnées par la Chine et qui apprennent le chinois ou pas, et les personnes après qui sont curieuses aussi de voir ça.

  • Voilà exactement. Et je change et puis j’ai rencontré également beaucoup de Chinois de Paris qui sont nés en France, qui ont des parents qui parlent le chinois à la maison, mais qui eux se remettent à prendre des cours de chinois pour se perfectionner, bien qu’étant Chinois. Je trouvais ça assez barré, ce qui montre la complexité de la langue, c’est pas très encourageant. Mais bon.

  • Et alors, on a parlé de ta venue en Chine, mais où est-ce qu’on pourra te voir en France ? Et à quelle date ?

  • Alors en France, je joue au Palace à Paris. C’est une très belle salle, sur les grands boulevards. Je joue tous les premiers lundis de chaque mois, donc de manière récurrente. Donc ça commence au mois d’Avril, donc lundi sept avril, lundi cinq mai, lundi deux juin, etc. Et tous les premiers lundis de chaque mois, de manière égale. En France je joue également à la Bourse du Travail à Lyon, et à Marseille, pour l’instant. Voilà, c’est les dates, puisque cette année est importante nous en France, il y a beaucoup de festivités pour le cinquantenaire de l’amitié franco-chinoise, donc j’ai eu un coup de pouce du Ministère de la Culture, qui m’a … Il y a beaucoup de danseurs qui sont à cheval sur les deux cultures, beaucoup de choses traditionnelles, mais en humoriste, bon j’étais tout seul, donc, ils n’avaient pas le choix.

  • Et c’est vrai que tu devais pas le savoir, que c’était le cinquantenaire des relations, et c’est bien tombé.

  • Non, je l’ai appris en novembre dernier, du coup j’ai été invité aux festivités le vingt-sept janvier au Grand Palais à Paris. Et oui ça me permet de faire beaucoup de rencontres, de par l’unicité du projet. Oui en humoriste y en a pas d’autre quoi, donc voilà.

  • Ok génial. Un petit mot pour la fin, quelque chose que tu voudrais faire passer ?

  • Oui, j’aimerais que le maximum de gens viennent découvrir le spectacle, des Chinois bien sûr, mais ce qui m’amuse également c’est d’avoir des universitaires parisiens qui apprennent le chinois. Donc ça serait intéressant pour moi d’avoir leur avis sur le fond du spectacle assurément, mais sur la forme aussi ; puisque l’apprentissage phonétique c’est vraiment qu’il faut pas tellement faire normalement, enfin voilà c’est pas la voie traditionnelle. Donc j’aimerais avoir leurs avis là-dessus. Et puis voilà, je suis ouvert, les gens peuvent me contacter aussi. Y aura de l’affichage un peu dans tout Paris à partir de la semaine prochaine. J’ai mis mes coordonnées sur l’affiche. On est pas nombreux à faire ça non plus donc les gens peuvent m’appeler, m’envoyer des mails, voilà.

    J’espère que le spectacle sera convivial et plutôt décontracté. Voilà. Et c’est le sept avril la première, donc la première est un peu stressante. On a eu des choses incroyables, on a invité Monsieur Alain Delon, j’espère qu’il va venir, puisqu’on en parle dans le spectacle. Voilà, y aura un peu des gens du métier, des chanteurs, y a tout un tas de personnalités, donc ça va être marrant, ça va être rigolo.

  • Super. Bon ben écoute merci beaucoup, et puis on te retrouve bientôt sur scène alors.

  • Merci et puis à bientôt ! Merci.

Retrouvez Patrick sur facebook : Patrick le chinois 白马哥

Actus de la rédactionold

On ne rembourse pas pendant la période du nouvel an chinois! (et toc!)

22/01/2014 — by Cédric BEAU

Déjà plus que 9 jours avant le nouvel an chinois et on sera lancés sur l’année du cheval. En attendant, c’est la course entre les derniers achats de trucs à grignoter et autres décorations pour la maison.

On en profite aussi pour faire les derniers travaux dans le nouvel appart. Et d’ailleurs nous avions demandé à une entreprise de passer pour la cuisine. Ces derniers nous ayant fait un devis exorbitant, nous allons récupérer notre “déposit”. Et il faut se dépêcher…

Car les superstitions chinoises veulent que tout ce qui se passe dans la nouvelle année soit représentatif de l’année entière. Ce qui veut dire que si l’on rembourse un client en début d’année, on va avoir des demandes de remboursement toute l’année. Pas bon pour le business ça… Il ne nous reste donc que 3 jours pour aller faire notre réclamation!

Et ce moment où les superstitions définissent ton planning (soit tu change complètement le planning de ta journée, soit tu t’assois sur ton déposit jusqu’en mars), c’est le moment où tu te rends compte que les traditions c’est bien plus que du folklore et des feux d’artifices. Et qu’après 7 ans de vie entre la Chine et la France, tu n’es qu’au début de tes aventures!

Satisfait-ou-rembourse-deux-fois

En février en Chine, ce sera “satisfait ou satisfait” !

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Les vacances du nouvel an chinois…

14/01/2014 — by Cédric BEAU

En Occident, les congés sont les congés, et ils sont généralement respectés de manière prévisible. Mais en Chine, si les congés officiels sont bien définis, chacun fait un petit peu comme il veut… Ou comme il peut…

Officiellement, pour la fête de printemps, les chinois auront droit à 3 jours de congés. Mais officieusement, on parle de 7.

Souvent, en effet, cette période est élargie grâce à des week-ends travaillés avant et après la période de congés. Ainsi, les vacances étant définies du 1er février (réveillon) au 3 février, ne soyez pas étonnés si vos amis chinois travaillent le dimanche 26 janvier et le samedi 8 février (ces deux jours de “rattrapage” sont, à ma connaissance, aussi stipulés de manière générale).

De cette manière, la période réelle de vacances sera du 31 janvier au 6 février, soit 7 jours au total

Mais ces vacances sont les vacances officielles pour les administrations, quid des commerçants? Quid des étudiants?

Les étudiants ont droit pour cette période à des “vacances d’hiver” (寒假), celles-ci durent environ un mois (29 jours en 2014) : du 19 janvier au 16 février. Elles commencent généralement une semaine avant le nouvel an chinois, et se terminent juste après la “petite nouvelle année”, la fête des lanternes.

Les commerçants reprennent généralement le travail avant la fête des lanternes, pour ne pas perdre trop de business, mais se heurtent souvent à un problème majeur : leurs employés, leurs ouvriers ou autres travailleurs migrants eux aiment à faire la fête en entier. Les traditions sont les traditions, et le nouvel an se fête au moins pendant les 15 jours séparant nouvelle année et fête des lanternes. Tant pis pour les patrons, ils n’ont pas le choix! Après tout, beaucoup de travailleurs migrants ne reverront pas leurs proches avant l’année suivante.

Il n’est pas rare d’ailleurs de voir le nouvel-an fêté un mois durant dans les campagnes, comme c’était le cas dans les temps plus anciens de l’Empire du Milieu. Tant pis pour le boulot, on s’y remettra à fond après avoir bien profité!

Un paysan chinois accroche une lanterne en prévision des fêtes

Pendant un mois, c’est l’effervescence en Chine, une effervescence… qui fait tourner le pays au ralenti.

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Souhaiter le nouvel an chinois, spécial année du cheval

07/01/2014 — by Cédric BEAU

Les voeux chinois sont généralement constitués de 4 caractères, comme beaucoup d’expressions culturelles, traditionnelles et autres chengyu. Les plus fréquents sont les suivants :

Dragon-cheval– 新年快乐 (xin1nian2kuai4le2) : bonne année

– 身体健康 (shen1ti3jian4kang1) :  bonne santé

– 万事如意 (wan4shi4ru2yi4) : meilleurs voeux (lit. ” 10.0000 choses comme tu les souhaite”)

– 工作顺利 (gong1zuo4shun4li4) : du succès dans le travail

– et des dizaines d’autres

Et puis il y a celles spécifiques au nouvel an du calendrier agricole (calendrier lunaire chinois) tel que 新春愉快 (xin1chun1yu2kuai4, littéralement “joyeux nouveau printemps”) mais si vous voulez épater vos amis, ce n’est pas là qu’il faut chercher.

Chaque année a en effet son animal, 2014 sera l’année du cheval, et il est certain qu’il sera cité durant les voeux.  Le cheval en chinois se dit 马 (ma3) et est utilisé pour des mots en raport avec la vitesse et la distance (ex. 马上 ma3shang : sur le cheval, traduit chez nous par “tout de suite”).

Alors si vous voulez épater la galerie, utilisez l’une des expressions suivante dans vos voeux :

– 马年大吉 (ma3nian2da4ji2) : que cette année du cheval soit favorable

– 马到成功 (ma3dao4cheng2gong1) : du succès, tout de suite (réussir son année dès le début)

– 跃马扬鞭 (yue4ma3yang2bian1) : aller aussi loin que possible (métaphore de la construction en plein essor)

– 龙马精神 (long2ma3jing1shen2) : d’avoir l’esprit du dragon-cheval (métaphore pour la santé psychologique et longévité. Cf. illustration)

– 一马当先 (yi1ma3dang1xian1) : prendre les choses en main, devenir leader

– etc…

L’utilisation du 神马 (shen1ma3, lit. cheval divin, cf.photo ci dessous) très appréciée des internautes devrait encore croître. Sur Internet depuis quelques années, il se prononce presque comme “什么” (shen2me : “quoi!?”) et est utilisé dans les cas d’étonnement profond ou pour marquer quelque chose de bizarre.

Ex : 神马都是福 (Lit. -n’importe- quoi tout être -du- bonheur : “que du bonheur”)

Et n’oubliez pas d’illustrer vos voeux d’une belle photo/peinture de cheval/chevaux 😉

shenma

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Superstitions d’avant nouvel an chinois

06/01/2014 — by Cédric BEAU

Nous voila entrés dans le dernier mois lunaire avant le nouvel an chinois. Si la nouvelle année chinoise aura son lot de superstitions (je vous en reparlerai en temps voulu), s’arrêter au réveillon et au jour de l’an nous priverait de tout un tas d’anecdotes.

Période difficile pour les déménageurs, haute saison pour les diseurs de bonne aventure…

Le nouvel an se vit en Chine non seulement pendant 2 semaines (du jour du nouvel an jusque 15 jours plus tard avec la fête des lanternes) mais influe quasiment sur la vie quotidienne deux mois durant.

Saviez vous par exemple qu’il n’est pas bon de déménager durant “la fin d’année” (年尾) tout comme il serait de mauvaise augure de déménager durant le début d’année (年头). Pendant 2 mois, le commerce des déménageurs va faiblir (et il n’était déjà pas terrible, car après tout, nous sommes en hiver et même en occident on préfère attendre le printemps voir l’été 😉 ).

Ce n’est pas le cas par contre des mariages. Se marier le jour de l’an est très bien vu (car ce que l’on fait le jour de l’an sera représentatif de toute l’année, alors plein d’amour le jour de l’an, c’est plein d’amour pour toute l’année! On en reparle dans 25 jours 😉 ). Si vous aviez pris la route le matin du premier janvier (du calendrier grégorien), vous auriez pu voir des dizaines de cortèges de voiture décorées de fleurs et autres rubans (qui bouchaient l’entrée de ma résidence, les fourbes).

Tout cela pour dire qu’il est fort probable que je ne puisse pas prendre possession de mon nouveau logement avant mars. Sacrés superstitions!

Et pourtant, je ne considère pas mes proches chinois comme superstitieux. C’est pour dire l’importance que cela a au niveau de la vie quotidienne…

Actus de la rédactionold

Pourquoi le nouvel an chinois change tous les ans ?

03/01/2014 — by Cédric BEAU

Cette année nous allons entrer dans l’année chinoise du cheval. On pourrait penser cela amusant et exotique si le calendrier chinois n’était constitué que des quelques danses et artifices que le JT nous proposera le 31 janvier en occident…

Mais le calendrier traditionnel chinois, c’est bien plus que cela. Encore utilisé de nos jours, les informations quotidiennes nous le rappellent : le JT en chine commence toujours par l’annonce des deux dates, celle du calendrier grégorien, et celle du calendrier chinois (dit “calendrier agricole”).

Plus qu’une tradition, ce système de date est basé sur un calendrier lunaire comme nous en avions il y a quelques centaines d’années en occident. Calculé, précis, le système pour se caler sur le cycle solaire est même très exact. Si il n’existe pas d’année bissextiles occidental (on rajoute un jour tous les 4 ans, le fameux “29 février”) dans un calendrier lunaire, le principe existe aussi : on rajoute un mois tous les X années (un peu comme le calendrier romain et les années dites “de Numa”)

runnian

Et les mois ne sont pas toujours de 28 jours, soit dit en passant. Les années “classiques” sont composées de 353, 354 ou 355 jours, et les années bissextiles (闰年) de 383,384 ou 385 jours. Pas si négligeable que cela lorsque l’on fête son anniversaire sur le calendrier lunaire (et oui, certains chinois ne fêtent pas leur anniversaire sur notre calendrier, la date change donc chaque année, et bonjour les calculs!)

2014, l’année du cheval de bois (an 4712 du calendrier lunaire), comptera d’ailleurs un treizième mois et durera au total 383 jours. Il faudra attendre plus d’un an “grégorien” ce coup ci avant de pouvoir festoyer de nouveau, le 19 février 2015 pour l’année de la chèvre de bois…

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Des inconvénients du Nouvel an chinois

02/01/2014 — by Cédric BEAU

Le nouvel an chinois pointe son nez dans moins d’un mois, et l’adrénaline commence déjà à monter. La tension, le rush, les préparatifs et autres projets commencent à prendre forme, alors que c’est déjà la ruée dans les gares et les agences pour espérer avoir une place assise dans un train pour la maison pour de nombreux travailleurs migrants.

Cette petite intro bien connue des nouvelles années chinoise est certes positive, mais elle n’est pas sans rapeller certains problèmes majeurs de la Chine : la démographie, la pauvreté (ou plutôt les écarts entre les plus riches et les plus pauvres)…

Alors que les Nian Huo commencent à apparaître partout (年货 : décorations pour le nouvel an chinois tels que papier découpé, lanternes, caractères du bonheur 福…), le blanc vient contrer le rouge. Partout les services de sécurité, les concierges, la police publient des annonces pour rapeller les consignes de sécurité élémentaires aux habitants. “Soyez sur vos gardes”, “fermez bien vos portes”, “installez un interphone”…

Arnaque taxi nouvel an chinois

Les batteries de scooters électriques disparaissent (revendues 10 à 15 euros), les cambriolages et vols à la tire vont bon train, les petites arnaques font légion. Même les prix des légumes augmentent, et les chauffeurs de taxi feignent de ne pas avoir de monnaie pour tenter de grappiller deux ou trois yuans (30 centimes seulement, mais cela augmente leur prix de 25%!)

Car dans moins d’un mois (la date du nouvel an chinois en 2014 est fixée au 31 janvier), il faut avoir de quoi festoyer tout en gardant la face. Pouvoir offrir le meilleur à ses proches, et des etrennes aux enfants de toute la famille. Pas question de mettre moins de 200 yuans (approx 24 euros) dans les enveloppes rouges (红包), l’honneur, la face en serait atteinte.

Il faudra montrer la réussite de chacun. L’expression favorite pour les voeux de cette année du cheval n’est-elle d’ailleurs pas 马到成功 : du succès tout de suite ?

Je décide donc de vous présenter ce mois ci le nouvel an chinois, pas forcément ses belles photos, ses feux d’artifice et ses lampions, mais tout simplement la chose telle qu’elle est vécue par les gens d’ici, de l’intérieur. Il y aura forcément du positif, ce qui est tout à fait logique et attendu en période de fête, mais surtout… de l’objectif.

A demain!
–Cédric

Actus de la rédactionold

Bonne année 2014, bye bye 2013!

01/01/2014 — by Cédric BEAU

xinnianhao-chinechinoisJe me souviens encore de ce printemps 2008, où j’avais commencé un petit blog sur blogspot ensuite censuré (comme beaucoup de produits Google les années suivantes). Je l’avais appelé “chinofrance”, et tout de suite on me demandait des informations sur les voyages à Chino depuis la France. Je découvrais alors cette petite ville de Californie, peuplée par 60.000 habitants…

Je voulais parler de la Chine, chinofrance devint donc plus tard chine-chinois.com (comme ça, c’est clair!)

Depuis le temps j’ai créé plusieurs blogs, et je compte bien tous les regrouper ici. Chinois, Achats en Chine et mon blog perso (plus tard celui de Sylvain) attirent désormais des centaines de milliers de visiteurs chaque année.

Je souhaite remercier chacun d’entre vous, sans vous rien de tout cela n’aurait été possible.

2012/2013 fut un nouveau tournant avec la création de la méthode Crampe pour apprendre le chinois, et de nouveaux moyens de partage me permettant de diffuser davantage de ma passion. Les débuts ne furent pas très glorieux sur le côté technique de la chose, mais votre passion fit le reste 🙂

Les articles les plus populaires ne sont pas forcément ceux que je juge les meilleurs, mais j’ai relevé un intérêt réel pour la culture chinoise dans le monde francophone :
– Son histoire (ici et )
– Ses traditions (connaissez vous les base des cycles astrologiques chinois?)
– Les voyages (Hainan par exemple, si connue des Russes et pourtant bien mal connue par chez nous!)
– Et bien sûr les potins (même si j’en publie moins, ca change les idées : par ici, et par )

Votre fidélité nous a aussi permis de participer à l’association PLAN France, directement et indirectement par la promotion de l’association. Votre implication a permis le parrainage de nombreux enfants. Merci pour tout ce que vous avez fait pour eux!

Merci pour tout, et surtout, merci pour votre passion, vos avis, vos critiques, votre générosité et tout ce que vous avez pu faire qui a fait de Chine-chinois / Crampe ce qu’il est aujourd’hui.

Bonne année!
–Cédric